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mercredi 10 janvier 2018

La page de Fab - 30 - Plongée en Colombie

Bocachica
8 déc

Et bien voilà comme prévu ma petite expérience de presque débutante sur la plongée en Colombie.

Je suis vraiment désolée car le film que vous allez voir a été réalisé lors d'une journée où la visibilité n'était pas bonne. Nous venions de subir 3 jours de mini tempête avec un brassage des fonds et des grosses vagues. Généralement les plongées sont plus enthousiasmantes de couleurs, de poissons..

Dans la première plongée j'ai filmé quelqu'un pour vous montrer comment on rentrait dans l'eau et tout de suite après j'ai filmé quand moi (filtre devient rouge) je rentrais dans l'eau pour que vous puissiez ressentir ce que ça fait.

Le sifflement que l'on entend vient de mon détendeur, rien de grave ça arrive quelquefois. Vous le verrez, les coraux ici sont morts à cause de la chaleur de l'eau qui dépasse les 30 degrés. Il n'y a donc plus beaucoup de poissons.

Avant la deuxième plongée nous avons cherché pas mal de temps l'épave au dessus de laquelle nous devions plonger. En effet avec le vent et les vagues le marqueur qui indiquait l'emplacement de l'épave (un bateau coulé exprès après la deuxième guerre mondiale) était parti. Nous l'avons retrouvé mais malheureusement nous n'avons pas pu entrer dans l'épave faute de visibilité et pourtant c'est ce que j'adore faire en plongée. Mais il faut toujours s'assurer de la sécurité.

Enfin j'ai filmé le retour en moto pour vous montrer le village adjacent à notre hôtel. .. ça ne fait pas rêver.




Ah au fait ! Pas beaucoup de joueurs sur notre dernier post mais une bonne réponse ! Ne me demandez pas comment elle a trouvé ;-) Oui Steph,  il s'agit du parqués ! Un porte clef pour toi !.
Au debut on coyait qu'ils jouaient tout aux petits chevaux. Le plateau y ressemble mais ce ne sont pas les mêmes règles.  C'est un jeu de plateau tiré d'un jeu indien (Inde) et qui ne s'est développé massivement qu'en Colombie...Mystere ;-)




lundi 25 décembre 2017

La page de Fab - 29 - Conduite colombienne

21 dec


Et voilà, il est 7 heures 4 du matin et je viens de me réveiller d'une courte, très courte nuit dans le bus à 2 étages que nous avons pris hier à 15 heures à San Agustin pour aller en 18h à 727 km de là : Medellin.

Quand nous avions réservé nos places il ne restait que celles de devant, les panoramiques du 1er étage et nous étions toutes contentes... mais je crois que j'ai compris pourquoi il ne restait que celles là.

Dans un bus à 2 étages quand vous êtes en haut et que ça balance de droite à gauche sur une route pleine de virages vous avez mal au coeur, normal, on commence à connaître ! Mais quand, en plus, vous êtes en Colombie et  que vous voyez la route, alors vous avez la frousse, vraiment !

Pourtant, ici, il y a tout comme chez nous : des écoles de conduite, les interdictions de doubler,  des lignes continues qui sont ici même des doubles lignes, des lignes blanches sur le côté,  des ronds points, des laisser passer, des indications de virages dangereux mais, comment dire.... ils auraient pu tout autant ne rien mettre.

Le bus file, double en klaxonnant pour signaler à ceux qu'il dépasse de ralentir même si c'est interdit de doubler,  se met sur la file de gauche pour prendre un virage en épingle à cheveux à droite mais là sans klaxonner pour se signaler à celui qui vient éventuellement en face et il en vient, s'impose dans les ronds points ; bref, il fait ce qu'il veut, le plus gros est le roi.

Alors déjà vous ne dormez presque pas à cause de la trouille mais en plus les Colombiens sont assez naturels donc bruyants. Avant chaque arrêt dans un terminal il y a la dame du bus qui n'est là que pour annoncer à voix tonitruante la gare où on arrive et pour réveiller ceux qui doivent descendre. Pourtant, en prenant nos réservations de sièges nous indiquons la station où on veut descendre donc elle sait qui va où et pourrait très bien discrètement réveiller ceux qui sont concernés.

