dimanche 6 décembre 2015

La page de Fab - 26 - La faute à GG

Quand, il y a 5 ans, nous avons demandé à notre pote GG, qui a une agence de voyages, de nous trouver un petit hôtel sympa au bord de la Mer rouge, il l'a fait et bien fait. Mais quand j'ai découvert qu'il y avait un centre de plongée au sein de cet hôtel et que j'ai vu tous les jours les plongeurs sortir de l'eau avec des yeux ébahis je me suis dit : "faut que j'essaye. .." et là j'ai attrapé la plongitude.
Alors la plongitude qu'est-ce que c'est ?
Et bien c'est de ne pas pouvoir être à côté d'un centre de plongée sans plonger.

Depuis 4 jours que nous sommes Koh Phi Phi je me disais "non, palmes, masque et tuba ça va le faire et ça suffira". Mais tous les jours j'avais une petite pointe d'envie, puis une plus grosse, puis une plus grosse encore et là j'ai cédé, j'ai plongé.

J'ai fait ce matin deux magnifiques plongées d'une heure chacune,dans une eau à 29° et c'était trop beau.
Voici une petite vidéo pour vous en faire profiter et maintenant que j'ai attrapé la maladie faut que je demande à mon copain GG quel est l'antidote....


vendredi 4 décembre 2015

La page de Fab - 25 - Indécence. ..

Kho phi phi du 2 au 9 décembre 2015

Lorsque nous sommes revenues de notre TDM certains d'entre vous nous ont dit qu'ils adoraient quand on racontait notre vie quotidienne...

J'ai donc envisagé de vous faire une page de Fab pour vous raconter celle du moment, sur une ile du sud thaïlandais, l'île de Phi Phi (prononcer pipi),


mais j'hésite  car je me dis que ce serait indécent vis à vis de ceux qui travaillent, indécent vis à vis de ceux qui adorent ce genre de vacances, et même indécent vis à vis de ceux qui n'aiment pas ce genre de vacances mais qui rêveraient tout simplement de repos bien mérité.

Nous nous aimons les deux : voyager et nous reposer, on a de la chance faut dire, on a deux mois pour tout faire... quoique chance n'est pas le bon mot car on a choisi ce mode vie, bosser à fond et s'arrêter, c'est juste qu'on cumule en une seule fois les week-ends et les vacances qu'on n'a pas pris les mois précédents.

Bon, à ce stade du recit, ceux qui ne veulent pas savoir comment se passent nos journées n'ont qu'à s'arrêter là, pour les autres je vous raconte :

Le matin on met le réveil à sonner à 9h30. Le petit déjeuner est jusqu'à 10h30, pas intérêt à le louper donc. On se lève, on ouvre les rideaux pour voir le temps (déjà 28°),


la mer et les bateaux




Ces derniers sont très nombreux car il n'y a pas de route et de voiture sur cette île, tout se transporte en longue barque à petit moteur... là où nous résidons c'est une vraie autoroute de la mer.

On descend prendre le petit déjeuner et une fois que c'est fait nous remontons sur notre terrasse qui surplombe la mer. Isa est contente d'être un peu en hauteur sur la colline car ça la rassure par rapport aux tsunamis. Comme cette terrasse est à l'ombre et qu'il y a des chaises longues nous nous y installons pour bouquiner, lire les journaux numériques, nos mails et pour ma part faire les comptes du voyage.



Lorsque toute l'ombre est partie nous descendons à la plage à l'ombre des parasols et des palmiers. Là, avec masque et palmes nous nous baignons dans une eau cristalline où même Isa peut voir des poissons à ses pieds, elle qui a peur d'aller là où elle n'a pas pied. L'eau est vraiment très bonne, très chaude (faut dire qu'il fait dans les 32° dans l'air), très claire. Moi je m'éclate. Je vais je viens la tête dans l'eau. Avec mon nouveau masque intégral (made in decathlon que tout le monde me demande où j'ai acheté cette merveille) je regarde les poissons, les bénitiers, tout ce qui bouge.


