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vendredi 12 septembre 2014

Quand on joue à Stuart

De Darwin à Devil's Marbles du 6 au 11 sept

Ce dimanche nous quittons Darwin et ses Ploum! Scratch ! Ploum! Scratch ! Frrrrrr !
Bravo pour l'imagination déployée il y avait vraiment de l'idée :-) Tous ces bruits sont ceux des sacs de glace que les clients achètent pour tenir au frais le picnic et surtout les bières du picnic ou le butin de la pêche (car on vous l'a déjà dit, l'australien adore pêcher). Ils sortent le sac de glace des frigos présents à côté des pompes, le jettent à terre pour briser la glace c'est le Ploum,  puis secoue le sac pour détacher les petits glaçons dans le sac c'est le Scratch,  puis ils rejettent le sac à terre face opposée c'est de nouveau un Ploum pour resecouer le sac Scratch et enfin verser la glace pilée dans la/les glacières c'est le Frrrrr final ! Et voilà !


Nous partons donc cap au sud sur la Stuart highway qui relie Darwin à Adélaïde en traversant le Top End et le Red centre.
Premier arrêt balades et campement dans le Litchfield park qui propose de nombreuses gorges,  cascades et piscines naturelles très appréciées des australiens de Darwin pendant la saison sèche.


Ce parc permet également d'observer une curiosité unique au monde. En effet, des termites magnétiques (espèce de termites repérées qu'en ce lieu) dressent un champs de termitières assez plates, comme des pierres tombales et qui donc ne ressemblent pas du tout aux termitieres cathédrales qu'on voit dans le bush depuis 8000 kms.



Les termites magnétiques ont comme une boussole en elles et elles orientent leurs termitières dans un axe nord/sud assurant ainsi une température constante au fil de la journée au sein de l'édifice. Des expériences scientifiques ont mis des termites sur un champ magnétique modifié et du coup elles ont réorienté leurs termitières. ..trop fort, non ?

Puis nous sommes redescendues jusqu'à Pine Creek qu'on avait traversé rapidement pour aller au Kakadu. C'est une petite bourgade de la longue liste des bourgades qui bordent la Stuart Highway et qui ont eu leur heure de gloire et de ruée vers l'or et autres minerais. Nous y avons visité un """"musée"""" du train

Une vieille gare, de vieux trains, on a une pensée pour ...?...André !
et fait la causette avec 2  vieux bien contents de voir des touristes. L'un d'entre eux nous a accueillies aux cris de Hey Albert ! quand il a su que nous étions françaises. Nous avons essayé d'en comprendre la raison mais sans succès si ce n'est qu'il faisait référence à un Albert situé près de Lille... pas faciles à comprendre les papys mais bien sympas ;-)

C'était le moment d'arriver à Katherine, de s'y attarder en visitant les grottes souterraines de Cutta Cutta (Fab adore les caves donc de temps en temps on y a droit !)

et aussi d'examiner la meilleure façon de découvrir les gorges de la Katherine river. Eh oui ! encore des gorges mais celles ci sont spéciales car elles sont au nombre de 13 qui se succèdent en dents de scie.



Deux solutions pour les apprécier : en bateau ou en hélicoptère. La rivière étant très basse en ce moment,  les bateaux ne remontent qu'une seule gorge. Nous avons pu alors, pour le prix du bateau, avoir l'hélico avec Jimmy aux commandes :-)


La Stuart Hwy porte le nom d'un certain John McDouall Stuart qui est le premier à avoir réussi la traversée sud/nord du territoire en 1862. Tout au long de sa traversée il repéra des lieux propices à l'installation du télégraphe, condition indispensable pour envisager le développement de ces territoires. Dès 1872, une ligne reliait Adélaïde à Darwin avec 11 stations télégraphiques.

Autant vous dire qu'aujourdhui, les bourgades qui ont une de ces vielles stations exploitent au maximum la veine touristique. Près de ces stations télégraphiques s'implantaient généralement des pubs avec bière et sur la partie du Top end de nombreuses bases militaires ont été implantées pendant la 2d guerre mondiale. Résultat, c'est une route parsemée d'occasions de voir un/e "Historic quelque chose". Et quand on a rien d'historic, on s'arrange pour attiser la curiosité de l'éventuel client.

