dimanche 30 novembre 2014

En bateau sur le Mekong

De Pakse à Don Khone-Don Det du 26 au 29 nov

C'est l'histoire de bateaux en tout genre :-;
Tout d'abord nous avons quitté Pakse à bord d'un bateau qui fait des navettes sur le fleuve. Assez large, avec des fauteuils de jardin en plastique donc assez confortables. Pendant environ 2 petites heures nous avons descendu le Mekong, voyant les pêcheurs et les villages sur les berges. Puis nous sommes arrivées sur un ancien bateau de transport de bois qui a été aménagé pour transporter des passagers sur 2 nuits avec 10 petites cabines.

Dans l'après midi le bateau a fait une halte au niveau de Champassak et nous avons pu descendre pour aller visiter le sanctuaire de Vat Phu. C'est un ensemble religieux datant de plus de 1000 ans,  installé au pied d'une montagne d'où s'écoule une source sacrée. D'abord dédié à Shiva par les kmers et réalisé en style pré angkorien, il est maintenant devenu sanctuaire bouddhiste toujours actif et est inscrit à l'Unesco au patrimoine de l'humanité.

Il y a un énorme travail de reconstruction et de restauration entrepris depuis plus de 20 ans. Plusieurs pays partenaires du Laos sont impliqués comme l'Inde, la Chine et la France.
Étrangement le site n'est pas du tout protégé des visiteurs qui peuvent à qui mieux mieux grimper sur toutes ces pierres. La France a restitué des répliques de linteaux dont les originaux volés lors la présence française en Indochine sont aujourd'hui conservés au musée Guimet à Paris.

Les méthodes de restauration sont différentes selon les pays, l'Inde et la Chine ayant une tendance à réparer avec du ciment ou à combler les pièces manquantes par du béton.

Il semblerait que depuis 2004, une approche un peu plus scientifique soit adoptée.  Les équipes françaises ont été chargées d'un inventaire et de la consolidation par la taille de pierres manquantes dans les mêmes roches que celles utilisées à l'origine c'est à dire latérite et volcanique.

Le sanctuaire comprend 3 niveaux dont le dernier est accessible avec un escalier bien costaud ! mais longé de frangipaniers en fleurs qui sentent très bon.

Un gardien est au pied de l'escalier et toutes sortes de petites offrandes fleuries sont préparées pour les pèlerins.  Au sein du sanctuaire il y a un gong que l'on peut faire sonner trois fois pour qu'il nous porte bonheur !

Près de la source, on peut rejoindre l'ancienne zone de sacrifices humains remplacés aujourd'hui par des poulets ;-)

Nous sommes remontées sur le bateau au coucher du soleil et sommes repartis.


Au matin nouvel arrêt en fin de matinée. A cette période de l'année le Mekong est bas et tranquille laissant apparaître des bancs de sable au pieds des potagers qui longent les berges au niveau des villages. 80% des laos sont agriculteurs, pêcheurs, cueilleurs. Chaque famille consomme sa propre production.



Dans chaque village il y a un temple, des maisons sur pilotis que l'on agrandit au fur et à mesure que la famille multi generationnelle  s'agrandit également.


A l'origine tout en bois de teck et toit de chaume, les maisons sont maintenant plus souvent en tôle,  la partie vide sous la maison est même parfois fermée en dur et une parabole jouxte la maison au milieu des poules et des cochons tandis que le bateau attend sur la berge.


Dans les villages tous les animaux vont et viennent. Les poules sont très hautes sur pattes,  les coqs sont souvent sous cloches en osier pour les empêcher de se battre. Il y a également des colonies innombrables de fourmis.


La population est vraiment jeune, il y a beaucoup d'enfants, charmants, jouants, chantants, dansants. A priori ce n'est pas pour les touristes car ils ne sont pas vraiment nombreux ici.

Dans les villages les tracteurs un peu trafiqués sont adaptés aux charrues qui auparavant étaient tractées par les buffles et les bus locaux relient les villages entre eux.