Entre deux plongées je reviens bouquiner et la journée passe doucement. Isa fait pareil mais ne va pas si loin en mer. Généralement,  vers 16h le ciel s'assombrit et une très grosse averse crépite sur la mer. Aujourd'hui elle était particulièrement impressionnante avec un vent très soudain et "ouraganesque" !


Quand le soleil va se coucher nous remontons sur notre terrasse. Nous le regardons descendre jusqu'à l'attaque en règle des moustiques, signe que c'est l'heure de la douche et de s'habiller.


Quand nos ablutions sont faites c'est l'heure d'aller manger. Nous descendons dans un petit restaurant Thaï sur la plage qui fait des plats à 3 francs 6 sous comme aurait dit ma grand-mère et nous mangeons les pieds dans le sable en buvant des jus de fruits frais shakés ou une bière Chang. Qui boit quoi à  votre avis ?



Quand le dîner est fini c'est l'heure de rentrer et de bouquiner. Puis il est 23 heures, nous sommes si fatiguées de notre journée que c'est l'extinction des feux.

Demain à mon programme j'ajouterai des sorties en bateau pour faire du snorkeling et Isa un massage histoire de faire quelque chose....

J'vous l'avais dit, c'est indécent, mais qu'est-ce que c'est bon....

mardi 1 décembre 2015

Hello, le soleil brille, brille, brille !

Après ces 10 premiers jours de trains, tuk tuk et autres bus nous avions envie d'être un peu plus libres de nos mouvements et de prendre des chemins de traverse.

Nous voici donc à sortir de Bangkok au volant de notre magnifique Toyota blanche, nous fiant à notre gps pour zigzaguer hors de cette ville qui n'en finit pas. Certains nous avaient alarmées sur le fait que conduire à Bangkok était très différent que de conduire dans le reste du pays et qu'ils nous souhaitaient bien du courage... Est ce le fait que nous étions un dimanche, qu'il était midi ? En tout cas Fabienne s'en est sortie comme un chef, réflexes de la conduite à gauche au poil (hormis certains Rd points où la tendance est de vouloir les prendre à l'envers) bref cap vers l'ouest tranquillement. ..

Notre destination est un coin de Thaïlande connu mondialement ;-)
Allez, on laisse un peu de suspens avant de vous dire son nom.

Nous avons beaucoup aimé passer deux jours là bas car nous avons appris beaucoup de choses et en plus nous sommes arrivées la semaine de la commémoration du 70 e anniversaire d'un événement célèbre, avec illuminations, feux d'artifices (j'adoooore les feux d'artifices !) et grande fiesta (et oui, encore !).

C'est une région où nous avons remis à niveau nos cours d'histoire voire même carrément appris un pan d'histoire que la zone Europe ignore souvent.
Quand on parle guerre 39/45 en France tout le monde (sauf Gabrielle, Anne, Yannick et Pierrick. :-)) ..) pense allemands, Hitler, camps de concentration, anglais, Churchill, américains, débarquement, résistance, de Gaulle. .. mais on pense rarement à la partie asiatique du conflit, aux japonais face aux français d'Indochine, aux anglais d'Inde et du sud est asiatique, aux néerlandais d'Indonésie, aux australiens engagés dans les îles du pacifique...

Enfin, nous, c'est certain c'est un pan de l'histoire que nous méconnaissons totalement... Or en face d'un cimetière de guerre nous avons visité un musée qui raconte la construction d'un "chemin de fer de la mort" dans ces années de guerre.

Nous avons revu les japonais sous un autre jour. Aujourd'hui les japonais sont plutôt discrets, lisses et culturellement délicats et hormis dans le domaine touristique et technologique où ils peuvent parfois paraître "envahissants" c'est une nation qui semble on ne peut plus pacifique, la Suisse asiatique (enfin c'est ma perception des choses). Mais, pendant notre visite, nous avons pu nous rappeler que cela n'a pas été toujours le cas, que jusqu'à la dernière guerre mondiale le Japon avait été un envahisseur très entreprenant sur tout le sud est asiatique, Chine compris. Grosso modo, avant et pendant le conflit 39/45, le Japon avait des troupes dans quasi tous les pays sauf Indochine française. Pour ravitailler ses troupes dans chaque pays et en particulier en Birmanie (aujourd'hui Myanmar) il envoyait des cargos. Or le conflit mondial ayant éclaté, quasi tous les cargos japonais étaient attaqués par les alliés . D'où l'idée de construire une voie ferrée qui traverserait la zone montagneuse limitrophe de la Birmanie et la Thaïlande et permettrait un approvisionnement terrestre des troupes en Birmanie. Plus ou moins obligée (par les armes) de se rallier au Japon, la Thailande a donc été le théâtre d'une épopée technique mais d'un désastre humain.