Ainsi, en descendant on a pu passer près d'une base où il était rendu hommage à la panthère rose  (?)


ou bien encore à Daly waters où Stuart avait gravé le S de son nom sur un arbre encore visible aujourd'hui (enfin on présume que c'est le bon arbre)


et surtout où on peut faire un stop très sympa dans un des plus vieux pub de la route. Un peu comme au Bagdad cafe californien, les touristes y laissent une trace de leur passage sous toutes les formes : cartes de visites, slips ou soutifs signés,  billets de banque annotés....



En fin de journée,  c'est BBQ Beef ou barramundi avec plusieurs choix de bière et musique en live ! C'est extra :-)

Plus loin, à Mataranka,  l'attraction réside dans le fait qu'un célèbre roman australien "We of the Never Never" a été écrit en 1902 dans la bourgade par une certaine Jeannie Gunn et que le film tiré du bouquin a même été tourné à la ferme de Mataranka Homestead.


Cette ferme accueille aujourd'hui les campeurs et est située à 50m des bassins d'eau chaude de l'Elsey national park. Une occasion que nous n'avons pas manquée.


Et bien nous en a pris car la nuit venue nous avons eu la visite d'une maman wallaby avec son petit dans la poche.


La route continue avec à Terrant creek la visite d'un musée très intéressant sur l'installation des chercheurs d'or sur cette ville, très illustré en photographies, objets et témoignages.


Puis, les paysages défilent quand, tout d'un coup, on ne sait pour qui, pour quoi dans ce bush sans relief depuis 300 km, d'immenses billes de granit rougies par la terre s'empilent sur une zone qui ne fait pas plus de 2 km. Ce sont les billes du diable "Devil's Marbles"... et nous sommes impressionnées !






Précision concernant l'interview sur France bleu Loire océan

 101.8
C'est du 15 au 19 sept à 7h50 et à 17h15



samedi 12 juillet 2014

Kava, boue et jungle ...

Viti Levu, du 9 au 12 juillet

D'après les témoignages vidéos ou écrits que certains nous ont adressés pour nos anniversaires (les vidéos nous ont fait pleurer de vous voir c'est malin !) il semblerait que vous aimez quand on vous raconte nos galères. Alors, pas de chance, car Pacifique rime avec "pas de panique" et nos derniers post bien cool ont dû vous endormir ! Mais les vacances sont finies, on se réveille ...

Après une bonne dizaine de jours de farniente nous revoici reparties, pour cette fois ci, faire un tour de l'île principale des Fidji et le tout en petit car...cela faisait un moment qu'on n'avait pas utilisé ce moyen de transport. Et pour tout dire c'est parfait pour préparer notre cerveau à la conduite à gauche qui nous attend avec notre camper van (nom anglais du camping car qui est un anglicisme qui ne signifie rien en anglais !) en Australie, NZ.
Pas facile les premières heures de voir le chauffeur prendre les ronds points sur la gauche, d'aller prendre la voie en contre sens quand on veut tourner à droite à un carrefour... c'est un coup à prendre mais je me dis quand même que pour une majorité de droitiers cette gymnastique neuronale ne peut pas ne pas avoir d'impacts sur la façon de voir les choses, sur le point de vue que l'on peut avoir du monde en général... c'est peut être la raison pour laquelle les anglo saxons nous semblent si différents ;-)
Pas facile non plus de se remettre à l'anglais car ici on jongle avec l'accent anglais fidjien, l'anglais des australiens, des néo zélandais, des britanniques, des canadiens et des nombreux jeunes allemands ...

Au programme de ces derniers jours, une découverte des Fidjiens des montagnes assez différents de ceux des lagons. Tout d'abord ces villages sont très influencés dans leur habillement ou nourriture par la population indienne qui est arrivée à partir de 1879 aux Fidji pour travailler dans les champs de canne à sucre. Mais on retrouve quand même dans les coutumes locales un esprit tribal comme en Nouvelle Calédonie (et sans doutes d'autres îles du coin mais que nous ne connaissons pas). Une fois quittées les localités de bord de mer avec leurs Resorts touristiques et les femmes en bikini sur les plages, on ne traverse pas les villages de l'intérieur des terres sans respecter certaines règles qui ne semblent pas que folkloriques.

