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dimanche 25 mai 2014

Qui a gagné ?

Merci pour toutes vos propositions !

Alors sachant qu'il y a déjà dans les 11000 km entre Paris et Buenos Aires, nous constatons que "certaine" nous lâchait déjà en plein vol avant même de nous laisser poser le pied sur le sol sud américain ! ;-)    Merci bien Magali !

Nous avons eu plusieurs réponses approchantes mais le total parcouru étant de 41852 km (à la date de la question) il nous semble avoir repéré que le gagnant est...
André !

Il recevra donc d'ici quelques jours un objet surprise + un guide de visite en photos couleur et en français s'il vous plaît, du Machu Picchu... avec, bien évidemment,  l'obligation un jour de l'utiliser in situ !

41 852 km (quasi un tour du monde au niveau de l'équateur) dont 7 000 km en bus et 800 km à pieds !


dimanche 11 mai 2014

La page de Fab - 9 - Isa la courageuse

Vous le savez tous, Isa avait très peur de l'avion. Pour tout vous dire elle finissait par me donner la trouille tellement elle remarquait tous les petits bruits, chaque tressaillement, chaque geste suspect des hôtesses ou des stewards, chaque boulon rouillé...

Du coup ce n'est pas complètement désintéressée si elle a eu en cadeau de Noël le stage contre la peur en avion ! Je dois vous dire que ce stage a vraiment été efficace.

Avant il ne fallait pas lui parler avant et pendant le vol. Maintenant c'est super... elle peut même sourire avant de monter dans l'avion.


 Il reste bien du stress et des respirations profondes au moment du décollage et de l'atterrissage et des "hou la la" en cas de turbulences mais c'est plutôt cool....

 Ce que nous n'avions pas anticipé ce sont les traversées en bateau car elle a également très peur de l'eau et de la vitesse. Aux Galápagos pour aller d'Île en île il faut faire des traversées de 2 heures en plein Océan Pacifique pas du tout pacifique.
Et ceIle que l'on a faite entre Santa Cruz et l'île Isabela a été, je dois le dire, mouvementée !

 Durant 2 heures nous avons dû nous tenir aux rambardes du hors bord tapant la mer, sautant sur nos sièges à chaque vague et nous avons même demandé des gilets de sauvetage pour nous protéger les côtes qui tapaient contre les bords !



 Et bien je dois admettre qu'elle m'a épatée... elle n'a rien dit bien que la peur se lise sur son visage... et a fait front jusqu'à l'arrivée où on a pu constater de gros bleus sur ses bras "fradiles" comme dirait Marilou.

C'est vrai qu'on avait pas le choix mais j'en connais qui auraient crié, rouspété ou été mal aimables ! Le pire c'est que demain nous avons 2 traversées : la même en sens inverse puis Santa cruz - San Cristobal.

 Je lui ai proposé de prendre l'avion mais, malgré sa peur du retour en bateau, elle a refusé disant que "les locaux, eux, se tapent les vagues et se décollent la rate pour aller d'île en île donc on va pas jouer les touristes à fric" (sans compter qu'on en a pas tant de fric et qu'en plus le bateau du retour est déjà payé).

 Alors je dis chapeau et bravo ! Même moi je n'aurais pas été contre je crois si ce n'est la question budget pour ma part...

lundi 7 avril 2014

Vous avez dit rutas ?

La Paz-Uyuni du 3 au 5 avril

Après La Paz nous voulions faire un tour de 3 jours pour voir le salar de Uyuni et autres merveilles de cette région du sud Lipez. On hésite entre acheter un tour voiture/chauffeur ou bien louer une voiture pour faire le tour toutes seules. Cependant un groupe de 4 garçons témoignant du fait qu il n'y a pas vraiment de signalisation ni de cartes routieres détaillées et qu'ils avaient dû sortir leur boussole pour retrouver leur chemin, nous optons pour la voiture avec chauffeur. Un peu cher (enfin pour la Bolivie, tout est relatif) mais bon cela fait 2 mois qu'on joue les restrictions donc  là on décide de se faire plaisir dans la sécurité. Les tours partent tous d'Uyuni, il fallait donc que nous nous y rendions.
Comme nous avons déjà eu l'occasion de le dire dans le post précèdent il nous faut prendre en compte la grève des mineurs et le fait que La Paz est coincée dans sa cuvette. Nous prévoyons donc large... un jour pour essayer de rejoindre en bus Oruro où on dormira pour être certaines d'être à l'heure le lendemain pour pendre le train et rejoindre Uyuni. Ainsi nous serons fin prêtes,  lavées et reposées pour un démarrage du tour de 3 jours le surlendemain.