Plus de 50 000 prisonniers de guerre britanniques, néerlandais, australiens mais également 185 000 indonésiens, malaisiens,... traités comme des esclaves, ont construit 415 km de voie ferrée, 680 ponts de bambous, creusé des passages à travers la montagne et tout cela à main quasi nue (pioches, piolets...) avec l'aide d'éléphants. En sous nutrition complète (maxi 2000 calories par jour) et surtout malnutrition car le riz était souvent souillé, arrosé du kérosène lié aux attaques aériennes alliées, cette voie ferrée programmée sur 5 ans a finalement été réalisée en 16 mois au prix de plus de 100 000 morts par la dyssenterie, le choléra et les sévices . ..

Commencée pour partie en Thaïlande et pour une autre en Birmanie la jonction de la voie eut lieu en octobre 1943, fonctionna 20 mois jusqu'à ce jour de novembre 1945 où un des ponts les plus stratégiques de cette voie fut bombardé par les alliés, ce pont est celui de la ville de Kantchanaburi, celui qui enjambe la rivière Kwae autrement dit le "pont de la rivière Kwaï"...




Tous les ans, Kantchanaburi célèbre cette attaque la dernière semaine de novembre en organisant des illuminations du pont (les 2 arches bombardées ont été reconstruites et la voie continue à être utilisée).


Dès la nuit tombée, l'hymne national a retenti (car il faut vous dire qu'en Thailande tout commence et finit par l'hymne,  même au début des séances de cinéma) pendant que le profil du roi etait projeté dans le ciel.



Cette année les illuminations ont été doublées d'un spectacle sons et lumières dans la pure tradition des soap movies asiatiques ... beaucoup d'effets de mise en scène très accentués et répétés 20 fois histoire qu'on comprenne bien le scénario , des effets pyrotechniques saisissants pour simuler le bombardement du pont...Mââââgnifique ! Moi (comme je suis une méchante) j'ai plutôt bien ri, Fabienne a été plus généreuse que moi en trouvant cela très bien ;-) et vous propose de vivre 40 secondes de ce spectacle d'une heure ...



Enfin, j'ai appris que le fameux air sifflé dans le film "Le pont de la rivière Kwaï" n'est pas un air créé pour le film mais une marche militaire composée par un directeur de musique de l'armée britannique en 1914 et que les prisonniers britanniques avaient choisi  de siffler pour se donner du courage dans cet enfer du chemin de fer de la mort...

Donc en résumé un super musée, un cimetière émouvant,





une rivière Et un pont et sympa




 accessible après avoir traversé une zone où se pressent sur plusieurs hectares plus de MILLE échoppes de bouffes, de fringues et de gadgets (les thaïlandais adorent les gadgets made in china), une ville jeune et sympathique bourrée de néons ...



Pour ceux et celles qui aimeraient venir dans cette région il n'y a pas que le pont, c'est également une région montagneuse avec un très joli parc national préservant  une forêt primaire, des cascades et encore des tigres sauvages parait-il.

Allez, nous revoilà en voiture et cap vers le sud, les îles paradisiaques. ..








samedi 28 novembre 2015

La page de Fab - 24 - Histoires de trains

Prendre le train en Thaïlande  est  une aventure en soi. 

Nous sommes arrivées la bouche en coeur à Phitsanulok après une heure de bus depuis Sukhothaï  pensant que les places de l'express nous attendaient alors que "sorry the train is full". 