Ainsi,  quand on s'arrête dans un  village avec l'intention de se promener il faut premièrement porter un sarong (paréo) couvrant les jambes (homme comme femme - le pantalon long ne suffit pas) et avoir les épaules couvertes mais la tête découverte.
Puis, on demande à rencontrer le chef du village pour avoir son autorisation de circuler. De la maison commune où il se tient, il vous crie que c'est OK (enfin c'est rare qu'il dise non) et le chef du groupe de visiteurs ou vous même si vous êtes tout seul entre par la première porte de la maison commune pour aller saluer le chef et s'asseoir à côté de lui. Le reste du groupe ou la deuxième personne du couple si vous êtes 2 entre par la deuxième porte et va/vont s'asseoir le long des murs de chaque coté du chef.
Alors, évidemment ^^,  le chef des visiteurs en groupe ou en couple ne peut être qu'un homme. Que se passe-t-il si ce sont 2 femmes qui se présentent ? Comme pour la coutume en Nouvelle Calédonie, il n'y a pas de cérémonial de prévu !
Bon, nous, nous étions avec 8 autres personnes et un londonien a fait office de chef de notre groupe de visiteurs.
Dans la maison commune nous avons alors procédé à la cérémonie du kava. C'est un breuvage non alcoolisé mais très très relaxant (!) voire également laxatif si bu en grande quantité, qui est fait à partir de la racine du kava.
C'est une variété de poivrier qui possède des propriétés anesthésiantes, myorelaxantes, stimulantes et euphorisantes ; un effet anti-dépresseur a été mis en évidence récemment. Le Kava est bu traditionnellement dans toutes les îles du pacifique mais surtout Vanuatu, Wallis, Nouvelle Calédonie et Fidji.
Tout commence par des discours de différents membres du village qui répondent au chef des visiteurs sur l'honneur des uns et des autres à se recevoir et se connaître. Puis à tour de rôle tous les visiteurs se présentent,  prénom,  d'où on vient, ce qu'on fait dans la vie et patati et patata.
Puis commence la fabrication du kava. On nous remercie d'avoir apporté une racine de kava, puis il y a un long moment (dans la vidéo on vous a raccourci la chose !)  d'essorages répétés de la racine qui a été râpée et arrosée d'eau. Enfin, il est temps de déguster le breuvage.
Personne n'est obligé d'en boire et c'est tant mieux diront certains ! On claque une fois dans ses mains pour signaler qu'on veut du breuvage. On t'apporte alors un bol en noix de coco contenant du kava, tu dis "Bula chief, Bula everybody" et tu bois pendant que les autres claquent 3 fois des mains et tu dis Vinaka (merci) en rendant le bol et c'est au tour du suivant qui aura claqué une fois des mains.


Cette cérémonie était un peu folklorique pour montrer comment est la tradition. Mais ensuite, en visitant le village on a été accueillis dans une maison où ils faisaient le kava avec un groupe de travailleurs d'un autre village et hop, nous voilà embarquées pour des chants et danses et une deuxième distribution de kava sans costumes mais toujours la même histoire de claquement de mains !



Puis c'était le moment de déjeuner,  tous les plats sont posés sur une grande nappe à terre et on partage tout (comme en Inde ou Sri Lanka semble t il). Beaucoup de mets à base de tarot : la racine comme une pomme de terre,  la tige en râpé un peu comme du concombre avec du lait de coco et les feuilles qu'ils appellent épinards en beignets super bons.