Il y a ceux qui se parlent comme si personne ne dormait, ceux qui répondent au téléphone en mode haut parleur puisqu'ici ça se fait beaucoup,  celui qui vous réveille car il mange des trucs dans un paquet qui fait un bruit énorme à chaque fois qu'il plonge la main dedans et qui prend bien son temps et qui va bien au fond de la brique de jus d'orange avec sa paille et que vous avez envie de tuer.
Il y a aussi ceux qui reniflent,  ceux qui ont comme indication de réception de sms le bruit d'une bille qui tombe et qui roule...

Et ce matin toujours dans les virages, comme nous sommes samedi, il y a ceux qui s'entraînent à vélo dans leurs belles tenues comme chez nous. Mais ici pas question de rouler sur la route ils restent sur le bas côté derrière la ligne blanche à la queue leu leu.

Comme curiosité il y a aussi les voitures ou les camions qui à Medellin sont arrivés par une voie d'accès à la 4 voies périphérique pour prendre de l'essence à la station qui se trouve juste à l'entrée. Mais, plutôt que de sortir de la station sur la voie rapide, ils préfèrent repartir par où  ils sont venus en marche arrière sur des centaines de mètres, sans se soucier des voitures qui descendent cette voie d'accès à la voie rapide...

A la lumière du jour on voit des camions avec une roue dans le fossé...

Bon il reste 60 kms et on se dit qu'on va quand même y arriver mais qu'on va peut être prendre l'avion sur le prochain long trajet.



mardi 19 décembre 2017

La page de Fab - 28 - Une soirée colombienne

Villavieja - 17 déc 2017

A l'heure où je commence cette page, nous sommes Dimanche 20h30, et nous sommes assises sur un banc en face de notre hôtel, dans un parc de la ville de Villavieja.


Pour nous remettre un peu de la semaine éprouvante passée en France, une fois n'est pas coutume, nous avions choisi un joli hôtel avec piscine que nous espérions très calme.


Hélas pour nous, les festivités de Noël ont commencé et tout est très bruyant : hier matin très tôt  (5h du matin) nous avons eu l'église qui a commencé à émettre par hauts parleurs des chants de Noël, mais à chaque fois le même morceau 4 fois de suite. Nous avons même eu droit à une chanson de Nana Mouskouri, c'est vous dire...

Depuis ce matin 10h et jusqu'à 4h du matin) nous avons juste à côté de notre chambre une sorte de salle des fêtes qui passe des chansons, en espagnol bien sûr, mais que sur des airs de musette "genre café El gringo". .. et même si en général on aime ça, sur 3 chansons histoire de danser un peu, là de les entendre en boucle (car la playlist est très restreinte), ça prend la tête, je vous dis pas !

Ce soir nous sommes sorties voir ce qui se passait dans ce petit village (nous avions fait autre chose dans la journée mais ça fera l'objet d'un autre post).

Nous sommes donc dimanche soir et à notre grande surprise il y a "foule"...

Il y a les gens assis devant chez eux qui sont juste là, entre eux, à discuter et regarder qui passe ou ce qui se passe.



Il y a ceux qui sont assis à la terrasse du café et qui boivent des bières, plein de bières. ..



Il y a ceux qui se sont regroupés au café pour voir le match de foot et qui crient ou acclament...



Il y a ceux et surtout celles qui surveillent les enfants dans le parc et qui papotent en prenant le frais.. tout est relatif car il fait 28° maintenant mais il en faisait 35 dans la journée. . et on doit dire qu'il fait bon.



Les moustiques sont enfin partis se coucher et on est bien sur notre petit banc avec du "wifi (enfin) gratuit pour les gens", c'est comme cela que s'appelle le réseau.

Tout est décoré pour Noël. Les maisons bien sûr qui ont le sapin dedans (mais qui se voit de dehors), les crèches qui sont dehors sous des petits barnums,



 et la crèche de la ville installée toujours dans ce même parc.


Même la police a décoré ses murs,


tout comme l'église qui célèbre la messe les portes ouvertes avec une crèche géante à l'intérieur.



Les enfants jouent au foot, d'autres courent après un petit garçon qui a une super voiture électrique, bref tout est ici comme ailleurs, même dans ce petit village reculé célèbre pour son désert.

