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mardi 29 avril 2014

La page de Fab - 7 - Une journée perdue

Une journée de perdue

 Alors qu'est - ce qu'une journée de perdue dans un voyage d'un an me direz - vous ?

 Et bien c'est une journée où on devait prendre un avion très tôt de Cusco à Lima afin d'attraper le vol Lima Quito prévu dans notre billet tour du monde. Sauf que quand je l'ai pris je me suis trompée, j'en ai pris un le jour d'avant.

 Est-ce parce que je buvais un maté coca (tisane avec plein de feuilles de coca que je trouve délicieuse) ? Je n'en sais rien en tout cas nous voici levées ce matin à 5 heures 1/4 pour prendre ce vol.

 Une fois arrivées à Lima nous avons pris le temps, puisque nous l'avions, le temps, d'aller voir la compagnie LAN qui possède l'avion dans lequel j'ai oublié ma liseuse il y a un mois et 1/2. Au moins on se dit que la journée sera rentabilisée mais non, point de liseuse retrouvée.

 Tant pis, on file vers la mer que l'on a pas vue depuis longtemps. Il y a des vagues, le bruit des vagues et, chose surprenante, une galerie commerciale à ciel ouvert coincée entre la mer en contrebas et la route. C'est vraiment bizarre de regarder la mer avec dans sa ligne de mire des escalators.... Il y a des fringues, des restaurants, un coiffeur et un supermarché.


Alors on se dit que c'est notre dernier jour au Pérou et que, tradition oblige depuis notre départ, on doit se faire un bon restaurant pour fêter ça. Il est 13h, on va dans une brasserie qui surplombe la mer, qui sert des fruits de mer et des cesar-salade, c'est super bon tellement ça faisait longtemps qu'on avait pas mangé ça !



En prime nous assistons, médusées, à la prise de photos de scènes avec 2 jeunes filles qui donnent à tour de rôle des claques à un homme d'une cinquantaine d'années en faisant voltiger ses lunettes alors qu'une autre lui offre une bague à genoux comme si elle le demandait en mariage ?!?!
Au début je pensais que nous assistions à un tournage de romans photos comme dans les "nous - deux" qu'achetait ma grand - mère et que je lisais pendant les vacances en cachette. Mais en nous renseignant auprès d'un serveur il s'agissait en fait de photos pour la publicité du restaurant !!!!



 Y - a - t - il un publicitaire dans nos lecteurs qui pourrait m'expliquer le message ???

Après une tournée dans la galerie, des courses au supermarché et un passage chez le coiffeur pour moi nous sommes rentrées à l'hôtel, sans visite de musée, d'église ou de place des Armes....

Finalement, c'est pas si mal une journée de perdue !

dimanche 27 avril 2014

Show chocolat !

Cuzco, 24 avril

Si l'Afrique produit 90% des fèves de cacao utilisées dans la production industrielle,  il n'en reste pas moins que l'autre continent du chocolat est l'Amérique du Sud.
Les cacaotiers poussent dans une zone à cheval sur l'équateur et le Pérou est le seul  pays à produire les trois variétés de cacaotiers.  Si les volumes ne sont pas mirobolants, la qualité est en revanche exemplaire. Par ailleurs, le cacao péruvien a la particularité d'avoir des saveurs fruitières car la terre est telle que si un plant de cacao pousse à côté d'un bananier alors les fèves auront une saveur de banane, si c'est à côté d'un papayer alors la saveur de papaye pointera dans le goût de la fève récoltée. etc.

A Cuzco, nous sommes allées prendre un cours de "chocolat"
Roberto nous a accueillies et nous a tout d'abord informées sur les variétés de chocolat et la production péruvienne.


Puis nous avons enfilé un tablier et nous avons reproduit le processus d'élaboration du chocolat avec, à toutes les étapes, des exemples de la façon dont , à travers les epoques, on consommait la production obtenue. Autant vous dire que le chocolat d'aujourd'hui est largement le plus agréable au goût puisque les premières utilisations étaient quasi pharmaceutiques, très épicées et pas du tout sucrées. .. bref, pas vraiment un plaisir !