L'après midi les enfants du village ont proposé une descente de la rivière sur de grands radeaux de bambous mais bon, vu l'excitation des gamins on a préféré rester sur la rive et prendre les volontaires en photo avec leur appareils. Tout le monde était ravi :-)


Il était temps de repartir mais non sans avoir refait une cérémonie de kava identique à celle de l'arrivée sauf que cette fois ci on ne dit pas "Bula chief" mais "moce chief" (au revoir). Bon Fab n'a bu qu'un bol à l'arrivée, moi j'en ai bu 2 fois à l'arrivée mais qu'un fond de bol au départ. Moi je dis que ce n'est pas mauvais mais Fab trouve que cela a un goût terreux pas très ragoûtant :-)
Super journée, avec des gens charmants, des enfants qui jouent tous ensemble sur la place herbeuse du village, qui manient la machette pour un oui ou un non : creuser un trou pour planter un poteau et jouer au volley, décapiter une noix de coco ... à priori il ne manquait de doigt à personne !



Dans ce tour de l'île,  nous avons également fait un matin, un trek de 4h dans ce qu'ils appellent la jungle.  Très sympa même si un peu trempées puisqu'il a fallu traverser 6 rivières avec, selon, de l'eau jusqu'à la cheville ou jusqu'à l'aine. Ils ne t'en parlent pas avant de partir histoire que tu t'habilles en conséquence car ici de toute façon on est toujours tout habillé dans l'eau (on avait déjà constaté ça sur d'autres îles du pacifique ou en Indonésie). Malheureusement,  comme dans tout trek en groupe, on marche à bonne cadence, en regardant bien où on met les pieds et du coup on n'a pas le temps de regarder le paysage ou de s'extasier sur les fleurettes ou zozios. C'est certain que lorsqu'on part seulement toutes les deux on met 2 fois plus de temps que ce qui est prévu mais au moins on profite ! Bon, c'était quand même sympa et de toute façon ce trek là on ne l'aurait jamais osé toutes seules.



et au bout de la rivière... la mer !

Le tour de l'île s'est terminé aujourd'hui par la remontée de la côte nord et de ses grands champs de canne à sucre (exploitation pour le sucre et la fabrication du Rhum Bounty - Rhum fidjien 58° - pensée pour Nathan)


et une séance de bains de boue chaude. Hummmm, c'est bon pour la peau ;-)


Enfin, nous avons passé une fin d'après midi à jouer avec les 28 enfants d'une maison de vie pour orphelins. On est loin des orphelinats lugubres parfois vus à la télé. Ici, il s'agit d'une grande maison où les gamins vous prennent par la main pour vous montrer leur chambre (quand même 4 à 6 par chambre) et vous emmènent jouer dans le jardin à la balançoire, au ballon ... bref des gamins !

Voilà, désolées,  tout s'est bien passé,  pas de galères... ;-)
Nous avons passé 4 jours à faire des coucous de la main depuis le bus au gens sur les bords des routes et à lancer des Bula toutes les 30 secondes... et finalement on s'y fait vite de faire attention aux gens et de leur signifier qu'ils ne sont pas transparents, qu'on les a vus et que nous sommes, ma foi, contentes de croiser leur regard.

Ce soir, retour à Nadi dans un petit appartement car on a besoin de temps en temps de se sentir un peu comme dans un chez nous. Au programme : grande lessive, préparer notre séjour aux Tonga, régler divers détails d'intendance et profiter d'un bon réseau internet pour tenter des Skype ! Are you ready ?

vendredi 4 juillet 2014

Bula, bula, Bonjour les Fidji !

Îles Fidji du 28 juin au 15 juillet

Fidji, voici une destination qui évoque (en tout cas pour ma pomme) le paradis sur terre, le rugby et le parfum dont je me suis aspergée pendant des années !
A 2 heures de Nouméa nous avons atterri sur l'ile principale. L'archipel compte près de 330 îles (1/3 inhabitées) pour une population totale de 840 000 Fidjiens ...autant vous dire que chaque île ressemble un peu à une île déserte :-)
Dès l'aéroport nous avons été frappées par la super gentillesse désintéressée des gens qui vous lancent des "Bulaaaa! " (=bonjour, bienvenue) avec du sourire plein les yeux et cette première impression ne s'est pas démentie depuis. Deuxième chose curieuse quand on arrive , c'est le fait que les hommes portent des jupes. Pas des jupes mi pareo/mi sarouel comme en indonésie, non de vraies jupes portefeuilles (appelées Sulu), noires ou bleues marines arrivant à mi mollets un peu poilus.