Jour 1,
il est 11h nous arrivons au terminal des bus confiantes puisque tout le monde à l'hôtel nous assure que le conflit est quasi résolu et les barrages levés. Et bien non !
"No hay" , "No hay" : pas de sortie sortie de bus à envisager aujourd'hui. La television est là, nous sommes dans le champ des caméras qui filment les pauvres voyageurs. Certains disent qu'une réunion de négociation va bientôt se terminer, nous patientons ... Fabienne en profite pour faire un tour et interroger des policiers qui lui indiquent que si on arrive â rejoindre El Alto là bas on trouvera des van ou des bus "au noir' qui eux partiront vers Oruro par de petites routes. Nous voila donc parties vers El Alto où en effet nous trouvons un bus vraiment "local" qui sentait le pipi et dont les vitres crasseuses étaient bloquées du fait des joints craquants de moisi mais à bord duquel nous grimpons avec la satisfaction d'être à Oruro ce soir. Le trajet dure 4 heures dans la poussière mais nous finissons par arriver.Oruro, ville décrépie de 500 000 habitants en pleine expansion urbaine où nous dormirons face à la vierge de Socadon, monumentale...,Notre Dame de la Garde lui arrive au genou !




Jour 2,
il est midi, le train part à 15h mais nous préférons arriver en avance au cas où...
On entre en gare et un petit panneau indique que tous les trains (enfin les 3 programmés de la journée) sont annulés pour cause de blocage des mineros... ;-(
Le guichetier nous explique que le syndicat a donné comme consigne de ne pas faire partir les trains mais que lui , il n'est pas d'accord mais il doit obéir. En fait le blocage est "virtuel", il n'y a pas l'ombre d'un mineur pour bloquer. On demande sans trop y croire le remboursement de nos tickets achetés il y a 3 jours à La Paz et surprise nous l'obtenons sans difficulté.
Reste à trouver une solution pour rejoindre Uyuni : pas de train, pas de bus... il reste l'avion.
Nous cherchons un taxi pour nous emmener à l'aéroport et là nous tombons sur Gregorio, le chauffeur de taxi aussi soucieux de ses clientes que de sa voiture. A l'aéroport il tient absolument à vérifier auprès des agents qu'il n'y a  pas d'avion,  il nous emmène alors au terminal de bus pour revérifier qu'il n'y a pas de bus à partir...du coup on lui demande si,  lui, il serait prêt à nous emmener. Uyuni est à 320 km (non stop dans la pampa déserte et sans aucun panneaux de signalisation) , moitié du chemin en asphalte l'autre en piste soit 5h de route aller. Il rigole car à priori jamais un taxi urbain n'a eu l'idée d'emmener des touristes hors de laville. Fabienne lui dit qu'on ne rigole pas, du coup cela fait tilt dans sa tête et il nous annonce que si il le faisait ce serait pour 1500 bolivianos (cela équivaut au salaire mensuel moyen). Évidemment pour la Bolivie c'est une fortune mais pour nous cela fait 150 euros soit moins que le prix des billets d'avions que nous aurions été prêtes à payer s'il y avait eu des avions ! N'ayant du coup aucune autre solution pour être à l'heure au démarrage de notre tour du salar, nous lui disons que nous sommes OK.  Ébahi,  il appelle sa femme pour lui demander si elle d'accord de nous accompagner pour avoir de la conversation sur le chemin du retour et les 1500 bolivianos la décident vite.

Nous voici donc en route avec Sonia, bolivienne traditionnelle.


Tout démarre bien, Grégorio qui a son frère mineur, s'assure auprès de lui par téléphone que la route est libre pour les particuliers.Nous roulons mais rapidement sommes bloqués par une bonne centaine de camions.