Alors tout commence par l'ouverture des bogues de cacao d'où on extrait les fèves qu'on va entasser dans des bacs en couches alternées avec des feuilles de bananiers. Se produit alors une fermentation de 5 jours qu'on va vite stopper avant que s/ initie le phénomène d'alcoolisation.  L'alcool de cacao n'est pas consommable car il est très hallucinogène.


Les fèves sentent un peu le vinaigre et sont déjà à ce stade commercialisées. C'est à ce stade également que nous avons commencé à les utiliser dans le cours.
Il a fallu les torrefier et on obtient alors des fèves luisantes, nervurées de blanc car c'est le beurre de cacao qui ressort.


Ensuite on les épluche et on broie très finement les fèves. La poudre obtenue sera travaillée sous pression pour extraire le beurre et obtenir la poudre sèche de cacao 100%


La poudre sèche de cacao est alors la base de toutes les compositions chocolatées que nous aimons. Il faut pendant 24h malaxer poudre de  cacao, beurre de cacao, sucre et lait éventuellement pour obtenir le chocolat que l'on moulera avec ou non des composants annexes comme des épices,  des noisettes pilées,  des raisins, des herbes. ..



Fabienne a choisi de faire deux sucettes à la poudre de coca et deux aux noisettes. Pour ma part, j'ai fait deux Incas l'un à la poudre de coca et aux oranges confites, l'autre au gingembre et noix de cajou.





Ma foi, le résultat nous a bien plu !
Et comme nous pensions à vous, l'inca à la coca est parti via la poste vers la France à destination d'un/d'une lecteur/trice de ce blog tiré au sort !
Vous nous direz s'il est arrivé en bon état et surtout si vous avez aimé !


samedi 26 avril 2014

Machu Picchu

23 avril
(desolee mais cet article a ete saisi sur un clavier qui ne connait pas les accents)


Pour acceder au site il nous a fallu prendre un train de Ollantaytambo (village qui est lui meme a 1h20 de Cuzco en bus ou taxi) vers Agua caillentes . Il y a une station de train mais deux compagnies : PeruRail et Incarail. Nous sommes parties avec Inca rail moins cher et tout aussi exotique que sa concurrente. Des hotes et hotesses dans chaque wagon, une boisson et des snacks servis pendant le trajet et un wagon restaurant avec un vrai chef de cuisine et un service a la table !
On peut aussi accéder au Machu Picchu par différents chemins de randonnée. Le plus emprunté, le chemin de l’Inca, est soumis à un contrôle strict et ne peut être parcouru qu’avec une agence.

Agua caillentes (eaux chaudes, en effet il y a des eaux thermales), est une sorte de village de station de sport d'hiver ou il n'y a rien a faire si ce n'est manger, boire ou acheter des souvenirs. C'est le village qui est en contrebas du Machu Picchu et d'ou part tous les 5 minutes un bus pour monter au site.

Donc, des l'aube le lendemain, nous etions environ 500 a nous presenter aux portes du site tant convoite qui verra 2500 visiteurs maxi comme chaque jour.

Ce qui frappe le plus en decouvrant cette merveille ce n'est pas tant les ruines que le site en lui meme, l'environnement qui est tres impressionnant. Le lieu d'implantation de la cite n'a d'ailleurs pas ete choisi au hasard mais avec vraiment beaucoup d'intelligence ...je vous laisse creuser la question pour occuper vos soirees ;-)

Je n'en dirai pas plus car je ne trouverais pas les mots qui decriraient avec assez de justesse l'enrichissement culturel que nous a apporte cette visite et surtout le plaisir ressenti a parcourir une journee durant cette cite.

Alors, place a quelques photos et a une petite video de ce voyage qui nous l'esperons vous restitueront un peu "l'ambiance"...





Évidemment,  Emma était la pour contempler la vue








Et pour le prochain article, alertez les gourmands !


