Fitzroy crossing, Halls creek, Bungles Bungles, Lac Argyle, du 22 au 30 août
Nous voici donc arrivées au Park de Purnululu pour découvrir les Bungles Bungles 30 ans après leur découverte.
Ça c'est un truc qui m'étonne car, souvent, les guides, les panneaux d'information vous précisent que tel ou tel lieu à été découvert il y a seulement 30 ans ou 25 ans, or je me demande comment, même si le pays est très grand, on n'aurait pas remarqué par exemple ces Bungles Bungles avant 1984 ! Avec tous les avions et autres helicopteres qui survolent ce territoire...Bref, ces merveilles sont donc connues depuis peu, seule une piste bien dumpy celle là et passant quelques gués de rivières un peu beaucoup défoncés, accède aux différents points d'intérêt. Nous avons donc été obligées de nous associer à un groupe d'australiens du troisième âge, charmants au demeurant, pour accéder à l'intérieur du park. Pas grand monde à l'explorer, si on a croisé 50 personnes dans les différentes randonnées sur la journée c'est bien le maximum.
Ces Bungles sont des dômes de grès à rayures noires et rouges/orange, alignés en de longues perspectives et formant également des canyons vertigineux et magnifiques.
En période humide ce sont d'énormes torrents qui dévalent ces canyons, se jetant en immense cascade dans ce qu'on appelle en saison sèche la cathédrale
puis dévalant le canyon pour déboucher en gros torrent sur un large lit.
En saison sèche ce lit de rivière est très impressionnant.
Un peu plus au nord dans le parc, une faille à la végétation plus luxuriante laisse entrevoir 2 grosses roches coincées entre les 2 parois et tout alentours des parois bien curieuses.
Je ne sais pas si les photos arriveront à vous faire percevoir comment c'était extra, nous on étaient ravies de notre séjour dans ce parc. Le soir au coin d'un grand feu c'était "festin" : la soupe dont raffolent les australiens et qu'ils mangent avec du pain beurre (on avait déjà constaté cette pratique "aussie" aux fidji) et un ragout d'on ne sait toujours pas de quoi c'était mais très bon :-)
Dans cette région, beaucoup de flore et faune inconnues de chez nous.
En premier lieu c'est la terre des baobabs. J'ai été très surprise d'en voir la première fois car je croyais que c'était un arbre africain, mais non ici il y en a plein aussi. Au début, un baobab c'est fluet, puis ça grandit en prenant du bidon, en allongeant des branches dans tous les sens...je les adore, on dirait qu'ils racontent des histoires.
Il y en a un près de Fitzroy crossing qui est si gros qu'il servait au siècle dernier de geôle pour une nuit quand la police transférait un prisonnier de Kununarra à Broome.
Dans le genre flore bizarre, il y a en ce moment plein d'arbres en fleurs jaunes, produisant ce que je croyais être des genres de citrons verts mais qui au final sèchent et quand la bogue s'ouvre on trouve... que trouve-t on à votre avis ?
Un truc qui va plutôt parler aux anciens car je crois qu'on en n'utilise plus aujourd'hui. Allez, une carte postale à celui ou celle qui trouve.
Sinon, il y a également dans ce parc et dans toute cette région des trucs de ce genre
Quoi t'est ce à votre avis ? Une spécialité australienne du petit déjeuner à gagner pour celui ou celle qui trouve ;-)
A propos du dernier jeu (100 et 100 000) nous avons finalement envoyé à SebO qui avait trouvé les 100 000 kilomètres, à André qui avait trouvé les 100 articles du blog et à Birdile qui avait su synthétiser les deux précédentes bonnes info, des clichés en exclusivité, de gros kangourous sauvages, vivants et sautillants, pris en photo par nous même dans la nature et comportant même une petite scène porno qu'aucun des trois ne semble avoir remarqué d'ailleurs !
Quittant les Bungles Bungles, nous sommes remontées vers le nord, Kununurra et Whydam pour nous engager sur les 30 premiers kilomètres de la célèbre Gibbs river road qui traverse d'est en ouest le Kimberley mais n'est accessible qu'aux 4x4. Petite photo clin d'oeil pour nos Marquises qui, il y a 3 ans (?) l'avaient "faite" avec leur Francine 4x4 surnommée Granmother.
