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mercredi 9 avril 2014

Feliz cumplemez !

Voici 2 mois pile aujourd'hui que nous tournons en Amérique du sud et que nous vous avons quittés ! Ce blog est pour vous mais également pour nous car notre mémoire de poisson rouge oublie déjà certains moments de ces 2 mois !

Vous avez été très nombreux à apprécier nos photos et à le dire mais pour ce post on va faire sans photos. Ceci dit s'il y a des photos dont vous aimeriez récupérer un format haute définition,  dites le on vous les enverra avec plaisir ;-)

Vous êtes près de 130 à nous lire à chaque article et très gentiment vous avez écrit 381 commentaires auxquels nous n'avons pas toujours répondu.
Désolées :-(
Cependant il y a 2 points que nous voudrions préciser :

Oui, c'est bien le cochon dinde qu'on peut retrouver rôti dans son assiette au Pérou et qu'on nomme cuy cuy à prononcer couille couille et je comprends bien que cela puisse perturber un tant soit peu les petits Broc's ;-)

Oui, l'adoption du petit chien était bien un poisson d'avril, nous apprécions cependant le fait que certaines (hein Fanny ?) puissent nous croire assez folles pour l'avoir fait !

A l'issue de ces 2 mois nous devons décerner le grand prix du commentaire à Mumu qui est toujours la première lectrice et commentatrice, elle n'a pas loupé un seul article, nous pensons que cela mérite un petit cadeau ! Surveille ta boîte aux lettres la belle (enfin tu as un peu le temps vu les délais d'acheminement des colis) !

Alors, que retenons nous de l'Amérique du Sud à ce jour que nous ne vous avons pas dit dans ce blog ?

1 / en Amérique du sud les chauffeurs klaxonnent tous les piétons qui sont à moins de 20 mètres de leur voiture, comme ça histoire de te faire comprendre que le piéton n'est jamais roi

2 / en Amérique du sud il ne faut jamais jeter son papier toilette dans la cuvette des WC mais dans la poubelle et ça c'est pas évident à déjouer comme réflexe

3 / en Amérique du sud il y a des douches électriques et nous venons tout juste de comprendre comment obtenir une douche chaude de bout en bout

4 / en Amérique du sud il y a des empanadas et des ceviches à manger et du pisco sour à boire et c'est trop bon mais il est très rare de trouver des tables en terrasse pour déguster tout ceci

5 / en Amérique du sud (sauf Chili et Argentine) tu peux manger une entrée,  un plat et un dessert pour un 1,5 euros et en plus c'est superbon

6 / en Amérique du sud  ( surtout au Pérou et en Bolivie) les gens sont super gentils et attentionnés mais cette remarque ne s'applique pas aux commerçants

7 / en Amérique du sud on adore les uniformes, que ce soit à l'école,  dans les entreprises, les commerces et il est très curieux de voir les personnels hospitalier, dans la rue ou les bus, aller ou revenir du boulot en vêtement de travail, en tenue de bloc opératoire. ..

8 /  en Amérique du sud on adore boire du café lyophilisé,  du maté et de la camomille

9 / en Amérique du sud il y a beaucoup mais alors beaucoup de taxis qu'on prend pour un oui pour un non et pour 1 euro en Bolivie ils vous font traverser la ville à la Fangio

10 / en Amérique du sud les routes asphaltées sont rares quant aux autoroutes  inter villes nous n'en avons pas vues, en revanche les pistes sont légion et du coup les 4x4 toyota également souvent très vieux et très polluants

11 / en Amérique du sud tout le monde a un petit commerce de quelques choses voire de trois fois rien

12 / en Amérique du sud il y a internet mais avec le débit des années 90 chez nous et parfois on grince des dents

et tout plein d'autres choses qu'on finit par intégrer et apprécier ;-)

Voilou,  prochain article avec photos et où il sera de nouveau question de mineurs ! Bises de nous


mardi 25 mars 2014

Rapanui Video

Ile de Paques du 16 au 23 mars

Pour cet article tout se dit en video et photos !




L'île est loin, vraiment très loin de tout autre monde, mais l'accueil est vraiment charmant et fleuri.
Notre logeuse Rosi et son mari Enrique nous attendent à l'aéroport.