Info pour les futurs voyageurs

Pour le Mach Pichu nous avons finalement pris un tour  environ 200 euros par personne comprenant
 Aller en taxi de Cuzco jusqu'à Ollantaytambo
Billet train Incarail jusqu'à Agua calientes
Nuit d'hôtel avec petit dej dans Agua calientes
Billet du bus pour monter au site Billet d'entrée du parc Machupicchu avec guide pendant 2h et possibilité de rester tout le reste de la journée pour aller et venir dans le site
Billet redescente en bus
Billet train retour Ollantaytambo
Retour en taxi à Cuzco

 Cette formule n'était pas tellement plus chère que de cumuler tous les billets séparément  et cela nous a permis de ne pas perdre un après midi à aller chercher les billets de train, puis aller réserver et acheter le billet d'entrée au Park Machupicchu (le nombre d'entrée et limitée par jour donc il faut le réserver environ 48h à l'avance),  puis de réserver une nuit à Agua sachant que c'est toujours plein à craquer, de négocier avec un taxi pour aller jusqu'à Ollantaytambo etc...
Tous les tours sont à peu près au même prix entre 180 et 200 euros sur 2 jours et quand on dit tour il ne s'agit pas de car avec 50 personnes, on était vraiment comme si on avait pris tout individuellement.
 Il y a aussi des formules sur une journée avec arrivée sur le site à13h. C'est moins cher car économie de la nuit à Agua mais moins de temps sur le site qui ferme à 17h

Si on avait tout acheté au détail cela aurait donné :
L'entrée du parc de 82$ soit une 60taine d'euros par personne.
Le train ça dépend du jour de la semaine et de l'horaire mais faut compter 80 euros A/R par personne
Le bus pour monter au Park c'est 15 euros A/R par personne
Un taxi Cuzco Ollantaytambo compter 5 euros A/R par personne

jeudi 24 avril 2014

Cuzco

 Cuzco du 18 au 26 avril

Cuzco et Machupichu sont des étapes que nous avions mises en gras, en rouge dans notre carnet des destinations rêvées au même titre que le Perito Moreno ou l'île de Pâques.

Nous voici donc à Cuzco, arrivées en bus de jour car on avait souvent lu sur les forum que le paysage était trop beau pour ne pas être vu... bon OK ce n'est pas moche mais rien de transcendant. Je crains que nous commencions à devenir un peu exigeantes maintenant que nous avons vu la Bolivie et surtout le sud Lipez. C'est un peu le revers de la médaille : plus on voit de jolies choses plus le niveau de référence s'élève. ..
En revanche , arrivées à Cuzco nous sommes ravies. Beaucoup de touristes certes car nous sommes aux portes de la vallée sacrée et à 1h30 de train du célèbre Machupichu (dont nous reparlerons dans un prochain post), mais la ville est adorable et reste agréable même dans les quartiers un peu plus éloignés du centre historique et donc touristique.



Cuzco est au fond d'une vallée,  ce qui signifie donc des ruelles escarpées à remonter le cerro, mais on commence à être rodées quant au remontage de pentes à petits pas serrés pour ne pas trop s'essouffler (technique très efficace de Daddy un guide que nous avions eu à Java). Et parfois nous avons triché en empruntant un petit bus touristique en bois très bien retapé et charmant qui nous a permis de monter sur la crête tranquillement et voir ainsi un immense Christ et les ruines incas de Saksayhuman.



Nous sommes arrivées à Cuzco le vendredi saint et dès 18h nous avons pu observer des processions sortant de toutes les églises de la ville (et elles sont très nombreuses) avec en premier lieu les pompiers qui portent une croix, puis un cercueil transparent (et voire luminescent selon la richesse de la paroisse) contenant le corps du Christ supplicié (et là les péruviens ne sont pas avares de détails sanguinolents) et, pour clore la marche, une vierge généralement portée par des femmes.



Ces processions sont assez impressionnantes car elles se déroulent de nuit, toutes en illuminations mais sans un chant, un quasi silence avec seulement quelques tambours et un ou deux tubas ou trombone.