Les particuliers peuvent passer mais à condition de passer au dessus des camions qui eux sont bloqués. Petit à petit Gregorio avance en s'intercalant entre les camions et 1h après nous sommes au niveau du barrage où en effet nous passons sans problème.



La route est sympa, Madame Sonia nous fait découvrir les champs de quinoa qui bordent la route et donc c'est la saison de la moisson. Nous apprenons que la Bolivie est le premier producteur de quinoa et pourtant il est vendu très cher aux boliviens : l'équivalent de 40 euros le kilo.



Puis au bout de 180 km nous quittons la route asphaltée pour entamer 140 kms de piste et c'est là que tout bascula...

Quand on dit piste je ne sais même pas à quoi cela peut ressembler en France... C'est un chemin de terre dévasté par le passage incessant de tractopelles à chenilles et autres engins de travaux publics. Donc imaginez le pire.

Evidemment, au bout d'une heure de nids de poule d'enfer, le carter du dessous de la Nissan Note de Grégorio montre un signe de faiblesse et se décroche. Stop obligatoire. Heureusement, on aura l'occasion de le vérifier d'autre fois, un bolivien qui se respecte a toujours avec lui du fil électrique, le fil solide mais souple.



Pendant que Fab et Sonia devisent, la réparation, elle, est faite.

Nous repartons et bientôt la nuit tombe. Au loin sur notre gauche nous admirons des orages féeriques sur la chaine de montagne qui se déroule à l'horizon. Plus nous avançons et plus nous rendons compte que cela doit faire longtemps que Gregorio a dû aller à Uyuni car dans la nuit il a beaucoup de mal a- choisir une piste quand plusieurs se présentent. Cela fait environ 7 heures que nous sommes partis, que nous avons le dos en compote quand une pancarte apparait et indique Uyuni = 100 kms... Désolation ! A raison de 40kms/h nous en avons encore pour plus de 2h. On sent que Grégorio regrette un peu l'affaire mais il reste calme avec Sonia en copilote pour le choix des pistes.

Tout à coup, la piste est traversée par un petit rio qui vient de grossir énormément suite aux orages que nous avions observés au loin ... impossible de passer. Même les deux 4x4 qui sont devant nous ont renoncé. On s"imagine alors passer le reste de la nuit ici mais c'est ne pas connaitre les boliviens. Sans jamais s'énerver voici que Gregorio nous indique qu'un tractopelle et une dameuse utilisées pour les travaux de construction d'une vraie route vers Uyuni vont bientôt arriver. Et magiquement, dans la nuit, les loupiottes des 2 engins apparaissent


et 1h plus tard le rio était dompté et nous repartions. Deux heures après nous étions à Uyuni et quittions Gregorio et Sonia Cruz, ravis de nous avoir menés à bon port mais essayant de négocier plus de sous car la route était plus mauvaise que dans son souvenir.
Il était 1 heure du matin, nous étions épuisées et comme des zombies, qu'auriez vous fait ?

jeudi 3 avril 2014

Voir Desaguadero et mourir...récit de Fab

31 mars

Pour passer du Pérou en Bolivie nous avions choisi de prendre un bus de nuit partant à 21 heures de Arequipa, arrivant à 5 heures du matin à Desaguadero le poste frontiere.
Naïves que nous sommes, nous pensions :
 1° que toutes les compagnies de bus offraient les mêmes services pour la même classe
 2° que tous les bus arrivaient dans un terminal de bus.

La première surprise fut donc de constater que nous n'aurions pas de couverture pour la nuit comme les autres fois. Nous avons donc passé la nuit à couvrir les parties du corps que l'on pouvait avec ce que l'on avait sachant que le néon lumineux indiquait une température de -6 à l'extérieur et qu'il n'y avait pas de chauffage dans le bus ... furieuse envie de piquer les couvertures des ronfleurs d'à côté (des locaux qui eux savaient) !
De plus nous avions les derniers sièges du bas à l'arrière du bus, ceux placés sur les roues qui vous font sauter à chaque trou ou bosse (sachant que les 2/3 du trajet s'est fait sur piste).... quelle nuit !