Que ce soit la capitale ou les autres villes. nous trouvons le pays plus moderne que d'autres pays d'Amérique du sud que nous avons déjà visités.

Les Colombiens sont très proches, très tactiles entre eux, les mères et filles adultes n'hésitent pas à se donner la main en se promenant dans la rue ou à se tenir tout près les unes des autres.


Il y a des commerçants un peu à l'ancienne, disons comme on en a croisés partout en Amérique du sud et il y a aussi un Burger street très moderne.


Chose amusante aussi il y a beaucoup de couples, de tous les âges, qui tournent à moto autour de la place où nous sommes... que cherchent-ils ? Mystère ! Peut-être juste du vent pour se rafraîchir ?

Les colombiens sont vraiment très gentils. Comme partout, en tant que piéton il faut faire très attention car nous ne sommes pas du tout prioritaires, mais pour le reste, vraiment, rien à dire. Attentionnés, toujours prêts à rendre service, avec à la bouche toujours le mot "tranquilla", tout est "tranquilla" : choisir ce qu'on doit manger, payer, marcher dans le désert, tout doit se faire "tranquilla"... et on apprécie beaucoup.

La seule chose qui ne nous va pas c'est le "manger". Ici tous les plats sont servis avec 3 accompagnements. En général riz, pâtes et patacon (galette de banane plantin) et viande ou poisson c'est selon. Et alors je me sens de plus en plus boudinée dans mes vêtements. Bon je sais on pourrait ne manger que la viande ou le poisson mais vous me connaissez, je ne peux pas ne pas vider mon assiette. Et ici, salade, connaissent pas...
En plus vacances = bière et bière = k.... (non je ne peux pas prononcer ce mot) et ce sera donc régime au retour mais pour l'instant on ne va pas trop y penser.

Demain nous irons donc tranquilles vers une autre ville où nous allons décider de notre futur périple en espérant qu'il y ait un wifi qui fonctionne bien pour nous organiser et, surtout, du calme....

Voilà la vie ici, tranquille, qui serait plus sympa sans moustiques (Isa est couverte de boutons qui deviennent de plus en plus gros) mais eux ne connaissent pas ce mot, dommage....








vendredi 8 janvier 2016

La page de Fab - 27 - suite

Alors ça y est, nous sommes vendredi et il est 9 heures du matin et nous avons le "fit to flight" du médecin,  c'est à dire qu'Isa est apte à voler.
Bon pour tout vous dire le médecin l'a écrit depuis maintenant environ une quizaine d'heures mais la personne qui devait l'envoyer à l'assurance hier ne l'a pas fait, je ne vous dis pas dans quel état j'étais quand j'ai découvert ça hier soir...

Donc ce matin à 8 heures tapantes j'étais dans son bureau, je l'ai récupéré et envoyé moi-même à l'assurance.  Sauf que là-bas,  c'est à dire chez vous, il est 2 heures du matin, et il faut donc encore attendre 6 heures qu'ils puissent organiser le voyage !

Bref, que de patience à avoir, surtout après les nuits qu'on vient de passer.
Nous sommes dans une chambre de 4 donc. En face du lit d'Isa nous avons une vieille dame qui a une grande cicatrice sur la tête et nous regarde en nous fixant toute la journée et qui ne peut dormir sans la télé, la télé thailandaise ça va 5 minutes mais bon ...
Ensuite en face à droite nous avons une japonaise qui a fait de son quart de chambre son bureau et officie par skype ou par téléphone pratiquement toute la journée et toute la nuit en parlant très fort.  Nous avons beau  faire des "chuttttttt" très sonores elle s'en fout royalement.
A gauche d'Isa nous avons une indienne arrivée hier de Mayotte qui a failli faire mourir Isa d'une crise cardiaque en passant sa tête sous le rideau lors de sa prière du soir. Elle,  son truc, c'est de se lever toutes les heures pour faire pipi et racler ses glaires en faisant en sorte que tout le monde entenee bien à la mode thaïlandaise.... (pardon pour celles et ceux qui sont au petit-déjeuner).