Ah....  Nous nous retrouvons donc à prendre celui qui part 1/2 plus tôt  mais qui arrive 1 heure et demie plus tard. 

8 heures de train sans climatisation par 34° c'est pas emballant emballant. En plus,  il ne reste que les 3èmes  classes, non pas que cela nous gêne d'habitude mais là nos fesses  délicates et surtout non sportives ayant déjà peu apprécié  les heures que nous venons de passer sur un VTT vont nous le faire sentir. Car dans ce train on a l'impression, même si les sièges  sont recouverts de PVC, qu'on est assises sur du bois. Tout est défoncé, sale, collant  et très très vieux. Ma chemise blanche a le bas tout noir en l'espace de 2 heures et  les Thaïlandais appellent le train en rigolant  le TGV, Train à Grande Vieillesse, c'est vous dire. Et pour finir on est secoué comme dans un shaker, vous le constaterez aux inévitables photos floues...

Avec nous que des locaux. Ici, on roule donc fenêtre grande ouverte, avec des ventilateurs très très vieux aussi et malheureusement celui qui est au dessus de nos têtes  ne se tournera jamais vers nous.



On roule aussi portes exterieures du train ouvertes histoire de faire plus d'air sans doute, attention en allant aux toilettes qui, contre toute attente, sont relativement propres. Mais des chiottes à la turque surélevées quand ça bringueballe de tous côtés c'est pas le fun. 

Autre bizarrerie, à certaines gares, on descend sur les voies et on traverse... heureusement qu'un panneau indique de faire attention aux trains !



Pour faire partir le train pas de sifflet, on sonne la cloche et on lève son drapeau.



On peut boire et manger à toute heure. Des personnes, qui montent à une station et redescendent à la suivante, passent continuellement pour proposer des soupes, des fruits, de l'eau, des trucs qu'on ne connait pas qui ressemblent à  des saucisses sèches mais qui n'en sont pas et des lingettes rafraîchissantes congelées qui ont fait le bonheur d'Isa.




Évidemment ce que nous n'avons pas non plus, ce sont les places réservées aux moines dans chaque wagon.



Sinon les gens sont comme chez nous. Ils dorment assis, en bavant la bouche ouverte mais le seul avantage c'est qu'avec le bruit que fait le train on n'entend personne ronfler.

J'ai beau regarder autour de moi aucun Thaïlandais de plus de 30 ans  ne fait quoi que ce soit. Ils dorment ou ils regardent devant eux et joignent les mains devant eux pour saluer Bouddha à chaque fois que le train passe devant un temple. Les plus jeunes sont sur leur Samsung car ici Samsung  est roi, Apple n'a pas dû faire une bonne promotion.

Bon ben voilà, déjà 4h30 passées en ayant lu un livre, fait une partie de candy crash,  dormi un peu... écrit cette page, c'est déjà ça ! 



Isa elle a dormi, trié ses photos et a dessiné sur sa tablette "l'oeuvre" ci dessous...



Nous arrivons à 21h15 et le lendemain matin  nous reprenons un train pour notre destination finale... là on nous demande de choisir entre une place à 15 cts d'euros ou une à  9 euros en express classe 2 afin de rallier notre destination  et pas d'hésitation,  nous choisissons la plus chère. ...

Grand changement : hôtesses en veste rose pour nous accueillir sur le quai et nous aider à monter nos bagages, places confortables et même un déjeuner thai complet qui nous est servi à notre place. Hélas nous venons d'avaler notre petit déjeuner et n'avons pas faim du tout mais le voyage passe vraiment très agréablement.




Bon c'est sûr, la prochaine fois, on réservera plus tôt  surtout si le trajet est long pour mixer les avantages : avoir le train express pour réduire le temps du voyage mais en classe 3 pour être avec des locaux assez causeurs et avoir les bricoles à manger non aseptisées mais très très bonnes ... .












vendredi 27 novembre 2015

Sukhothai. ..3

Sukhothai le 25 nov 2015

Voilou, le jour attendu est arrivé. .. nous voici grimpées dans le bus qui nous emmène vers la vieille citée et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on n'était pas toutes seules. Pas une place libre sur les bancs du véhicule ni sur les marches pieds autour et à l'arrière du bus. Le chauffeur s'arrête faire ses courses pour son dîner (bah oui normal non ?) et nous voici enfin tous arrivés.