Dimanche, c'est un autre genre de défilé auquel nous avons assisté : celui des corporations qui oeuvrent au développement économique et culturel de la ville. Autant dire tous les métiers non ? Et bien, comme cela concerne en effet beaucoup de personnes, c'est à tour de rôle,  que tous les dimanches,  après un levé de drapeaux Pérou et Cuzco, les professions défilent.  Le jour où nous y étions cela concernait le groupement des artisans tissage et lainage de Cuzco, les carriéristes de Cuzco (à l'oeuvre sur leur camion à défoncer un bloc de pierre au marteau piqueur), des danseurs folkloriques qui interviennent dans les tours touristiques,  des agents d'une société financière, ceux de l'équivalent d'un conseil général, les membres d'une école  etc...




Le centre historique n'ayant plus de secret, nous nous sommes un peu éloignées pour aller rencontrer une coopérative de femmes artisanes qui nous ont montré tout le processus de fabrication : du lavage de la toison des lamas alpaga, à la teinture avec différentes plantes ou bestioles comme la cochenille, puis le filage et le tissage.

Un peu plus loin nous avons pu découvrir les terrasses circulaires de Moray - système de terrassement qui captait dans les pierres de soubassement  la chaleur de la journée pour compenser le froid des nuits et ainsi permettre l'acclimatation et le développement de jeunes plants. Cela tenait lieu de pépinière très ingénieuse qu'on retrouvera à Machupicchu.




Enfin,, nous avons adoré les salinas de Maras, spectaculaires piscines étagées à flanc d'une gorge profonde et recueillant depuis des siècles les eaux salées et très minéralisées des Andes.




Prochaine etape le Machupicchu... yesssss !






samedi 19 avril 2014

Titicaca côté pile, côté face

Copacabana, Titicaca , Puno du 13 au 18 avril.

Nous nous sommes quittés à Sucre (Bolivie) d'où nous avons rejoint en avion La Paz pour immédiatement embarquer dans un bus pour Copacabana.
Ce nom évoque chez les européens le plage brésilienne mais ici, en Bolivie, on ne rigole pas avec la frivolité et Copacabana n'évoque que la vierge du même nom.

Il y a parfois des bras de lac à traverser donc le bus sur une barge
et les passagers entassés dans un minuscule bateau

La petite ville est située au bord du lac Titicaca à 4h de la Paz et en cette semaine sainte nombreux sont les boliviens qui tiennent à se confesser ou à faire bénir leur nouveau vèhicule auprès de la virgen de Copacabana. Elle est particulièrement célèbre car elle a fait des miracles. Son église de style mauresque est particulièrement originale dans ce pays .



Le reste de l'année la petite ville est comme une station balnéaire avec sa plage et ses pédalos et cela rend tout d'un coup la Bolivie un peu plus gaie.


Le lac Titicaca est à cheval sur la frontière Bolivie / Pérou mais la culture du lac est pré inca et inca quel que soit le côté où on se trouve. Plus haut lac navigable du monde (3800 m) il fait 170 Km de longueur sur 60 km de large pour une prolondeur maxi de 274 m et une temperature moyenne de 10 à 14° selon les saisons.

"Le lac Titicaca semble tenir son nom d'un rocher situé sur l'Isla del Sol et appelé Titi Khar'ka, ce qui signifie « Roc du puma » en langue aymara. Selon une autre hypothèse, Titicaca serait une déformation de titijaya, qui veut dire « puma de pierre » (par référence aux pumas noyés et transformés en statues de pierre selon une légende locale) mais également « homme de cendre » (en effet les indigènes vivant autour de ce lac avaient coutume d'y brûler des hommes en offrande à Ayuma, dieu de la vie et de la mort)."

Nous sommes donc allées une journée en ballade sur l'Isla del sol, pemier point d'énergie terrestre, le second étant à Cuzco . C'est une île sympa mais pas mirobolante non plus. On y arrive en bateau sur sa partie nord et après avoir grimpé jusqu'à la roche sacrée ( qui ressemble parait-il à une tête de puma gueule grande ouverte) qui est source de toute l'énergie du monde selon les incas, on peut suivre la crête et redescendre, le tout en 2 ou 4 heures selon les marcheurs jusqu'au sud de l'île où le bateau nous récupère.