Enfin, dans chaque village il y a une école.  Bizarrement (ou pas ?) pour un état communiste, l'éducation n'est quasi pas financée par l'état.  Les écoles sont aidées  par de multiples associations de laos installées à l'étranger ou revenues au pays et qui collectent régulièrement des fonds pour équiper les écoles. Les étrangers sont bienvenus dans les écoles,  cela fait une distraction pendant les cours et c'est l'occasion de recueillir des donations. Dans les classes les petits frères ou soeurs accompagnent les plus grands, ainsi cela libère les parents qui vont aux champs ou à la rizière.


Puis c'est l'heure de la récréation et là tout le monde se précipite pour jouer à. ..
la pétanque ! Eh oui c'est jeu très populaire, un reste de l'occupation française en Indochine.  Les boules ici étaient faites avec une petite calebasse aplatie qui roule bizarrement obligeant plutôt à plomber qu'à faire rouler :-)


Tout au long de cette descente du Mekong vers la zone des 4000 iles nous étions sur le bateau avec une dizaine de personnes dont François et Michèle,  des français de Rambouillet avec qui nous avons vraiment bien sympathisé, et Tam (joli coeur en laos) jeune laotien parlant le français et qui a été vraiment très intéressant, attentionné : un guide parfait pour nous faire découvrir tous les petits détails de la vie du village, de la faune, de la flore et même nous faire des démonstrations au milieu des bois de danse traditionnelle ! Tam a pour projet de devenir styliste et a candidaté pour être retenu à l Esmod en France. On lui souhaite sincèrement de pouvoir vivre son rêve ;-)


Puis au troisième matin nous avons pris un autre bateau navette et avons atteint la zone des 4000 îles.



Nous avons quitté là nos compagnons de route et pour notre part nous restons à Don Khone et Don Det quelques jours. Installées sur la berge, nous pouvons à loisir observer la vie locale, paisible mais active.


mercredi 26 novembre 2014

Sabaidee !

du 24 au 27 nov

Après une escale à Bangkok nous sommes arrivées à Pakse au sud du Laos.
Dejá en montant dans l'avion quelque chose de différent s'affichait : une fleur de frangipanier. Pour moi c'est synonyme de parfum des îles et j'adore.


Le Laos est loin d'être une île puisqu'il n'a même pas d'ouverture sur la mer. Il est enclavé entre le Vietnam à l'est, la Chine et la Birmanie au Nord, la Thaïlande à l'ouest et le Cambodge au sud.


Pourtant, cette fleur de frangipanier est l'emblème du pays et la nonchalance des îles semble également caractériser les Laos.

Pakse est une ville de taille moyenne qui s'allonge le long du MeKong,  fleuve très large et très long. Il sert de frontière entre la Thaïlande et le Laos et régulièrement il y a des ponts "postes frontaliers" qui l'enjambent.



Il y a plein de pagodes, de temples, une école de bonzes, des dorures et des couleurs dans la ville et c'est très gai :-)



Les laos sont assez gentils mais pour l'instant les "sabaidee" (bonjour) ne fusent pas aussi souvent que ce qui peut être annoncé dans les guides, loin de là ! Peut être que l'effet grande ville y est pour quelque chose.

Surplombant la ville, une colline pas facile à grimper et où un bouddha veille tout en haut d'un escalier "dragonnant" de 429 marches pas toujours très solides ;-)

Comme des folles nous avons fait l'ascension sur les coups de midi.
Faut dire qu'on ne savait pas que nous allions crapahuter.
En effet, la chaleur et la moiteur sont telles que nous sommes éreintées dès qu'on marche 1/2 heure. On n'a plus l'habitude de ces grosses chaleurs, le choc thermique à été assez brutal et nos 9 mois de voyage commencent vraiment à se faire sentir. Donc nous avions décidé de la jouer pépère en faisant un tour avec Bounpheng.

Bounpheng a un tuk tuk sidecar,  oui Môsieur !


On avait commencé à discuter avec lui car il parle français et adore le parler. Il a appris notre langue à l'ecole primaire et avait toujours 10/10 car il adorait son instituteur et voulait lui faire plaisir. Ensuite, il a arrêté l'ecole mais a toujours continué à lire en français dès que l'occasion se présentait.  Bref, dès qu'il nous a entendu parler dans la rue il nous a accostées pour discuter. De fil en aiguille on s'est dit que quitte à parler autant le faire à l'ombre du toit du side car et avec un peu de vent léger en visitant la ville. C'est là qu'il nous a emmené voir le bouddha et que nous nous sommes retrouvées à grimper.
Mortes qu'on était.  Sans compter que pendant toute l'ascension, Bounpheng posait plein de questions sur la culture française,  nous faisait écrire sur son petit carnet la traduction en français de phrases qu'il voulait pouvoir dire correctement à ses potentiels clients français,  se faisait expliquer des règles de grammaire qu'il ne comprenait pas bien...bref, un cours de français qui m'a essoufflée 2 fois plus vite qu'à l'accoutumée !