Pour les 10 premiers jours nous avons choisi d'aller dans les îles Yasawa, un chapelet d'une vingtaine d'îles qui sont desservies par un petit ferry qui chaque matin remonte pendant 5 heures tout l'archipel s'arrêtant à chaque île habitée et redescend l'après midi pour recommencer le lendemain. En basse saison on peut prendre un billet combiné bateau et hébergement et ainsi aller d'île en ile un peu comme on veut. Nous sommes arrivées au démarrage de la grosse saison et les peu nombreux hébergements qui existent étant quasi tous complets, nous ne ferons donc que 2 îles en 9 jours, de quoi laisser le temps de faire connaissance.

Nous voici donc à Nacula, une île montagneuse de 2000 habitants répartis sur 4 villages. Pas de routes à l'intérieur de l'île, seulement quelques sentiers pédestres utilisés par les touristes. Les locaux ne se déplacent qu'en barques à moteur de baies en baies sur leur île ou dans le lagon pour rejoindre les îles les plus proches. Un vrai trafic ! L'une part droit devant, une autre revient par la droite pour descendre 3 mamies et finalement repartir en longeant la côte pour disparaître derrière la pointe qui cache la baie voisine... ça n'arrête pas mais le tout à petite vitesse, tout en zénitude, sans un éclat de voix mais avec souvent des éclats de rire ou des chansons.

Quand ils chantent c'est à pleine voix, celle des gens qui n'ont pas de voisins à déranger, qui n'ont que le lagon à enchanter. Ça prend aux tripes surtout quand ils arrivent en groupe dans le noir de la nuit.



Quand ils chantent et dansent ils rameutent de leur village voisin les mamies pour la danse et les papy pour la guitare et le chant. Les chanteurs et guitaristes se positionnent assis par terre en cercle derriere les danseurs. On est loin des groupes de jeunes et beaux jeunes gens qui illustrent les dépliants touristiques mais leur joie de danser et chanter est, à l'évidence, la même que lorsqu'ils avaient 20 ans même s'il manque maintenant parfois quelques dents !



Sur cette île il y a 2 structures d' hébergement pour les touristes : "le Blue lagon" qui propose un service d'hôtellerie assez proche des normes occidentales et juste à côté le "Oarsman's Lodge", où nous sommes, qui, à sa construction, avait sans doute l'objectif d'être comme le Blue Lagon mais qui au fil du temps et des embruns est un lieu un peu défraîchi, pas au top de la propreté selon nos critères mais qui vous accueille comme dans une famille. D'ailleurs cette structure est la propriété d'une association des familles du village voisin et ce sont des habitants du village qui s'occupent de ce lodge. C'est un peu comme l'accueil en tribu en Nouvelle Calédonie.

Ici, tout le monde mange le menu défini par la cuisinière selon ce que l'un des pêcheurs du village aura rapporté de sa sortie nocturne dans le lagon.

Tout le monde s'installe à la même table et "Nuya" s'occupe de chacun comme si on était ses enfants. Le soir après diner elle organise des courses de crabes (en fait se sont des petits Bernard l'Hermite) qui font hurler de joie les petits mais aussi les grands. Ici, on ne tarde pas à aller se coucher car il n'y a pas de bar ni de boites de nuit !

Hier, Nuya nous a emmenées nous présenter le village où elle habite avec ses parents, son frère chef du village, et une bonne partie du personnel du "Oarsman's Lodge" . II est à 20 mn en barque, sous les cocotiers et donne sur une baie comme de bien entendu. Il est certain que lorsqu'on voit les paillotes ou maisons de tôles, au sol de terre battue ou planches de bois recouverte de nattes où trône toutefois une belle télé, on comprend tout de suite que les chambres un tant soit peu rafistolées que nous occupons - au prix d'un 4 étoiles en Bretagne - lui semble, à elle Nuya, ETRE un 4 étoiles ! ! Même si on le savait déjà, car en France on peut déjà le constater mais en voyageant c'est flagrant, on vérifie très vite que tout est relatif :-)