 Leur maison est super bien placée entre mer et rue marchande principale,
une adresse à vraiment retenir
(voir ci dessous notre page "Nos hébergements")

L'île n'est pas très arborée ni montagneuse contrairement à l'idée que nous nous en faisions.
Quatre couleurs dominent : le bleu du ciel et de la mer, le vert très vif des prairies zébré du rouge intense de la terre, et enfin le noir ou gris des roches volcaniques.
Dans la carrière où les moais étaient taillés il en reste quelques centaines à des stades divers d'avancement. Certains ont des bateaux européens gravés sur le ventre tels que les rapanui les voyaient passer à l'horizon.  Une fois terminés ils étaient emmenés sur le lieu où ils étaient destinés et on leur apportait les touches finales, coiffé rouge, yeux de corail blanc et autres peintures.

Les moais sont dressés dos à la mer et sur les ahu :
plataformes pierreuses,  zones funéraires protégeant les villages.
La roche dans laquelle ils sont taillés est magnétique,  la boussole perd le nord à leur contact.



Ce volcan très impressionnant est rempli d'une sorte de lac de roseaux et la brèche qui tombe en falaise est l'accès que prenaient les hommes des tribus chaque année en septembre pour les compétitions de célébration de l'homme oiseau. 


Sur cette île,  tous les ans des oiseaux par milliers viennent pondre, Le premier homme de l'île qui rapportait un oeuf en passant par la très dangereuse falaise du volcan donnait le pouvoir à sa tribu pour un an. C'est la compétition de l'homme oiseau qui s'est arrêtée en 1883 car il y avait trop de morts.


Les habitants habitaient dans des villages de maison construites comme un bateau renversé ou bien dans des caves/des grottes. Ici, Fabienne et Javier ressortent du conduit qui les avait emmenés jusqu'à la grotte ouverte dans la falaise.




Et voilou !

dimanche 16 mars 2014

Santiago...

Santiago du 13 au 16 mars
Quel contraste après Valparaiso. Certes Santiago est une grande capitale moderne, très étendue aux pieds de monts enneigés. Beaucoup de très hautes tours émergeant dans une brume de pollution ce qui n'empêche pas la ville d'accueillir aujourd'hui les épreuves cyclistes et d'équitation des jeux olympiques Panaméricains.


Il semblerait qu'elle se calque culturellement sur d'autres capitales et de ce fait attire beaucoup d'étudiants, d'artistes.  Cependant, dans la rue, à part un quartier qui porte le nom de Bella vista,  cette ville nous est apparue comme rigide, avec beaucoup de pauvreté,  pas très heureuse à l'image des habitants qui ont un fond d'oeil nous semble t il toujours très mélancolique.

Notre hébergement était dans un de ces immeubles très imposants du centre de la ville. Une énorme bâtisse qui compte à l'intérieur des paliers et couloirs d'étages phénoménaux,  permettant aux enfants de jouer au ballon sans descendre dans la rue.


Pas grand chose à voir de particulier : des musées racontant l'histoire du Chili mais s'arrêtant au suicide d'Allende, un marché aux poissons assez impressionnant par la taille des produits en particulier des moules Malton grandes à l'unité comme ma main, et des images d'Épinal de Santiago qui perdurent : les hommes tambours qui à trois suffisent à donner l'impression qu'une fanfare de 20 personnes traverse la place, les cireurs de chaussures, les joueurs d'échecs dans la rue tous les après midi et au milieu de tout ça des petits stands où se vendent ...et s'achètent des codes civils, codes du travail ou de l'eau ! Très étonnant !

Petite pensée pour Loic notre roi des échecs

Petite pensée pour ma cousine Véronique. ..



C'est dans cette grisaille ambiante que nous avons décidé ce matin d'aller visiter un parc mentionné en quelques lignes dans notre guide mais inconnu des plans de l'office de tourisme de Santiago. Nous décidons alors d'y aller en taxi avec Alexandra (qui fait un tour d'Amérique du sud d'1 an) et Jean Jacques son papa venu la rejoindre pour 3 semaines. Le premier taxi nous dit ne pas connaitre et nous plante là ! La deuxième ne connait pas non plus mais veut bien tenter de nous emmener au numéro de rue qu'on lui fait lire dans notre guide. C'était très loin mais 1h après nous voici arrivés. Nous sommes au Parc de la paix inauguré en 1994 sur le terrain de la maison Grimaldi, lieu de détention et de torture de 1973 à 1978 sous la dictature Pinochet.
La maison elle même a été détruite en 1978 par la DINA police secrète de Pinochet, pour détruire un maximum de preuves. Cependant, avec les témoignages de quelques survivants, une réalité a été redonnée à ce lieu très émouvant.
Plus de 4000 personnes ont été détenues et torturées dans ce lieu, 250 ont disparues après semble t il avoir été emmenées à Grimaldi.