Fabienne n'a pas complètement compris comment utiliser la "munia" (thym citronné)
pour se donner l'énergie nécessaire pour grimper jusqu'au lieu sacré

En bas à gauche la roche sacrée qui ressemble sans nul doute au puma gueule ouverte ^ ^
L'île est habitée par 2500 habitants et prèsqu' autant d'ânes ! L'arrivée des bateaux avec les marchandises donnent lieu à des ballets d'ânes et de lamas pour remonter le tout.





Il était temps de quitter la Bolivie pour retrouver le Pérou, à Puno sur l'autre rive du lac Titicaca. En retrouvant le Pérou on retrouve également les taxis mobylettes. ..


Puno, rien de très extraordinaire si ce n'est l'accès à plusieurs îles célèbres dont les iles Uros. Ces iles artificielles flottantes sont construites depuis des siècles par une population d'origine "bolivienne". Aujourd'hui ils vivent essentiellement du tourisme et s'il est vrai qu'ils font le show (visite de leurs maisons de roseaux, balade sur leurs bateaux traditionnels, chansons..) il n'en est pas moins vrai qu'ils vivent vraiment au quotidien sur leurs iles flottantes (école,  hôpital. ..) et perpétuent leurs traditions si particulières et qu'ils sont très pédagogues pour expliquer le mode de fonctionnement de leur culture et la construction d'une île (du moins c'était ainsi sur l'île - 20 personnes/5 familles - qui nous ont accueillis). Que voudrait dire iles authentiques ? Qu'elles vivent comme au siecle dernier ? Authentique veut dire vrai, réel, non ? C'est bien ce que vivent ces gens sur leurs iles, ils combinent tradition et réalité ecomique moderne. Nous on a bien aimé !





La balade aux îles Uros terminée nous avons mangé, dans une guitoune du port de Puno, pour moi un ceviche de truite (poisson cru mariné) car ici la truite est omniprésente même si son introduction dans le lac est assez récente (en effet, des truites australiennes ont été introduites dans les années 40 pour renforcer les apports en proteines des populations locales) et pour Fab un plat monstrueux de poulet à la plancha pour 3 euros.



Voilà,  hasta luego Titicaca, nous rejoignons maintenant Cuzco.

mercredi 9 avril 2014

Feliz cumplemez !

Voici 2 mois pile aujourd'hui que nous tournons en Amérique du sud et que nous vous avons quittés ! Ce blog est pour vous mais également pour nous car notre mémoire de poisson rouge oublie déjà certains moments de ces 2 mois !

Vous avez été très nombreux à apprécier nos photos et à le dire mais pour ce post on va faire sans photos. Ceci dit s'il y a des photos dont vous aimeriez récupérer un format haute définition,  dites le on vous les enverra avec plaisir ;-)

Vous êtes près de 130 à nous lire à chaque article et très gentiment vous avez écrit 381 commentaires auxquels nous n'avons pas toujours répondu.
Désolées :-(
Cependant il y a 2 points que nous voudrions préciser :

Oui, c'est bien le cochon dinde qu'on peut retrouver rôti dans son assiette au Pérou et qu'on nomme cuy cuy à prononcer couille couille et je comprends bien que cela puisse perturber un tant soit peu les petits Broc's ;-)

Oui, l'adoption du petit chien était bien un poisson d'avril, nous apprécions cependant le fait que certaines (hein Fanny ?) puissent nous croire assez folles pour l'avoir fait !

A l'issue de ces 2 mois nous devons décerner le grand prix du commentaire à Mumu qui est toujours la première lectrice et commentatrice, elle n'a pas loupé un seul article, nous pensons que cela mérite un petit cadeau ! Surveille ta boîte aux lettres la belle (enfin tu as un peu le temps vu les délais d'acheminement des colis) !

Alors, que retenons nous de l'Amérique du Sud à ce jour que nous ne vous avons pas dit dans ce blog ?