Au final la vue était belle, le Bouddha était tout doré, nous étions ravies et Bounpheng également.


Notre tour terminé avec Bounpheng nous sommes restées le long du Mekong où des guitounes sont installées et proposent des poissons grillés.



Nous nous sommes régalées même si il ne faut pas trop regarder l'arrière cuisine et si nous n'avons pas osé tenter de manger les légumes d'accompagnement crus qui étaient proposés. La bassine où ils avaient été lavés n'était vraiment pas engageante.

Puis nous avons fait quelques repérages de location de voiture ou scooters et de solutions de bus (de vrais carosses de Cendrillon !) pour la semaine prochaine.


En effet, nous reviendrons à Pakse dans une petite semaine après être allées faire un tour plus au sud parmi les 4000 îles à la frontière cambodgienne.Nous y partons demain pour descendre en bateau sur le Mekong pendant 2 jours jusqu'à Don Det où nous resterons 2 ou 3 jours.

A bientôt !

lundi 24 novembre 2014

Are you free ?

Hanoï (suite) 22 et 23 novembre

Sachant slalomer sans souci entre les scooters et auto nous avons entrepris de nous éloigner du vieux centre d'Hanoï et d'aller longer l'ancienne citadelle, les grandes avenues aux bâtiments officiels ou anciens bâtiments de l'époque française.  Ces bâtiments sont cachés derrière d'immenses arbres centenaires le long de trottoirs sans scooters !
Beaucoup de bâtiments jaunes aux volets verts caractéristiques des bâtiments gouvernementaux mais cette couleur n'est pas "réservée", la preuve une immense église à été repeinte toute en jaune.


Puis nous entrons au jardin botanique très zen car nous cherchons le mausolée et la maison de Ho Chi Minh qui a été le premier président de la république du Vietnam.


Pas facile à trouver alors qu'ils étaient sensés être mitoyen du jardin botanique. Du coup nous deambulons pour finir par passer devant le grand musée d'un style architectural assez mastoque pour enfin arriver à destination.

Ho Chi Minh avait demandé à être incinéré et que ses cendres soit dispersées du nord au sud du Vietnam.  Ses  volontés n'ont pas été respectées et lui qui voulait rester sobre se voit embaumé et installé au milieu d'un imposant mausolée.
Tout proche, le palais présidentiel jaune comme il se doit, ancienne demeure du gouverneur français du temps de l'Indochine,  et que Ho Chi Minh n'a jamais voulu habiter car trop imposant.  Il vivait dans une petit maison du parc, seul, avec une décoration très austère pour pouvoir, paraît il, concentrer son esprit sur sa tâche.

Il se déplaçait en 404 Peugeot offerte par les Vietnamiens de Nouvelle Calédonie

Nous reprenons nos petites jambes pour rejoindre le temple de la littérature. Temple consacré à Confucius mais sans véritable vocation religieuse. Il a été la première université du Vietnam en 1070. Cette académie a dispensé ses principes auprès des fils de sang royal ou de l'aristocratie et ceci jusqu'en 1915.


Aujourd'hui,  les étudiants se succèdent au long des semaines pour prier pour avoir du succès à leurs examens ou pour se faire prendre en photo quand ils sont diplômés.


C'est un joli endroit qui comprend 5 cours,  et où le nom de tous les élèves diplômés depuis 1070 ont été gravés sur des stelles portées par des tortues (longévité). Il reste une trentaine de stelles.



Voilà notre grand tour d'Hanoï est terminé,  il y aurait vraiment beaucoup de petits détails à raconter tant cette ville sort de l'ordinaire pour nous européens (même si elle doit être assez proche de toutes les villes asiatiques ?)