Le portail par lequel les fourgons frigorifiques dans lesquels on enlevait les gens arrivaient, est aujourd'hui toujours fermé et la clef a été scellée dans la serrure.



Un bouleau a été planté dans un carré de pelouse à l'emplacement de chaque cellule de détention.



Un parterre de rosiers a été replanté (1 rosier pour chaque femme détenue) là où il y avait une roseraie dont le parfum apaisait la douleur des prisonniers selon le témoignage de suivivants...



Beaucoup d'émotion en voyant ce magnifique arbre aux branches duquel les prisonniers étaient suspendus pour certaines tortures..



Ce qui est étonnant c'est que ce jardin est mitoyen de grandes maisons d'où on ne pouvait pas ne rien entendre...





Voilà, Cao Santiago...


A l'heure où vous lirez cet article nous serons dans l'avion qui nous déposera sauf intervention d'extra terrestres, à l'île de Pâques. 
Sans doute pas d'internet là où nous serons, donc à dans une semaine...
Vacances ;-)


vendredi 14 mars 2014

Hardies, les filles, vire au guindeau

Valparaíso du 11 au 13 mars
 Cela faisait partie de mes rêves d'enfance d'aller à Valparaiso comme dans la chanson que ma mère adorait nous chanter "Ohé les gars". Et vous n'allez pas échapper aux paroles qui me donnaient l'impression de maîtriser plusieurs langues !
Hardi, les gars, vire au guindeau,
Good bye, farewell, good bye, farewell,
Hardi, les gars, adieu Bordeaux,
Hourra, Oh Mexico, ho, ho, ho !
Au Cap Horn, il ne fera pas chaud,
Haul away, hé, oula tchalez,
A faire la pêche au cachalot, Hâl' matelot, hé, ho, hisse, hé, ho !
Plus d'un y laissera sa peau
Good bye, farewell, good bye, farewell,
Adieu misère, adieu bateau,
Hourra, Oh Mexico, ho, ho, ho !
Et nous irons à Valparaiso,
Haul away, hé, oula tchalez,
Où d'autres laisseront leurs os,
Hâl' matelot, hé, ho, hisse, hé, ho !
Alors voilà, nous avons pris le bus à Santiago et en 2h à peine nous y étions. Comme toujours nous arrivons un jour particulier, on a le don pour cela ! Valparaiso est la capitale législative du Chili, là où il ya le congreso (parlement et sénat). Or nous arrivons le jour de l'investiture de Michèle Bachelet la presidente reélue en décembre dernier. Pour cet événement la ville accueille de nombreux chefs d'état et bien entendu, du coup, c'est un peu la cohue avec un déploiement impressionnant de carabinieros (vous savez comme dans " Tintin et les picadores").

Nous rejoignons assez facilement toutefois notre hébergement. A Valparaiso, nous sommes chez la Nona sur le Cerro Allegré c'est à dire une des dizaines de "buttes" qui constituent Valparaiso. Une butte s'appelle un Cerro et constitue un quartier complet.



 La Nona est une dame de 74 ans qui accueille dans sa maison familiale avec son fils René. Ils sont très accueillants, on avait l'impression d'être de leur famille... parfait ! Et en plus on a eu le droit à un super petit déjeuner le meilleur depuis des semaines ;-)

La maison bleue de Nona, rue Gallos

René nous a donné toutes les infos pour se déplacer au mieux de Cerro en Cerro en utilisant le + judicieusement possible les ascenseurs/funiculaires installés dans les années 1880/1920 et toujours en activité.



Valparaiso est encore un port mais très peu de pêche, il s'agit d'un grand port militaire et commercial avec les porte containers et leur paysage de grandes grues. On ne hisse plus très haut matelot ! Par ailleurs c'est une ville à forts risques de séismes et donc de tsunami !


La ville n'est pas très riche, le contraste est flagrant avec Santiago capitale inter nationale. Mais Valparaiso est vraiment une ville attachante, très colorée. Tout le monde a à coeur de peindre le bardage de tôle de sa maison de couleurs vives avec, pour le plus grand nombre, de vraies oeuvres d'art régulièrement renouvelées. De la couleur, de la couleur à en être gavées :-)


Les rues qui grimpent de long des Cerros sont impressionnantes avec des % de pente à 18% ! Nous avons fait nos 13 km à pieds quand même ! Mais nous avons également testé le système de bus de la ville qui est particulier : il n'y a pas d'arrêts, les bus s'arrêtent à la demande ce qui peut être toutes les 20 secondes dans certaines montées ;-)

Nous avons visité la maison de Pablo Neruda plantée au sommet d'une des buttes, super sympa !