1 / en Amérique du sud les chauffeurs klaxonnent tous les piétons qui sont à moins de 20 mètres de leur voiture, comme ça histoire de te faire comprendre que le piéton n'est jamais roi

2 / en Amérique du sud il ne faut jamais jeter son papier toilette dans la cuvette des WC mais dans la poubelle et ça c'est pas évident à déjouer comme réflexe

3 / en Amérique du sud il y a des douches électriques et nous venons tout juste de comprendre comment obtenir une douche chaude de bout en bout

4 / en Amérique du sud il y a des empanadas et des ceviches à manger et du pisco sour à boire et c'est trop bon mais il est très rare de trouver des tables en terrasse pour déguster tout ceci

5 / en Amérique du sud (sauf Chili et Argentine) tu peux manger une entrée,  un plat et un dessert pour un 1,5 euros et en plus c'est superbon

6 / en Amérique du sud  ( surtout au Pérou et en Bolivie) les gens sont super gentils et attentionnés mais cette remarque ne s'applique pas aux commerçants

7 / en Amérique du sud on adore les uniformes, que ce soit à l'école,  dans les entreprises, les commerces et il est très curieux de voir les personnels hospitalier, dans la rue ou les bus, aller ou revenir du boulot en vêtement de travail, en tenue de bloc opératoire. ..

8 /  en Amérique du sud on adore boire du café lyophilisé,  du maté et de la camomille

9 / en Amérique du sud il y a beaucoup mais alors beaucoup de taxis qu'on prend pour un oui pour un non et pour 1 euro en Bolivie ils vous font traverser la ville à la Fangio

10 / en Amérique du sud les routes asphaltées sont rares quant aux autoroutes  inter villes nous n'en avons pas vues, en revanche les pistes sont légion et du coup les 4x4 toyota également souvent très vieux et très polluants

11 / en Amérique du sud tout le monde a un petit commerce de quelques choses voire de trois fois rien

12 / en Amérique du sud il y a internet mais avec le débit des années 90 chez nous et parfois on grince des dents

et tout plein d'autres choses qu'on finit par intégrer et apprécier ;-)

Voilou,  prochain article avec photos et où il sera de nouveau question de mineurs ! Bises de nous


jeudi 3 avril 2014

Voir Desaguadero et mourir...récit de Fab

31 mars

Pour passer du Pérou en Bolivie nous avions choisi de prendre un bus de nuit partant à 21 heures de Arequipa, arrivant à 5 heures du matin à Desaguadero le poste frontiere.
Naïves que nous sommes, nous pensions :
 1° que toutes les compagnies de bus offraient les mêmes services pour la même classe
 2° que tous les bus arrivaient dans un terminal de bus.

La première surprise fut donc de constater que nous n'aurions pas de couverture pour la nuit comme les autres fois. Nous avons donc passé la nuit à couvrir les parties du corps que l'on pouvait avec ce que l'on avait sachant que le néon lumineux indiquait une température de -6 à l'extérieur et qu'il n'y avait pas de chauffage dans le bus ... furieuse envie de piquer les couvertures des ronfleurs d'à côté (des locaux qui eux savaient) !
De plus nous avions les derniers sièges du bas à l'arrière du bus, ceux placés sur les roues qui vous font sauter à chaque trou ou bosse (sachant que les 2/3 du trajet s'est fait sur piste).... quelle nuit !

La deuxième surprise après cette nuit magique fut de constater que nous étions débarquées par -2°dans la nuit dans un terrain vague à peine éclairé, avec, à la sortie du bus , des "tryci-taxis" se battant entre eux pour prendre nos bagages, sans nous demander notre avis d'ailleurs !
Isa ayant une furieuse envie d'aller aux toilettes et l'humeur n'étant pas des plus aimables, nous avons empoigné presque de force nos bagages et sommes parties à la recherche du graal pour ma douce et tendre, j'ai nommé les toilettes. Après avoir essuyé un refus dans un hôtel ouvert nous jetons notre dévolu sur les toilettes publiques, fermées ! Je jette un regard dans la guitoune et vois une dame vêtue en habits traditionnels remonter sa culotte sous ses jupes et sortir ouvrir le cadenas des toilettes dames, Isa s'y précipite. Pendant ce temps la petite dame essaye d'ouvrir pendant 5 minutes le cadenas des toilettes hommes et je me dis qu'heureusement que cela avait été plus vite pour les dames car elle aurait pu se faire tuer sur place....
Bref, une fois Isa sortie, le calme revenu, ne sachant absolument pas à combien de distance nous étions de la frontière dans ce no man's land nous décidons de retourner près du bus et de finalement prendre un tryci-taxi



qui nous emmène.... 500 mètres plus loin, juste derrière les toilettes, à la frontière Bolivienne via des chemins en montée. Le pauvre ! Je ne vous dirai pas nos poids mais nous deux plus les bagages, autant vous dire que nous avons dû descendre pour l'aider !