Après il y a nous.  Pour tout vous dire Isa n'a pas la super forme. Certes elle n'a plus de fièvre et plus de dérangements côté ventre mais elle n'a pas d'appétit du tout et beaucoup de nausées (il faut dire qu'elle avale au moins 20 comprimés par jour) et je mange la moitié de ses plateaux repas pour faire croire qu'elle les mange. Il faut dire qu'ici c'est sodexo qui gère le manger et ils s'en foutent de ce qu'ont les patients. Elle n'a pratiquement pas le droit de manger tout ce qu'on lui sert : jus de fruits, choux... à chaque fois es infirmières en enlèvent la moitié. Bizarrement alors que c'est quand-même la base de l'alimentation ici elle n'à jamais eu de riz.

Et maintenant c'est moi qui suis malade. Je tousse et j'ai une angine mais pas de fièvre et encore de l'énergie mais je n'en dis rien, je n'ai pas envie qu'on me garde. Si je reste je crois que je vais en tuer une des trois.. en plus j'ai le dos en compote à dormir sur le canapé, il est vraiment grand temps qu'on parte.

Seul aspect positif : la gentilesse des infirmières et leur tenue rigolote


Nous attendons donc la visite du médecin qui va sceller définitivement notre sortie puis direction l'hôtel où  nous attendrons notre envol sans doute demain, à suivre.....

mercredi 6 janvier 2016

La page de Fab - 27 - Série hôpitaux du monde

Tout a commencé hier matin.

Réveil à 8 heures pour prendre l'avion qui nous emmène du Cambodge à Bangkok, dernière étape avant notre retour.

A côté de moi j'ai comme qui dirait  une sorte de chauffage électrique qui chauffe à fond, Isa a au moins 39 de fièvre. .. il faut dire que cela fait 4 jours qu'elle traîne une sinusite et une bronchite avec un peu de fièvre mais là c'est le summum. Partir, pas partir ? Comme on est à 3 heures du départ, comme on a qu'une heure de vol on décide d'y aller quand-même et je la bourre d'aspirine pour faire descendre la fièvre.

Arrivées à l'aéroport je la mets dans un fauteuil roulant car elle a du mal à marcher. Nous sommes prises en charge par un "Momo Cambodgien" (Momo c'est mon cousin qui s'occupe des personnes à mobilité réduite à l'aéroport de Nantes). Avec cette personne très sympa aussi, nous passons devant tout le monde à  l'enregistrement, les contrôles et l'embarquement sans que personne ne nous demande ce qu'elle a. De plus nous sommes mises en 1ère mais bon dans un petit avion ça veut juste dire être aux places de devant.


Dans l'avion elle va de plus en plus mal. Allongée, parlant très peu, l'air hagard, je le sens mal. Je demande à l'hôtesse le nom de la clinique la plus proche et je commande un fauteuil roulant à l'arrivée. Mais celui-ci n'arrive pas.
Nous avons le temps d'assister au nettoyage de l'avion, au changement des équipes,  aux visites techniques et toujours pas de fauteuil. Comme les passagers suivants arrivent Isa est quasi expulsée  dans un couloir où nous devons attendre, dans une chaleur infernale sur une chaise de bureau et là, c'est le drame ! Elle se sent vraiment mal et je l'allonge par terre. Ne parlant pas le thailandais dans le texte je pense à prendre une photo pour la montrer au premier qui pourra m'aider.



Je tourne et vire jusqu'à trouver une petite jeune fille qui, voyant la photo, arrive en courant et appelle quelqu'un d'autre qui, voyant Isa par terre s'affole et appelle quelqu'un d'autre qui, voyant Isa par terre s'affole et appelle quelqu'un d'autre qui arrive enfin avec un fauteuil roulant. Mal ou pas mal il faut passer par l'immigration. Là encore nous passons devant tout le monde mais Isa a commencé à avoir des diarrhées sévères et heureusement ils lui permettent de passer. J'attends donc et là, re-drame ! La douanière s'aperçoit que nous avions un visa simple pour rester 2 mois en Thaïlande mais un visa simple ça veut dire sans sortie or nous sommes sorties... comment rentrer quand nous n'aurions pas dû  sortir ? Elle appelle sa supérieure, j'explique dans mon anglais laborieux que je ne savais pas ce que voulait dire le "S" imprimé sur mon visa qu'elle me montre et que ma femme est sur un fauteuil roulant prête à partir à l'hôpital et là, avec dépit, je vois la douanière mettre tous les tampons nécessaires sur ordre de sa supérieure,  ouf....