Puis nous sommes allées au marché pour y découvrir des poissons genre soles mais énormes...et retrouver avec grand plaisir les légumes et les fruits qui nous ont vraiment manqués en Argentine.


A Valparaiso c'était la semaine de la rentrée des classes et comme en argentine les enfants portent un uniforme. La semaine de la rentrée les rues voient apparaitre les monsieurs qui recouvrent de film plastique  les livres scolaires et les images pieuses, la Vierge et Jean Paul II de préférence (ça nous changeait de François).


Voilà,  nous avons beaucoup apprécié Valparaiso et surtout les habitants très serviables et très gentils (à part les préposés aux funiculaires absolument odieux). Aujourd'hui,  retour à Santiago, et ô miracle, à priori il ne s'y passe rien de très particulier ;-)


mercredi 12 mars 2014

Hola Magellan

Punta Arenas du 5 au 10 mars
Punta arenas ! Je crois qu'on se souviendra de cette ville ;-)
Non pas pour les vistes exceptionnelles que nous avons pu y faire (car avouons le il n'y a pas tant de choses à voir) mais pour tout plein d'autres choses ou "gens"
Tout d'abord nous sommes arrivées par bus, exténuées car c'était le même type de trajet que celui qui nous avait amenées à Ushuaia... donc plusieurs centaines de kilomètres de piste poussiéreuse.  Sur ce trajet, c'était définitif,  j'étais bien avec fièvre,  bronchite, otite...bref une arrivée dans notre première ville chilienne en fanfare avec un petit 7°.

Sur cette ville nous avions choisi de louer un appartement via Airbnb. On se présente et là,  même le chauffeur de taxi hésite à nous laisser devant le portail du ferrailleur qui correspondait pourtant bien au numéro donné par notre logeuse. Cette dernière apparut et nous a fait visiter son logis sur les chapeaux de roues repartant rapidement et nous laissant bouche bée devant le lieu.



Il n'était pas question de rester dans cette cabane de fond de terrain vague, pas chauffée, loin de tout et d'un glauque au possible ! Nous voilà reparties et heureusement, les taxis sont très très nombreux et ne coûtent rien. Et il y a même moins chers que les taxis se sont les colectivos.  Ce sont des taxis qu'on partage avec d'autres gens mais ces colectivos ont chacun un ensemble de quartiers cibles dont le numéro de zone est noté sur le toit du taxi. Il faut donc bien connaître la ville et ses quartiers et leurs numéros pour utiliser les colectivos.
De retour dans le centre nous avons, par hasard, élu quartier général  dans un adorable café/snack avec canapés accueillants, toute la deco en bois chaleureux + cheminée et un excellent wifi : une adresse à noter pour les futurs voyageurs qui nous lisent ( café Karunkinka touchant la place centrale). Et c'est là que nous avons trouvé une chambre d'hôtel de secours pour les jours à venir.  Évidemment le prix n'était pas dans le budget espèré mais bon il fallait vraiment que je sois au chaud pendant 2 jours pour me soigner. Eh, oh merveille, l'hôtel en question trouvait qu'il faisait très bon pour la saison et ne chauffait pas ! Il a fallu aller pleurer régulièrement pour avoir de temps en temps un coup de chaleur. Après 2 jours au lit avec antibiotiques j'étais de nouveau d'attaque pour partir découvrir Punta arenas ;-)

C'est une ville qui a construit sa richesse sur le "caca d'oiseau" le guano qui est un fertilisant exceptionnel.  Une forte communauté croate est arrivée à la fin 10 ème siècle,  construisant une ville encore assez imposante dans ses bâtiments même s'ils ne sont jamais trop haut car le sous sol est très sableux (arena veut dire sable). La ville est étendue avec beaucoup de maisons recouvertes de tôle ondulée peinte de toutes les couleurs.




Punta Arenas est un port à l'abri dans le détroit de Magellan.