Arrivées à la frontière Bolivienne,



le policier bolivien en faction nous dit que nous n'avons pas le visa de sortie du Pérou et qu'il nous faut donc nous en retourner... grgrgrgrgrgr, pressées qu'on était nous n'y avions même pas pensé ! Nous nous en retournons donc cette fois à pied et nous nous mettons à la fin de la queue de ceux qui, eux, y avaient pensé et attendent devant le bureau peruvien de la migration.

Il est 6h15, le jour s'est levé, il fait toujours -2°, un vent glacial souffle et nous constatons devant nous qu'un petit village s'est installé !
Il y a celles qui font du change : nous changeons nos sols péruviens contre des bolivios.



Celles qui vendent du café et du Maté coca, utile pour réchauffer les seules qui n'ont pas de couverture autour des jambes et des épaules..


Celles qui vendent des gants, utile pour celles, c'est à dire moi, qui en ont perdu un au bout de 3 jours et qui ont froid aux mains.
Ceux qui vendent un breuvage fait de pleins de décoctions et que nous n'avons pas osé goûter.


Dans la file, juste avant nous, il y a Paulo, Péruvien, avec qui nous devisons, en anglais et en espagnol, et qui nous apprend que de l'autre côté de la frontière il n'y a pas de bus mais seulement des taxis pour aller à la Paz, 120 Kms plus loin. 

Il se propose de nous attendre, de nous aider à négocier le taxi et de le partager avec nous. Nous nous perdons de vue le temps de passer la migration Péruvienne puis Bolivienne mais nous retrouvons plus tard et faisons route ensemble dans un taxi break où nous avons même embarqué un passager dans le coffre !

En route Paulo me demande de faire un texto en Français à sa petite amie pour la demander en mariage. Je m'exécute même si je trouve cela étrange.

Arrivés à la Paz à midi Paulo ne veut pas nous lâcher dans l'inconnu. Il nous explique quels taxis ne pas prendre et attend avec nous pour en héler un "seguro" c'est à dire à peu près officiel et négocier le tarif pour nous. Le premier qui s'arrête s'accroche dans le meme temps avec un bus. Les 2 chauffeurs descendent, se filent sous nos yeux ébahis des coups de boule et en viennent à utiliser les crics de voiture pour se battre, créant un attroupement dont nous sortons bien vite.
Notre bienfaiteur tient à nous trouver un autre taxi, négocie le tarif et nous laisse en nous embrassant comme si on se connaissait depuis toujours. Nous avons échangé nos coordonnées et si un jour nous pouvons l'aider à réaliser son rêve qui est de venir à Paris nous le ferons.

Bref, à 13 heures nous sommes dans notre chambre et nous pouvons enfin dormir 2 heures tranquilles. Mais quand-même, juste avant de plonger dans les bras de Morphée, on se promet que la prochaine fois on se renseignera davantage sur le déroulement des trajets, qu'on évitera les arrivées en pleine nuit dont on commence à être gavées et qu'on ne prendra plus de places en fond de bus.

On apprend toujours de ses erreurs parait-il ? En voilà que nous ne referons pas .!

mercredi 2 avril 2014

El vuelo de los cóndores

Canyon de Colca, 29 et 30 mars

Au nord d'Arequipa de nombreuses vallées et canyons font l'objet de trecks en tout genre avec en particulier pour le canyon de Colca la possibilité d'observer au petit matin le vol des condors.