Sa population est jeune, dynamique, ils ont soif d'apprendre,  d'étudier et de communiquer.  Il n'est pas rare d'être abordé par des jeunes qui vous lancent
- Are you free ? (Êtes vous libres ?).
La première fois nous avons été deconcertées ;-)
- Heu, oui, libre pour quoi faire ?
- Pour discuter avec nous quelques minutes s'il vous plaît, disent ils avec un grand sourire !

Hé oui, ils apprennent l'anglais en général et il est très difficile pour eux de se faire comprendre quand ils parlent donc ils passent beaucoup de temps sur les sites touristiques de la ville pour aborder les touristes et ainsi pratiquer la conversation et améliorer l'accent et le vocabulaire.

Les derniers avec qui j'ai discuté sont les deux petits jeunes à gauche dont j'ai perdu les prénoms et qui n'apprenaient sérieusement l'anglais que depuis 3 mois. Il est certain que même moi, et mon pauvre anglais, j'étais  suffisamment à la hauteur pour servir de répétitrice ( ah ah le crois tu Kerry ?!!)

Puis, alors que j'allais repartir de mon banc au bord du lac, est arrivée Tuoi (à droite sur la photo), qui, elle, apprend l'anglais et le français.  Elle parle déjà très bien le français avec un faible accent vietnamien et une bonne prononciation qu'elle améliore  en regardant souvent TV5 monde. C'était très agréable de discuter avec elle. En plus elle m'a appris plein de choses sur la vie au Vietnam, j'espère qu'on aura l'occasion de s'écrire :-)


Voilà,  nous repartons du Vietnam en se disant qu'on reviendra car il y a beaucoup d'endroits intéressants et une région du Nord où il y a les ethnies minoritaires aux coutumes encore différentes. 

Allez, en attendant qu'on se retrouve au Laos, voici 2 petites minutes de promenade à pied dans la vieille ville, histoire de slalomer entre les scooters :-)
La circulation est tranquille car nous sommes dimanche Mais ça peut quand même donner une idée ;-)


dimanche 23 novembre 2014

La page de Fab - 20 - Notre voyage en quelques chiffres

Alors voilà, 
Ça fait longtemps que je pensais le faire et comme aujourd'hui je fais ma flemmarde en restant à l'hôtel je me suis penchée sur notre voyage via les chiffres.... faut dire que ça faisait longtemps que je n'avais pas fait ça :  manipuler des chiffres et faire des formules sur des tableaux ... ça m'a rappelé certaines choses. ... mais ne vous y trompez pas, ça ne me manque pas.

 - Nous sommes parties depuis 274 jours.

- Demain nous partons pour le Laos et à l'arrivée à Pakse nous aurons vécu 41 décollages et atterrissages (et toujours avec le sourire pour Isa, sauf parfois en cas de "grosses" turbulences.)

- Nous aurons fait en tout 138 300 kms dont

  • 102 000 en avion, 
  • 19 500 en camping-car entre la Nouvelle Zélande et l'Australie, 
  • 7 700 en bus, 
  • 5 900 en voiture, 
  • le reste en train, bateau, à pied et à vélo, (si si...)





- Nous aurons passé 154 heures en avion.... c'est comme si nous avions travaillé un mois complet à raison de 35 heures par semaine !

- Nous avons à ce jour écrit (enfin je dis on mais c'est surtout Isa -  87 % des articles) 136 articles sur le blog, ce qui correspond à un article tous les 2 jours en moyenne. Elle est aussi bavarde à l'écrit qu'à l'oral ma chérie non ?

- Au départ nous avions en moyenne 180 lecteurs par article. Maintenant nous tournons plutôt autour de 120 mais nous ne pensions pas tenir autant de personnes en haleine si longtemps, et nous avons 131 abonnés, donc nous sommes contentes.

- Les pages du blog ont été vues en tout 39 600 fois. Et ça ça nous laisse babas. Nous sommes lues depuis différents pays et si nous devinons bien par qui dans certains de ces pays (car nous y connaissons des habitants ou y avons laissé quelques cartes aux gens rencontrés)





il y en a d'autres qui nous laissent perplexes comme d'être lues aux États-Unis et en Russie.... et là vraiment on se demande par qui...n'hésitez pas à vous faire connaître !  