Tout tourne autour de Magellan ici.
- Le Noa Victoria a été refait à l'identique de celui qui a accosté ici lors de la découverte du détroit




- et les manchots
Les manchots de cette péninsule sont d'allure particuliere et la pingouinerie  de la zone Seno Otway est très connue : malheureusement par deux fois nous avons voulu aller les voir mais ce n'était pas les bons jours. Nous sommes dans la période où ils préparent leur remontée vers le Brésil (?) et la colonie de Puntas arenas est parfois là et parfois non...à chaque fois nous avons eu la réponse : "pingouiiiines ? no hay hoy"

Voilà le "modèle" manchots de Magellan



Nous repartirons donc de Punta frustrées de ne pas avoir vu les manchots ni les baleines, en revanche les cormorans étaient superbes !


Mais en compensation nous avons rencontré Rodrigo ! C'est un contact que nous a transmis en dernière minute Pascal (de la Grangette près d'Agen - là aussi une adresse à noter et beaucoup plus facile à tester pour vous en France). Rodrigo travaille de nuit à l'hôpital comme technicien  en imagerie médicale. A la suite de sa nuit il a tenu à nous faire visiter sa ville sous des trombes d'eau et à nous inviter chez lui.



Nous avons discuté un très long moment de tout plein de choses intéressantes,  celles qui permettent de mieux comprendre le pays qu'on visite. C'est un adorable garcon et l'avons retrouvé le soir même à la Marmita



une adresse de Punta très agréable où on peut boire le picsosur et manger la fameuse araignée de mer géante dans sa spécialité chilienne : chupe. Trop bon dixit Fab ;-)



En tout cas merci beaucoup à Rodrigo que nous espérons bien pouvoir vous présenter le jour où il viendra nous rendre visite en France (enfin si nous y sommes !)

Voilà ! Que dire de plus sur Punta ? Nous avons découvert la langue espagnole ré visitée à la mode chilienne, en gros on ne comprend rien, mais patience, on va s'y faire. Et enfin, nous sommes également devenues très riches car nous avons troqué les pesos argentins par des pesos chiliens...Les zéros s'empilent avec des billets phénoménaux qui ressemblent à ceux du monopoly. Voyager,  c'est ça aussi : devenir des jongleuses de devises !



vendredi 7 mars 2014

Tamponades en tout genre

3 au 5 mars
Dès 3h du matin cette nuit du 3/3 nous étions au terminal pour embarquer vers Ushuaia. Le chemin allait être long puisque l'arrivée est prévue (tiens ? prévue ?) à 19h.

Plus nous descendons vers le sud et plus les parcours sont longs et plus les bus sont rudimentaires. La moitié du trajet kilométrique était cependant parcourue à 8h quand nous sommes arrivées à Rio Gallegos. Une heure trente d'attente plus tard, toujours sans café, nous voila dans notre super bus Techni Austral. Le bus de campagne d'il ya 30 ans mais du solide. Et il fallait qu'il soit solide car nous entamions une piste de 400 km.


Le trajet fut agrémenté d'une sortie d'Argentine avec entrée au Chili où il a fallu jeter nos bananes et autres fruits, pesés avant d'être jetés (? ?)



soit 2h de formalités et de tampons puis quelques dizaines de kilomètres + tard et un détroit de Magellan franchi (où nous avons vu les plus petits dauphins du monde)

Bon ok ce n'est pas une de mes photos car ils allaient trop vite j'ai donc récupéré la photo de quelqu'un qui a eu la chance de les choper

nous ressortions du Chili pour entrer à nouveau en Argentine. Là, les tampons en tout genre étaient + rapides à obtenir et, oh bonheur, nous pouvions enfin acheter 3 bricoles à manger (depuis la veille au soir celà commençait à crier famine !).

A l'heure d'arrivée prévue à Ushuaia nous n'étions qu'à Rio Grande, le dernier bus devant nous emmener jusqu'au bout du voyage n'avait pas attendu... Nous sommes alors remontées dans notre cher Techi Austral blanc de poussière (comme nous) et un chauffeur sorti de nulle part, longuement perplexe à l'observation de la roue avant gauche du car, a fini par monter : nous repartions.

Alors quoi de positif ? Cele nous a permis d'arriver à Ushuaia de nuit (il était 22H) et ainsi de constater, vue la zone de lumière à flanc de montagne, que ce port est loin d'être petit, la ville est grande. Etendue, loin de tout et pourtant proposant tout ce que le monde moderne impose maintenant... un brin de déception ?non, tant mieux pour ceux qui y habitent mais la photo classique du port des années 50 est bien dépassée...comme partout dans le monde, les villes se ressemblent. La grande fracture est entre les zones rurales et les zones urbaines, même en France ! N'est ce pas Fanny ?

Cassées, avec sinusite et otite pointant nous étions ravies d'être au bout du monde !