Pendant ce temps-là Isa a fait ce qu'elle avait à faire,  et je la récupére en même temps que nos bagages qui tournent comme deux âmes en peine. Ouf, je me voyais déjà avec angoisse  aller les récupérer je ne sais où....

Ensuite on nous emmène dans la zone de premier secours de l'aéroport. Ça ressemble aux urgences de chez nous avec des boxes et des gens charmants. Ils ont même des segways,  ils auraient pu venir plus vite...



Après quelques examens qui révèlent une tension très basse, un coeur qui bat trop doucement on me dit qu'il faut l'hospitaliser. J'appelle Mondial Assistance qui me conseillent de prendre un hôpital privé et nous et tout notre barda sommes transportés en ambulance. Pas de pimpon, conduite un peu rapide et arrivée sans encombre.

Pas d'attente, elle est très rapidement piquée de partout pour prise de sang, mise sous perfusion, oxygène et tout et tout. C'est un peu impressionnant mais en même temps très rassurant. Elle est radiographiée de partout : abdomen, poumons, et analysée de partout : urine,  selles, crachats. Bon je sais, pas très ragoûtant tout ça mais bon je vous raconte toujours tout alors. ..


Bref c'est dit, elle ne peut pas prendre l'avion du lendemain matin elle doit être montée en chambre. Problème, l'accord de l'assurance n'arrive pas, il faut donc que je paye 400 000 baths d'avance, soit 10 000 euros. Oup's j'ai pas ça sur mon compte, je négocie pour la moitié, (heureusement  j'ai un découvert autorisé), pour que ma moitié ne dorme pas dans un couloir des urgences. 
Pas de chambre seule libre, pas de chambre à deux libre, nous aurons donc une chambre à 4.... chaque coin est séparé par un rideau, et il y a cafetière thé café frigidaire et canapé, celui-là même où je vais passer ma nuit.


J'ai droit à un oreiller, une couverture et roule ma poule, c'est parti comme dans tous les hôpitaux du monde, visite toutes les heures, allumage des lumières, tension, fièvre bref on sent qu'elle est bien suivie. La fièvre et les diarrhées sont toujours là malgré les perfusions d'antibiotiques. Le médecin est passé cet apres-midi, c'est bactérie intestinale,  sans doute attrapée dans de la nourriture au Cambodge . Pas de départ possible aujourd'hui ni sans doute demain, peut-être vendredi ?

Pendant qu'Isa reprend des forces je me balade. Ici on se croirait dans un hôtel de luxe. Tout le personnel administratif est dans un tailleur vert très chic, tout est moderne, et la salle où peuvent se retrouver les patients et les familles ressemble à un hall d'hôtel voire même une galerie commerciale. 




On y trouve un mac do,  un Starbucks,  un restaurant de sushi, un vendeur de sandwichs "au bon pain" et une épicerie, un  magasin de jouets, de fleurs, de cadeaux etc... il y a même à chaque étage des boissons à disposition, eau et jus de fruits au frais


Bon ben voilà la première journée est passée... Isa a moins de fièvre, dort moins mais reste assidue sur les toilettes. On va tenter de trouver TV5 monde sur notre superbe télé.











dimanche 6 décembre 2015

La page de Fab - 26 - La faute à GG

Quand, il y a 5 ans, nous avons demandé à notre pote GG, qui a une agence de voyages, de nous trouver un petit hôtel sympa au bord de la Mer rouge, il l'a fait et bien fait. Mais quand j'ai découvert qu'il y avait un centre de plongée au sein de cet hôtel et que j'ai vu tous les jours les plongeurs sortir de l'eau avec des yeux ébahis je me suis dit : "faut que j'essaye. .." et là j'ai attrapé la plongitude.
Alors la plongitude qu'est-ce que c'est ?
Et bien c'est de ne pas pouvoir être à côté d'un centre de plongée sans plonger.

Depuis 4 jours que nous sommes Koh Phi Phi je me disais "non, palmes, masque et tuba ça va le faire et ça suffira". Mais tous les jours j'avais une petite pointe d'envie, puis une plus grosse, puis une plus grosse encore et là j'ai cédé, j'ai plongé.