Vous nous connaissez, le treck ce n'est pas vraiment pour nous même si depuis 2 mois nous avons bien évolué et avons maintenant un certain entraînement à la marche. Cependant Chris et Sylvie nous ayant alertées sur le fait qu'elles avaient eu un peu de mal à s'en remettre nous avons opté pour la version "je regarde le canyon d'en haut".

Nous voici donc parties pour la première fois depuis que nous voyageons avec un tour pré établi composé d'une dizaine de personnes françaises,  espagnoles,  luxembougeoises,  péruviennes, néerlandaises. Nous craignions un peu l'expérience mais au final c'était très sympa et surtout splendide.

Le premier jour nous a conduits jusqu'à Chivay après être montés jusqu'à 4900 m d'altitude. Un petit peu de mal à la cabeza malgré les chopes de maté coca. On finira par acheter les feuilles de coca à mâcher avec cependant un résultat pas très satisfaisant. A cet endroit il y a plein de colonnes de galets dressés aujourd'hui par les touristes mais en réplique des traditions incas qui ainsi tentaient de se rapprocher des dieux et d'attirer leur attention.

 


A cette altitude, il y a aussi dès le lever du soleil des dames en costumes traditionnels pour vendre leur production de pull,  bonnet et autres couvertures.



Nous constaterons par la suite qu'il ne s'agit pas que d'habillements pour les touristes car dans les petits villages les personnes d'un certain âge sont toutes habillées traditionnellement.


Nous sommes également passés près de lagunes où paissaient des troupeaux d'alpaga et avons croisé nombreuses vigognes sauvages.


Alpagas

Vigognes


Nous sommes maintenant au point sur les 4 types de "lamas" qui existent en Amérique du sud.

Il y a la vigogne, sauvage, espèce protégée qui fait l'objet de tontes réglementées tous les 3 ans et dont la laine très fine est utilisée pour des objets de grand luxe.

Il y a le guanaco qui ressemble à la vigogne en plus petit et que nous avions croisé en patagonie en pensant qu'il s'agissait de lama...pfuuut,  les ignorantes !

Puis il y a l'alpaga qui lui s'apparente plus au lama (cou à la verticale et oreilles droites) et qui n'existe pas à l'état sauvage. Les élevages visent l'exploitation de la laine d'alpaga très chaude et douce.

Enfin, il y a le fameux lama, en élevages lui aussi, domestiqué pour les travaux de force, le portage ou encore sa viande. Avec le cuycuy (cochon dinde) le lama est une spécialité culinaire de la région. Sa laine est également utilisée mais pour des couvertures ou vêtements beaucoup plus rustiques.

A la fin de cette journée,  nous étions donc à Chivay pour une baignade proposée dans les eaux chaudes du volcan voisin. Notre expérience du glaciobare nous revenant en mémoire nous n'avons fait qu observer les courageux. Car si l'eau est en effet à 36°, la température extérieure ne dépassait pas les 12° avec un petit vent glacial bien présent. Nous avons pu également visiter une église très caractéristique de celles du sud Pérou à savoir : beaucoup de dorures et surtout des personnages représentés à l'aide de mannequins avec cheveux etc...et non de statues.



Après un dîner local et des démonstrations de danses folkloriques ma foi sympathiques nous voilà au lit pour nous lever au très petit matin et ainsi partir voir les condors (un apparté concernant ces régions de haute altitude,  où au "meilleur" de l'année on peut attendre régulièrement les -12°, et pourtant il n'y a jamais de chauffage dans les chambres d'hôtels ou gîtes,  voir pas d'eau chaude - un vrai plaisir !)

Les condors sont nombreux au dessus du canyon de Colca. Pour les observer il est nécessaire que 2 conditions soient respectées : le soleil et le vent. Le matin de notre virée,  le soleil était présent mais le vent était faible. Nous avons pu observer de jeunes condors sur des rochers en attente du vent pour décoller puis enfin, le vent se levant des condors se sont mis à planer haut dans le ciel et c'était captivant !



Hormis les condors, le canyon et la vallée de Colca sont vraiment magnifiques avec la particularité de cultures en espalier dans la vallée...un petit air de Bali !




Le retour vers Arequipa s'est fait sous une petite tempête de neige légère. Étonnant !