La deuxième surprise après cette nuit magique fut de constater que nous étions débarquées par -2°dans la nuit dans un terrain vague à peine éclairé, avec, à la sortie du bus , des "tryci-taxis" se battant entre eux pour prendre nos bagages, sans nous demander notre avis d'ailleurs !
Isa ayant une furieuse envie d'aller aux toilettes et l'humeur n'étant pas des plus aimables, nous avons empoigné presque de force nos bagages et sommes parties à la recherche du graal pour ma douce et tendre, j'ai nommé les toilettes. Après avoir essuyé un refus dans un hôtel ouvert nous jetons notre dévolu sur les toilettes publiques, fermées ! Je jette un regard dans la guitoune et vois une dame vêtue en habits traditionnels remonter sa culotte sous ses jupes et sortir ouvrir le cadenas des toilettes dames, Isa s'y précipite. Pendant ce temps la petite dame essaye d'ouvrir pendant 5 minutes le cadenas des toilettes hommes et je me dis qu'heureusement que cela avait été plus vite pour les dames car elle aurait pu se faire tuer sur place....
Bref, une fois Isa sortie, le calme revenu, ne sachant absolument pas à combien de distance nous étions de la frontière dans ce no man's land nous décidons de retourner près du bus et de finalement prendre un tryci-taxi



qui nous emmène.... 500 mètres plus loin, juste derrière les toilettes, à la frontière Bolivienne via des chemins en montée. Le pauvre ! Je ne vous dirai pas nos poids mais nous deux plus les bagages, autant vous dire que nous avons dû descendre pour l'aider !

Arrivées à la frontière Bolivienne,



le policier bolivien en faction nous dit que nous n'avons pas le visa de sortie du Pérou et qu'il nous faut donc nous en retourner... grgrgrgrgrgr, pressées qu'on était nous n'y avions même pas pensé ! Nous nous en retournons donc cette fois à pied et nous nous mettons à la fin de la queue de ceux qui, eux, y avaient pensé et attendent devant le bureau peruvien de la migration.

Il est 6h15, le jour s'est levé, il fait toujours -2°, un vent glacial souffle et nous constatons devant nous qu'un petit village s'est installé !
Il y a celles qui font du change : nous changeons nos sols péruviens contre des bolivios.



Celles qui vendent du café et du Maté coca, utile pour réchauffer les seules qui n'ont pas de couverture autour des jambes et des épaules..


Celles qui vendent des gants, utile pour celles, c'est à dire moi, qui en ont perdu un au bout de 3 jours et qui ont froid aux mains.
Ceux qui vendent un breuvage fait de pleins de décoctions et que nous n'avons pas osé goûter.


Dans la file, juste avant nous, il y a Paulo, Péruvien, avec qui nous devisons, en anglais et en espagnol, et qui nous apprend que de l'autre côté de la frontière il n'y a pas de bus mais seulement des taxis pour aller à la Paz, 120 Kms plus loin. 

Il se propose de nous attendre, de nous aider à négocier le taxi et de le partager avec nous. Nous nous perdons de vue le temps de passer la migration Péruvienne puis Bolivienne mais nous retrouvons plus tard et faisons route ensemble dans un taxi break où nous avons même embarqué un passager dans le coffre !

En route Paulo me demande de faire un texto en Français à sa petite amie pour la demander en mariage. Je m'exécute même si je trouve cela étrange.

Arrivés à la Paz à midi Paulo ne veut pas nous lâcher dans l'inconnu. Il nous explique quels taxis ne pas prendre et attend avec nous pour en héler un "seguro" c'est à dire à peu près officiel et négocier le tarif pour nous. Le premier qui s'arrête s'accroche dans le meme temps avec un bus. Les 2 chauffeurs descendent, se filent sous nos yeux ébahis des coups de boule et en viennent à utiliser les crics de voiture pour se battre, créant un attroupement dont nous sortons bien vite.
Notre bienfaiteur tient à nous trouver un autre taxi, négocie le tarif et nous laisse en nous embrassant comme si on se connaissait depuis toujours. Nous avons échangé nos coordonnées et si un jour nous pouvons l'aider à réaliser son rêve qui est de venir à Paris nous le ferons.