En haut à gauche la seule "boutique" de l'île
En bas à gauche l'église catholique du village, on est loin des ors de St Pierre de Rome
En haut à droite la maison du chef
En bas à droite la maison de Nuya
Dans son village il y a l'école de l'île. Du coup, même si l'île ne fait que 8 miles sur 3 miles les enfants des autres villages sont ici en internat et ne rentrent dans leur village que le week end. L'école ne vit qu'avec la redistribution faite par les 2 resorts hôteliers de l'argent des touristes hébergés sur l'île + l'argent des volontaires qui viennent participer pour 1, 2 ou 3 semaines à des programmes éducatifs dans l'école (cela nous aurait bien plus de faire ça mais nous ne parlons pas assez bien anglais) + l'argent que les visiteurs de l'école peuvent déposer dans une urne dans une classe de l'école.


Quand nous sommes arrivées à l'école c'était l'heure de la récréation. Passé britannique oblige, tous les enfants sont en uniformes (robes pour les filles, jupes pour les garçons). Pour la cour de récréation ils ont au choix le terrain de rugby ou la plage. J'ai eu une petite pensée pour notre copine Isa qui enseigne sur l'île de Sein où les enfants jouent peut être aussi sur les rochers à la recré ?
En haut derrière les poteaux de rugby les bâtiments de l'internat
En bas à droite les maisons des profs
Une classe est restée quelques minutes pour chanter et danser, ils ont déjà du coffre !

Alors que fait on sur une ile quasi déserte ?
Le matin on est appelés au petit dej à 8h au son du " tambour" de bois. Les jours où nous ne sommes que 6 clients ça va assez vite mais depuis 2 jours un groupe australien d'une vingtaine de collégiens assez mal "poulis" comme dirait Marilou,  a débarqué avec 2 profs et leurs propres enfants en bas âges. L'un des profs semblait être pasteur, il y avait souvent des prières avant les repas... était ce pour demander au seigneur que le service soit un peu plus rapide ? En tout cas, pas vraiment de résultats : que nous soyons 6 ou 30 une seule personne apporte les assiettes une à une, avec sourire et nonchalance. .. après tout, c'est vrai, n a t on pas la journée devant nous ?
Ensuite c'est le départ en barque vers des lieux poissonneux à voir en Palmes-Masques-Tuba (PMT ou snorkeling) ou des caves marines.

Les poissons adorent être filmés !

On peut aussi partir en kayak ou paddle sur le lagon ou bien encore aller au village dire Bula et acheter un bracelet ou une étoile de patchwork (spécialité décorative fidgienne) aux voisines de Nuya et attendre 1 h sur la plage qu'on pense à revenir vous chercher. On peut également rester dans son hamac à lire 2 pages en 2 heures car on joue à la concierge à regarder qui arrive et repart en barque ou à expliquer à l'un des chiens de la baie que " oui, oui t'es mon copain, mais bon tu m'tiens chaud là dis donc !.




Arrive midi : petit lunch léger et chanson d'adieu aux partants du jour (oui je sais ça fait un peu "Les bronzés" mais le club Méd s'est inspiré me semble t il de ces traditions d'accueil des iles du pacifique). Il est 13 h : à l'horizon le Yasawa FIyer arrive. Les barques de l'ile emmènent les partants jusqu'au ferry et reviennent avec les nouveaux arrivants. Tout le monde est là pour la chanson d' accueil et lancer un retentissant "Bula " ! Je dois avouer que j'ai une petite tendance, depuis mon hamac et à travers mes lunettes de soleil à essayer de repérer dans ce débarquement de touristes une Dominique Lavanant ou un Michel Blanc !



Vers 15h, l'hydravion de ceux qui ne prennent pas le ferry amerrit dans la baie et dépose ses passagers quasi dans les chaises longues réservées devant leur chambre du "Blue Lagon" (jamais d'hydravion pour le 0arsman's Lodge !)