Nous avons tenté pour notre part d'aller jusqu'à la Emma gorge et El Questro par une route praticable. Mais, pas de chance, car dans cette immensité de sécheresse depuis 15 jours, le seul endroit où une rivière avait un peu d'eau c'était là même où nous voulions aller. Un charmant ranger nous a fortement déconseillé de nous engager, demi tour donc et direction le lac Argyle.
C'est un lac artificiel provoqué par un barrage sur la Ord river permettant d'alimenter tout un système d'irrigation de la région et ainsi de produire fruits et légumes. Le lac est très très beau au soleil couchant et pas mal non plus en journée.
On ne peut pas en faire le tour mais seulement y naviguer ou le survoler en hélicoptère et toujours à des prix exorbitants...nous l'admirerons donc de la rive ce qui était très sympa pendant 2 jours.
En se formant, le lac a noyé l'exploitation d'une famille d'irlandais installés en 1885, famille devenue célèbre par deux de ses descendantes écrivains. Ce sont ces dernières qui ont exigé que la maison de l'exploitation soit démontée et reconstruite avec le cimetiere familial sur les rives du nouveau lac pour en faire un musée souvenir de la vie de ses grands parents.
C'était sympa à voir même s'il est un peu rudimentaire mais cela donnait de l'humain à ces grands paysages.
Globalement, pour l'instant nous avons traqué le moindre musée permettant de retracer la vie des immigrants et celle des aborigènes mais ils sont rares et n'expliquent pas grand chose. Nous attendons Darwin pour satisfaire cette curiosité.
A propos des Aborigènes, nous sommes vraiment entrées en terre aborigène sur la dernière semaine. Ce sont les principaux habitants de Fitzroy, Halls Creek et des communautés à remonter vers Katherine. Pour l'instant nous n'avons pas vraiment pu approcher leur culture, histoire. Suivant les régions ils participent à la gestion des Park nationaux tant au niveau de la conservation de la faune et la flore qu'en activités touristiques. Il semblerait qu'un certain nombre soient guides de tours sûrement très intéressants mais là encore très chers (vous allez nous trouver radines à parler tout le temps d'argent mais c'est quand même très contraignant pour nous quand le moindre tour est à 200$...donc on réfléchi pour choisir le bon !). Tout un artisanat aborigène est mis en valeur dans des "galeries" locales mais poursuivies par notre poisse c'était toujours fermé quand nous passions. La population croisée dans les roadhouses stations services où petites villes est plutôt désoeuvrée et très imbibée et très "énervée". Il y a pourtant tout un tas d'interdiction de vente ou d'usage d'alcool mais bon, cela ne semble pas vraiment efficace. Il faut dire que du vendredi 16h au lundi 9h tout ferme rendant les week ends mortels sauf au bar de la station service.
Il était temps de quitter le Western Australia, région où nous étions depuis Perth, et d'entrer dans les Territoires du nord.
En changeant de région nous avons également changé d'heure en vieillissant d'un seul coup de 1h30. L'Australie utilise trois zones horaires décalées chacune de 1h30. Cela ne nous semble pas très pratique à première vue mais bon, c'est un coup à prendre. Nous nous décalerons de nouveau d'1h30 quand nous arriverons à Adélaïde et resterons à cet horaire jusqu'à notre départ de Sydney. Pour l'instant nous avons 7h30 d'avance sur la France.
Et en entrant dans les Territoires du nord nous avons fait connaissance des freshies autrement dit les crocodiles d'eau douce (plus petits et moins dangereux que les crocodiles d'eau salée que nous verrons dans quelques jours).
En installant nos pénates près d'une rivière à Timber Creek nous avons constaté que quelques crocodiles venaient toutes les fins d'après midi pour glaner quelques bouts de viande servis par la fille de la station service/restau.
Au dessus d'eux, un arbre couvert de... de quoi ? Une carte au gagnant de cette 3eme énigme !