Bref, à 13 heures nous sommes dans notre chambre et nous pouvons enfin dormir 2 heures tranquilles. Mais quand-même, juste avant de plonger dans les bras de Morphée, on se promet que la prochaine fois on se renseignera davantage sur le déroulement des trajets, qu'on évitera les arrivées en pleine nuit dont on commence à être gavées et qu'on ne prendra plus de places en fond de bus.

On apprend toujours de ses erreurs parait-il ? En voilà que nous ne referons pas .!

vendredi 7 mars 2014

Tamponades en tout genre

3 au 5 mars
Dès 3h du matin cette nuit du 3/3 nous étions au terminal pour embarquer vers Ushuaia. Le chemin allait être long puisque l'arrivée est prévue (tiens ? prévue ?) à 19h.

Plus nous descendons vers le sud et plus les parcours sont longs et plus les bus sont rudimentaires. La moitié du trajet kilométrique était cependant parcourue à 8h quand nous sommes arrivées à Rio Gallegos. Une heure trente d'attente plus tard, toujours sans café, nous voila dans notre super bus Techni Austral. Le bus de campagne d'il ya 30 ans mais du solide. Et il fallait qu'il soit solide car nous entamions une piste de 400 km.


Le trajet fut agrémenté d'une sortie d'Argentine avec entrée au Chili où il a fallu jeter nos bananes et autres fruits, pesés avant d'être jetés (? ?)



soit 2h de formalités et de tampons puis quelques dizaines de kilomètres + tard et un détroit de Magellan franchi (où nous avons vu les plus petits dauphins du monde)

Bon ok ce n'est pas une de mes photos car ils allaient trop vite j'ai donc récupéré la photo de quelqu'un qui a eu la chance de les choper

nous ressortions du Chili pour entrer à nouveau en Argentine. Là, les tampons en tout genre étaient + rapides à obtenir et, oh bonheur, nous pouvions enfin acheter 3 bricoles à manger (depuis la veille au soir celà commençait à crier famine !).

A l'heure d'arrivée prévue à Ushuaia nous n'étions qu'à Rio Grande, le dernier bus devant nous emmener jusqu'au bout du voyage n'avait pas attendu... Nous sommes alors remontées dans notre cher Techi Austral blanc de poussière (comme nous) et un chauffeur sorti de nulle part, longuement perplexe à l'observation de la roue avant gauche du car, a fini par monter : nous repartions.

Alors quoi de positif ? Cele nous a permis d'arriver à Ushuaia de nuit (il était 22H) et ainsi de constater, vue la zone de lumière à flanc de montagne, que ce port est loin d'être petit, la ville est grande. Etendue, loin de tout et pourtant proposant tout ce que le monde moderne impose maintenant... un brin de déception ?non, tant mieux pour ceux qui y habitent mais la photo classique du port des années 50 est bien dépassée...comme partout dans le monde, les villes se ressemblent. La grande fracture est entre les zones rurales et les zones urbaines, même en France ! N'est ce pas Fanny ?

Cassées, avec sinusite et otite pointant nous étions ravies d'être au bout du monde !




dimanche 16 février 2014

A pieds oui mais aussi à rail, à roues...

On ne peut pas être ici sans vous parler des moyens de transports.

A Buenos Aires il y a un métro depuis 100 ans et une vieille rame d'époque circule toujours mais nous n'avons pas réussi à la choper. Pourtant quand j'avais regardé «Echappées belles>> sur France 5 cela paraissait couler de source de la prendre ! Comme quoi ces émissions ne sont pas aussi spontanées qu'elles en donnent l'air ;-)


Toutes les lignes rayonnent vers un secteur concentré autour de la Plaza de Mayo ce qui signifie que l'on doit prendre assez souvent le bus ou bien ses pieds pour relier les lignes entre elles. Un truc très bizarre c'est qu'une même station ne porte pas le même nom selon la ligne où on se trouve. C'est assez troublant ... ainsi sur la ligne C on peut descendre à la station Lima pour prendre la ligne A en correspondance mais au retour si on veut faire le chemin inverse il faudra prendre sur la ligne A la correspondance à la station <<av de Mayo». C'est la même que «Lima>> mais c'est son petit nom sur le ligne A. Un coup à prendre !