16h : Un massage fidgien (réalisé en majorité avec le plat de l'avant bras, les coudes et les pouces) sur la plage ? Pour l'instant le vent "hivernal" (eh oui ici c'est l'hiver) de l'après midi ne m'a pas encore décidée à tenter l'expérience (malgré ça j'ai quand même une super sinusite et Fab une bronchite de feu).

Voilà ! 19h , le soleil est couché depuis une bonne heure, c'est l'heure d'une bière,  du dîner où on fait la causette avec les nouveaux. Pas toujours facile de les comprendre ces australiens, mais ce qui est rassurant c'est que même entre eux parfois ils n'ont pas toujours l'air de se comprendre instantanément (genre un bon vrai marseillais qui parlerait avec un alsacien et un québécois ;-))

Au final, parmi tous ces arrivants nous avons aimé discuter avec Gabriel Italo/Suisse qui venait de passer plusieurs mois en Australie pour apprendre l'anglais (partant de zéro, objectif atteint à priori en 6 mois vu l'aisance avec laquelle il discutait avec les australiens) et connaître le Pacifique.

Son intention est de poursuivre ses études dans le tourisme. Charmant et intéressant et surtout parlant un peu français ce qui pour l'instant n'est pas négligeable pour nous !

Avez vous remarqué ?
Moins on en fait dans ce voyage (au grand desespoir de Fab qui fait de gros efforts pour se satisfaire de rien) plus j'ai de choses à vous raconter !

Et maintenant ...5 jours sans internet !



samedi 21 juin 2014

Ballade dans une carte postale

Île des pins, N Calédonie du 18 au 22

Nous sommes arrivées,  pour changer, sous une pluie battante


 au gîte Nataiwatch sur l'île des pins. Ceci dit, super gîte,  bien placé au bord de la baie de Kanumera et Kuto

 avec des chalets sympathiques, une équipe sympathique et surtout une chef cuistot hors paire. Avis donc aux prochains voyageurs ;-)

Alors que dire de l'île des pins ? Rien, il faut la voire et sous le soleil, ce qui fut le cas ces 3 derniers jours ! Bien sûr on peut visiter les vestiges de l'ancien bagne, faire le tour de l'île en vélo mais attention l'île n'est pas plate, découvrir 3 ou 4 grottes souterraines qu'on localise par le fait qu'une pierre vous invite à laisser quelques pieces


mais surtout, on peut aller en pirogue traverser la baie d'Upi,




marcher une petite heure dans la forêt pour rejoindre la baie D'Oro et là entrer dans une carte postale.



Au fond de la carte postale,  une piscine/aquarium naturel : beaucoup de poissons et bénitiers sur un fond de sable/talc blanc ou quelques coraux...


Demain,  un autre paradis : Lifou :-)

jeudi 19 juin 2014

Rivière bleue et forêt noyée

Tour de la Grande terre calédonienne, le Sud du 16 au 18

Nous sommes repassées abuser de l'hospitalité de Ghislaine et Jean Jacques à Bourail.

Vraiment milles "merci" à eux pour toutes leurs petites attentions : ils nous ont fait goûter du cerf sous forme de saucisson, de côtelettes et de petits steaks et c'est franchement très tendre et très bon. Puis, ils avaient préparé également un petit ragoût de roussette qui après un petit temps d'adaptation quand on voit la tête dans le plat se révèle être assez bon, fin, un peu comme du pigeon chez nous. La roussette est une chauve souris ! Enfin, oh bonheur, ils avaient de bons fromages français. Il n'y a pas que la nourriture qui était intéressante, la discussion était très enrichissante et charmante.
Puis, avec nos provisions de pamplemousses et clémentines du jardin nous sommes réparties à la découverte du sud pendant 2 jours.

Première étape la forêt des Grandes fougères,  puis le parc de la Rivière bleue et de sa forêt noyée et enfin les chutes de la Madeleine... un magnifique tour sous le soleil, enfin !

Nous vous proposons de nous suivre dans ce tour en vidéo !
Désolée pour le petit décalage son/image de la première séquence




Des petits bonus en photos :

Fougère et cagou

La rivière bleue

Le pont Pérignon et la forêt noyée


Les chutes de la Madeleine et des arbustes endemiques