D'ailleurs, à ce sujet, merci à tous ceux qui ne se manifestent pas par les commentaires sur le blog (945 commentaires laissés à ce jour) et qui en auraient envie bien sûr, de nous faire un petit coucou via notre mail fabisa@fabisa.fr. 

Ça nous plairait bien de savoir qui nous lit, ce qu'ils en pensent, et surtout, surtout, particulièrement pour ceux rencontrés en voyage, comment ils vont ?

Quoi qu'il en soit, on pense souvent à vous tous (60) rencontrés ces derniers mois :

Fanny en Argentine, Rodrigo chez lui à Punta Arenas (Chili), Javier à l'île de Pâques (Chili), Alexandra (et son papa Jean-Jacques), Mylene à Santiago (Chili), René chez lui à Valparaiso, Géraldine et Tommy à Paracas (Perou), Laure et Julien et Judite et sa soeur au canyon des condors (Perou), Paulo Cesar péruvien  à Desaguadero (Perou), Sylvie et Christophe à Potosi et Sucre (Bolivie), Roman dans son 4x4 à Uyuni (Bolovie), Christina et Julien à Quito (Equateur), toute la famille Prone à Nouméa (Nouvelle Caledonie),  Ghislaine et Jean-Jacques à Bourail (Nouvelle Caledonie), Ingrid et Haluk de Melbourne rencontrés à l'île des pins (Nouvelle Caledonie) puis chez eux à Melbourne,  l'equipe de Nataiwatch à l'île des pins (Nouvelle Caledonie), Émilie et Anthony ainsi que Camille, Romain et Magali chez Babeth à Lifou (Nouvelle Caledonie), la famille cyclo suisse chez Babeth à Lifou, Wendy et Mike kiwis à Botaira (Fidji), Eleonore la petite new yorkaise et sa maman à Montparnasse mi juillet,  Florence et Jennifer à Broome (Australie) puis à Franz glacier (New Zélande), Julie au Kakadu park puis dans sa ville d'Adélaïde (Australie), Nadine et Sarah à Coober Pedy (Australie), Maelle et Lilou à Kennett river (Australie), Cécile dans sa ville à Sydney (Australie), Melva et sa maman Carol chez elles à Tokorea  (New Zélande), Julien à Franz glacier (New Zélande), Pauline dans sa creperie à Wellington (New Zélande), Farah et Muntaka à la Baie d'Halong (Vietnam), Tuoi à Hanoï (Vietnam)... ainsi que tous ceux et celles avec qui nous avons bavardé quelques minutes dans une gare, dans un bus... à qui nous avons rapidement donné notre carte sans prendre malheureusement vos coordonnées...
et pour finir, Marion et Mickaël qui tournent aussi autour du monde, rencontrés virtuellement sur le web mais de ceux sans doute avec qui nous avons échangé le plus de mails durant tous ces mois et que nous avons ratés en Australie, re ratés en Nouvelle Zelande...il n'y a pas de hasard, c'est sans doute pour mieux nous rencontrer en France !


Mise à jour au 18 janvier :
Mille merci également à Michèle et François (Mekong vers les 4000 iles-Laos), Tam sur le Wat Phu Cruises (Laos), Isabelle Yann et leur petite Maia (Pakse Laos), Norman ( Don Khon Laos), Annie et ses louloutes (Luang Prabang Laos), Stefan (Plaine des Jarres Laos), Delphine et Virginie (Laos), Martine et Georges (Chiang Mai Thaïlande) et nos dernières rencontres : Thomas, Nie, Ice chez qui nous etions à Chiang Mai avec Johanne et Jocelyn super québécois toujours en vadrouille ;-)










samedi 22 novembre 2014

Comment vous dire...

Hanoï du 20 au 24

Oui, comment vous dire ? Ça passe ou ça casse ! Oui c'est ça, Hanoï on aime ou on déteste et disons le tout de suite, nous on aime !

Les 3 premiers 1/4 d'heure sont carrément surréalistes !
Ce qui frappe d'abord c'est le bruit : un concert non stop de klaxons mêlés aux bruits des moteurs de scooters qui ne s'atténue peut être que sur les 2h du matin mais ce n'est même pas certain !