Les bus sont très nombreux mais il n'y a pas de carte des bus aux arrêts ni le schéma de la ligne quand on est enfin dans le bus donc on ne sait jamais où on en est exactement. Il  y a un Guidia à acheter dans les kiosques à journaux qui permet de repérer toutes les lignes de toutes les compagnies privées ou publiques. Honnêtement ce n'est pas très facile et on n'a pas testé des combinaisons de lignes. Une fois dans le bus on ne peut payer qu'avec des pièces. Quand on sait qu'avoir des pièces c'est comme avoir le St Gral ! On ne sait jamais à l'avance combien ça coûte c'est le chauffeur qui donne le prix selon la destination qu'on vise. Enfin même quand notre destination est sensée être le terminus de la ligne ne pensez pas avoir le temps de descendre votre sac bien tranquillement : c'est le terminus mais il dessert encore 2 arrêts après et repart sur les chapeaux de roues ! Vous avez dit bizarre ? :.)


Il y a aussi le train. Nous l'avons pris pour aller à 35 km au nord de Buenos Aires. Il traverse toute la grande banlieue à environ 30 km à l'heure et s'arrête toutes les 5 minutes. A chaque arrêt montent et descendent des vendeurs de babioles chacun ayant une spécialité : des chaussettes de sport, des barrettes à cheveux, des loupes format cartes bancaires, des tablettes de chocolat Milka  (très important la marque Milka), des crayons de couleurs, des paquets de mouchoirs en papier, des gâteaux maison...


Puis il y a les taxis et les remises. Ces derniers sont comme des taxis qu'on appelle au téléphone si j'ai bien compris, on ne les hèle pas dans la rue.



Enfin, le top du Top : les cars "longs courriers". La gare routiere de Buenos aires est plus grande que l'aéroport de Nantes. Une centaine de quais d'embarquement ! Dans ces cars, on y est mieux  installées que dans des busines classes de chez Iberia. Il y a une gentille hôtesse de terre qui prend soin de nous tout au long du voyage. Ce n'est pas cher (le prix d'une nuit dans un dortoir dune auberge de jeunesse) on y mange, boit et dort. Un peu long certes mais cela permet de voir le paysage et on economise une nuit d'hébergement.



Au final un panel de transports assez fluides, vraiment très peu chers (75 centimes d'euros pour notre escapade en train. Pour comparer un café coûte 1,5 euro)...et tout plein d'Argentins très serviables pour vous aider à vous repérer dans ces fonctionnements parfois curieux.

lundi 10 février 2014

Téléportation au soleil

Et voilà,  samedi soir derniers moments avec tout plein d'amis et famille qui sont venus nous faire un dernier bisou avant le départ.
Pour ceux qui étaient présents sur le créneau horaire 18h/19h une téléportation dans notre voyage était au programme.
Gaite,  soleil, musique, Amérique du sud et tout de suite on pense : samba !

C'est ce qu'ils ont vécu pendant une heure;-)  Comment 50 personnes pas forcément douées pour la musique peuvent arriver en 1 heure à jouer de la samba ?
Regardez les (la vidéo peut être un peu longue au début à démarrer mais soyez patients !)


jeudi 23 janvier 2014

Le vide n'est pas vide

Ici ou plutôt ce jour commence ma nouvelle vie !
Je suis en effet allée ce WE suivre le stage "contre la peur en avion" que j'ai reçu en cadeau à Noël.
10h / 19h : une journée intense

Première surprise : nom étions un groupe de 4 hommes, 4 femmes. Je pensais que cette peur en avion était une histoire de femmes mais pas du tout. En revanche, les raisons de cette peur sont différentes selon qu'on soit H ou F.

Deuxième surprise : les raisons qui ont poussé les personnes à venir à ce stage. La plupart avaient leurs enfants à l'étranger pour leurs études ou bien expatriés et l'envie d'aller voir leurs enfants les poussait à envisager de s'approcher d'un aéroport.

Troisième surprise : j'étais sans nul doute la plus" atteinte" du groupe puisque je cumulais les sources d'angoisse et pourtant j'étais la seule à prendre l'avion régulièrement.