J'ai fait ce matin deux magnifiques plongées d'une heure chacune,dans une eau à 29° et c'était trop beau.
Voici une petite vidéo pour vous en faire profiter et maintenant que j'ai attrapé la maladie faut que je demande à mon copain GG quel est l'antidote....


vendredi 4 décembre 2015

La page de Fab - 25 - Indécence. ..

Kho phi phi du 2 au 9 décembre 2015

Lorsque nous sommes revenues de notre TDM certains d'entre vous nous ont dit qu'ils adoraient quand on racontait notre vie quotidienne...

J'ai donc envisagé de vous faire une page de Fab pour vous raconter celle du moment, sur une ile du sud thaïlandais, l'île de Phi Phi (prononcer pipi),


mais j'hésite  car je me dis que ce serait indécent vis à vis de ceux qui travaillent, indécent vis à vis de ceux qui adorent ce genre de vacances, et même indécent vis à vis de ceux qui n'aiment pas ce genre de vacances mais qui rêveraient tout simplement de repos bien mérité.

Nous nous aimons les deux : voyager et nous reposer, on a de la chance faut dire, on a deux mois pour tout faire... quoique chance n'est pas le bon mot car on a choisi ce mode vie, bosser à fond et s'arrêter, c'est juste qu'on cumule en une seule fois les week-ends et les vacances qu'on n'a pas pris les mois précédents.

Bon, à ce stade du recit, ceux qui ne veulent pas savoir comment se passent nos journées n'ont qu'à s'arrêter là, pour les autres je vous raconte :

Le matin on met le réveil à sonner à 9h30. Le petit déjeuner est jusqu'à 10h30, pas intérêt à le louper donc. On se lève, on ouvre les rideaux pour voir le temps (déjà 28°),


la mer et les bateaux




Ces derniers sont très nombreux car il n'y a pas de route et de voiture sur cette île, tout se transporte en longue barque à petit moteur... là où nous résidons c'est une vraie autoroute de la mer.

On descend prendre le petit déjeuner et une fois que c'est fait nous remontons sur notre terrasse qui surplombe la mer. Isa est contente d'être un peu en hauteur sur la colline car ça la rassure par rapport aux tsunamis. Comme cette terrasse est à l'ombre et qu'il y a des chaises longues nous nous y installons pour bouquiner, lire les journaux numériques, nos mails et pour ma part faire les comptes du voyage.



Lorsque toute l'ombre est partie nous descendons à la plage à l'ombre des parasols et des palmiers. Là, avec masque et palmes nous nous baignons dans une eau cristalline où même Isa peut voir des poissons à ses pieds, elle qui a peur d'aller là où elle n'a pas pied. L'eau est vraiment très bonne, très chaude (faut dire qu'il fait dans les 32° dans l'air), très claire. Moi je m'éclate. Je vais je viens la tête dans l'eau. Avec mon nouveau masque intégral (made in decathlon que tout le monde me demande où j'ai acheté cette merveille) je regarde les poissons, les bénitiers, tout ce qui bouge.


Entre deux plongées je reviens bouquiner et la journée passe doucement. Isa fait pareil mais ne va pas si loin en mer. Généralement,  vers 16h le ciel s'assombrit et une très grosse averse crépite sur la mer. Aujourd'hui elle était particulièrement impressionnante avec un vent très soudain et "ouraganesque" !


Quand le soleil va se coucher nous remontons sur notre terrasse. Nous le regardons descendre jusqu'à l'attaque en règle des moustiques, signe que c'est l'heure de la douche et de s'habiller.


Quand nos ablutions sont faites c'est l'heure d'aller manger. Nous descendons dans un petit restaurant Thaï sur la plage qui fait des plats à 3 francs 6 sous comme aurait dit ma grand-mère et nous mangeons les pieds dans le sable en buvant des jus de fruits frais shakés ou une bière Chang. Qui boit quoi à  votre avis ?



Quand le dîner est fini c'est l'heure de rentrer et de bouquiner. Puis il est 23 heures, nous sommes si fatiguées de notre journée que c'est l'extinction des feux.

Demain à mon programme j'ajouterai des sorties en bateau pour faire du snorkeling et Isa un massage histoire de faire quelque chose....