Concomitament (ouah ouh les gros mots) ce qui peut frapper au sens propre ce sont les centaines de scooters qui déboulent de partout.



règle 1 : un scooter ne regarde que devant lui, jamais ne se soucie de ce qui arrive derrière ou sur les côtés,  jamais au grand jamais, il en va de la vie de tout le monde
règle 2 : les rares feux rouges doivent impérativement êtres respectés par les voitures mais en revanche a priori c'est comme on veut quand on est scooter :-)
Du coup pour les piétons c'est très déconcertant car on croit pouvoir enfin traverser mais oui mais non il faut quand même veiller à éviter les scooters grilleurs de feux rouges sans compter ceux qui remontent la file à contre sens...ouf, ouf !
Alors, en temps que piéton on se dit "OK je reste bien sagement sur mon trottoir" mais non malheureuse ! Le trottoir ce n'est pas pour les piétons .

Un trottoir c'est :
1/ un parking à scooters



2/ un lieu pour manger et boire entre amis ou en famille assis comme pour une dinette sur des mini tabourets, vous savez ceux que nos loupiots utilisent pour pouvoir atteindre le lavabo quand ils commencent à se laver les dents tout seul .


Après l'ouïe,  la vue, c'est l'odorat qui est en alerte. L'atmosphère est bien saturée par la pollution, surtout si, comme aujourd'hui, les nuages sont bas. Et puis il y a une odeur de margarine un peu partout entrecoupée selon la rue où on est d'odeur de vernis si on est dans celle des menuisiers/ébénistes,  de sucre si on est dans celle des marchands de bonbons, de cambouis quand on longe les mécaniciens...et, dans toutes les rues, un parfum de grève d'eboueurs quand arrivent les 16h30.

Alors je vous entends, cher lecteur, chère lectrice, vous vous dites : "ah mais moi je détesterais !"
Et bien ça se discute !

Nous on aime car dans ce capharnaüm il y a de la vie, de la fluidité,  chacun fait attention à chacun, du coup ça roule. Au bout d'un moment, on ne les entends presque plus ces klaxons voire même quand il y a un scooter qui nous frôle parce qu'on ne s'est pas suffisamment mise de côté  on se dit "ah mais il ne m'a pas klaxonnée pour me prévenir !" Assez rapidement on prends le coup et on peut sereinement observer.

Et que voit on ?

Tout plein de fils électriques absolument impressionnants, presque esthétiques tant cela ressemble à certaines sculptures modernes


Tout plein de magasins de vêtements qui ne coûtent rien certes mais dans lesquels il n'est pas envisageable qu'on enfile ne serait ce qu'un bras ou une jambe vu que la taille la plus grande doit être equivalente à celle d'une ado de 14 ans.



Ah mais c'est vrai, il y a la solution de se faire confectionner en 24h une chemise sur mesure en soie ou en voile de coton pour 15 euros.

Tout plein de femmes des campagnes qui sont "expatriees" en ville pour rapporter de l'argent dans leur famille en portant à longueur de journee des fruits, légumes,  beignets...Elles rentrent chez elles toutes deux semaines en rapportant 20$ chaque quinzaine tandis que leurs maris qui élèvent des cochons ne dégagent que 60$ PAR AN.




Tout plein d'agents de police qui, pas fous, ne se mettent pas au milieu des carrefours pour officier mais restent sur les trottoirs et donnent leurs instructions par mégaphone



Tout plein de jeunes femmes qui vers 16h30 passent dans les rues en secouant une clochette pour avertir de leur passage. Elles poussent des bennes dans lesquelles les commerçants vont déposer leurs ordures, puis ensuite elles rejoignent les camions poubelles qui restent sur les grands axes.



Tout plein d'amoureux qui se retrouvent autour du lac Han Kiem.



Pas loin de ce lac, nous avons visité le musée des femmes vietnamiennes qui est une façon originale d'appréhender l'histoire de ce pays, les coutumes, la vie quotidienne au long des années.  Nous y avons passé un long moment très intéressant,  enrichissant et agréable. Ce serait trop long de tout vous rapporter ici, dommage :-)



Allez, la journée a été épuisante, on dîne accroupies dans une ruelle et on dort car demain, on agrandit notre cercle d'investigation,  ce sont des kilomètres à pieds à prévoir :-)