Après trois heures avec deux psychologues spécialisées dans les phobies j'ai tout de suite senti que certains points de blocage sautaient et que les exercices de respiration allaient pouvoir m'aider à vaincre les derniers.

Puis 2 pilotes de ligne sont venus pendant 3h nous décrire video et sons à l'appui les différentes phases de prèparation d'un vol, nous expliquer les modes de circulation dans l'espace aérien
(d'ailleurs je vous conseille d'aller faire un tour sur http://www.flightradar24.com/ qui reprend l'ensemble des avions en vol à chaque instant)
et nous faire faire des exercices de décollage et atterrissage dans le cockpit d'un simulateur de vol.


  Et comme toujours, l'ignorance engendre la peur mais la connaissance permet de la lever.

Je ne vais pas vous rapporter les 6 heures d'infos entendues ce dimanche - surtout que vous, vous n'avez pas peur de l'avion ;-)

Mais voici quelques réponses à mes peurs :

1/ un avion ne se déplace pas dans le vide, mais glisse comme sur un matelas : l'air. Les ailes de l'avion "s'appuient" sur l'air et plus la vitesse diminue plus l'aile doit avoir une surface plus grande d'où les mécanismes de déploiement de certaines parties des ailes et de tous les bruits associés !



2/ plus la peine de surveiller les gamins qui se rendent aux toilettes dans l'avion car il n'y a aucun risque qu'ils appuient sur des boutons déterminants pour la sécurité générale. En effet, ne rigolez pas, le fait que des enfants puissent appuyer sur ces boutons pour jouer m'angoissait. Or ces boitiers ne gèrent que les lumières intérieures et les commandes d'interphone entre les différents membres du personnel navigant.


3/ aucune possibilité qu'une porte de l'avion puisse être ouverte par une personne malveillante et suicidaire. Il faudrait d'abord tirer la porte vers l'intérieur de l'avion, la faire pivoter et la repousser contre le vent extérieur soit quelques 17 tonnes de poussée à exercer parait-il... de plus la pression en cabine est largement supérieure à la pression extérieure, la porte est donc plaquée au fuselage. A moins de voyager avec Hulk le risque est donc nul...et une peur en moins...;-)





4/ les turbulences ? eh bien ce sont les dos d'âne du ciel à la différence près que le plus gros des trous d'air ne dépassera jamais 20 cm ! Les dizaines de mètres de chute imaginées sont dans 90% des cas des petits soubresauts de l'avion de 6 à 7 cm maxi même si l'épaisseur de la zone de turbulence peut, elle, être de plusieurs dizaines de mètres. Le problème c'est que le ressentis de ces variations à 900 km/h est très inconfortable et peut provoquer des chutes d'objets ou de personnes à l'intérieur de la cabine. Mais à l'extérieur aucun dégât n'est à envisager pour le fuselage de l'avion. Jamais au grand jamais une turbulence ne pourra endommager un avion. Ce dernier, quel que soit son constructeur peut résister aux chocs d'une tornade mais pas vraiment conseillé pour l'inconfort que cela engendrerait ;-)


5/ enfin, un avion peut très bien atterrir sur un seul train d’atterrissage voir aucun train mais dans ce cas le personnel au sol répand généralement de la neige carbonique pour que l'avion "atterrisse" sur le ventre (construit pour supporter ce type de "frottement").
Et comme je n'ai plus peur des atterrissages "en crabe" (tout à fait normaux car l'avion atterrit face au vent puis se remet dans l'axe de la piste), voici un panorama d’atterrissages pas trop cools !


Voilou !
Avec tous ces points d'éclaircissement je pense que mes angoisses vont disparaitre, sans compter que j'ai téléchargé une appli me permettant de réguler ma respiration et donc de contrôler mon angoisse. Reste à gérer mon incapacité à ne pas pleurer quand je vois l'horizon basculer lors des virages entrepris par l'avion... Il y a une solution simple : ne pas regarder par le hublot auprès duquel je ne m’assiérai plus jamais ;-)

Pour toute sorte de complément d'infos n'hésitez pas à consulter le blog
http://blog-peuravion.fr/ et son dernier article

L’année 2013 est la plus sûre de l’histoire de l’aéronautique !