J'vous l'avais dit, c'est indécent, mais qu'est-ce que c'est bon....

samedi 28 novembre 2015

La page de Fab - 24 - Histoires de trains

Prendre le train en Thaïlande  est  une aventure en soi. 

Nous sommes arrivées la bouche en coeur à Phitsanulok après une heure de bus depuis Sukhothaï  pensant que les places de l'express nous attendaient alors que "sorry the train is full". 

Ah....  Nous nous retrouvons donc à prendre celui qui part 1/2 plus tôt  mais qui arrive 1 heure et demie plus tard. 

8 heures de train sans climatisation par 34° c'est pas emballant emballant. En plus,  il ne reste que les 3èmes  classes, non pas que cela nous gêne d'habitude mais là nos fesses  délicates et surtout non sportives ayant déjà peu apprécié  les heures que nous venons de passer sur un VTT vont nous le faire sentir. Car dans ce train on a l'impression, même si les sièges  sont recouverts de PVC, qu'on est assises sur du bois. Tout est défoncé, sale, collant  et très très vieux. Ma chemise blanche a le bas tout noir en l'espace de 2 heures et  les Thaïlandais appellent le train en rigolant  le TGV, Train à Grande Vieillesse, c'est vous dire. Et pour finir on est secoué comme dans un shaker, vous le constaterez aux inévitables photos floues...

Avec nous que des locaux. Ici, on roule donc fenêtre grande ouverte, avec des ventilateurs très très vieux aussi et malheureusement celui qui est au dessus de nos têtes  ne se tournera jamais vers nous.



On roule aussi portes exterieures du train ouvertes histoire de faire plus d'air sans doute, attention en allant aux toilettes qui, contre toute attente, sont relativement propres. Mais des chiottes à la turque surélevées quand ça bringueballe de tous côtés c'est pas le fun. 

Autre bizarrerie, à certaines gares, on descend sur les voies et on traverse... heureusement qu'un panneau indique de faire attention aux trains !



Pour faire partir le train pas de sifflet, on sonne la cloche et on lève son drapeau.



On peut boire et manger à toute heure. Des personnes, qui montent à une station et redescendent à la suivante, passent continuellement pour proposer des soupes, des fruits, de l'eau, des trucs qu'on ne connait pas qui ressemblent à  des saucisses sèches mais qui n'en sont pas et des lingettes rafraîchissantes congelées qui ont fait le bonheur d'Isa.




Évidemment ce que nous n'avons pas non plus, ce sont les places réservées aux moines dans chaque wagon.



Sinon les gens sont comme chez nous. Ils dorment assis, en bavant la bouche ouverte mais le seul avantage c'est qu'avec le bruit que fait le train on n'entend personne ronfler.

J'ai beau regarder autour de moi aucun Thaïlandais de plus de 30 ans  ne fait quoi que ce soit. Ils dorment ou ils regardent devant eux et joignent les mains devant eux pour saluer Bouddha à chaque fois que le train passe devant un temple. Les plus jeunes sont sur leur Samsung car ici Samsung  est roi, Apple n'a pas dû faire une bonne promotion.

Bon ben voilà, déjà 4h30 passées en ayant lu un livre, fait une partie de candy crash,  dormi un peu... écrit cette page, c'est déjà ça ! 



Isa elle a dormi, trié ses photos et a dessiné sur sa tablette "l'oeuvre" ci dessous...



Nous arrivons à 21h15 et le lendemain matin  nous reprenons un train pour notre destination finale... là on nous demande de choisir entre une place à 15 cts d'euros ou une à  9 euros en express classe 2 afin de rallier notre destination  et pas d'hésitation,  nous choisissons la plus chère. ...

Grand changement : hôtesses en veste rose pour nous accueillir sur le quai et nous aider à monter nos bagages, places confortables et même un déjeuner thai complet qui nous est servi à notre place. Hélas nous venons d'avaler notre petit déjeuner et n'avons pas faim du tout mais le voyage passe vraiment très agréablement.




Bon c'est sûr, la prochaine fois, on réservera plus tôt  surtout si le trajet est long pour mixer les avantages : avoir le train express pour réduire le temps du voyage mais en classe 3 pour être avec des locaux assez causeurs et avoir les bricoles à manger non aseptisées mais très très bonnes ... .