Il est 17h et le grand défilé des écoles et institutions à déjà démarré. .. en fait c'est un peu comme carnaval chez nous,  il y a une sorte de char sur un thème  et les élèves  habillés traditionnellement avec plus ou moins de bonheur ressenti chez certains qui tirent carrément la tronche !!!




Ensuite ? Et bien c'est la foire de la place St Pierre de septembre à Nantes sans les manèges mais installee dans des ruines classées au patrimoine de l'humanité avec des centaines de stands de dégustation de spécialités culinaires excellentes, des boutiques d'artisanat et des étales de trucs qui viennent de Chine. Un peu déçues que nous sommes, vu tout ce qu'on nous avait promis. ..



Alors, certes,  les ruines illuminées c'est super joli,



le lac avec ses petits lotus allumés, la tonnelle des lanternes illuminées c'est super joli,


le feu d'artifice sur 3 fronts c'est super joli,



le spectacle Sons et lumières qui raconte l'histoire de Sukhothai c'est super joli...



tout est joli, bien organisé, bien aligné comme il faut mais la fête des lumières en elle même n'est pas prise en main par les habitants,  il n'y a pas de lancé de lanternes géant comme je l'imaginais, pas de temps particulier où les habitants mettent à l'eau leurs bougies flottantes (comme nous l'avions vu à Hawaï )...

Bref, une fête bien commerciale qui nous a fait dire que si on revenait en Thaïlande à cette époque de l'année nous irions voir les fêtes des lumières dans un petit village car, nous l'avons constaté lors des préparatifs vus dans notre tour à vélo, l'affaire y est collectivement prise en main, c'est du sérieux !

En attendant, nous avons fait notre selfie Loy Kratong  et demain c'est descente vers le sud, vers Kanchanabouri...une histoire de train...

Vous nous reconécé? 

jeudi 26 novembre 2015

Sukhothai. ..2

Sukhothai  le 24 nov 2015

En attendant la grande fête du 25 nov nous avons décidé d'aller explorer la campagne à vélo et pour cela nous avons choisi "Cycling Sukhothai" que, une fois n'est pas coutume, je nomme car c'était vraiment extra avec de super bons vélos vtt et donc très recommandable à d'autres voyageurs. Nous avons beaucoup pensé à Chris et Sylvie car c'est certain, les filles, vous auriez adoré. ..il faut que vous mettiez ça sur vos tablettes d'un prochain séjour en Thaïlande. 

Nous sommes parties dès 8h à la fraîche c'est à dire 28° avec nos nouveaux compagnons temporaires de route Françoise et Pierre ainsi que 6 autres personnes et un adorable guide, thaïlandais par sa mère,  français par son père et vivant jusqu'à peu aux Pays Bas. 


Nous démarrons par un passage chez un producteur de champignons, des pleurotes exactement, cultivés dans des sacs de sciure d'arbre à latex.  Petits sacs contenant quelques spores du champignon dans la sciure, fermés par un bouchon aéré au centre par un trou cotonneux et ensuite on les fait attendre 6 mois sur des étagères sous un voile noir. C'est le temps qu'il faudra pour les voir sur les étals du marché où nous avons continué notre tour.



Sur ce marché nous avons enfin vu (car nous en avons souvent remarqués sans savoir le pourquoi de la couleur) l'intérieur des fameux oeufs roses qu'on peut voir en quantité sur les marchés asiatiques. Ce sont des oeufs dits centenaires, qui sont enterrés très  longtemps jusqu'à ce que la fermentation de l'oeuf rende l'intérieur noir. Enfin c'est surtout le jaune qui devient noir, le blanc lui se transforme en gélatine marron que Fabienne  a eu le courage de goûter :  "ça a un goût d'oeuf très salé " qu'elle a dit ! Le jaune noir est mangeable et doté de nombreuses vertus mais le jeune guide n'a pas voulu nous en faire goûter car il paraît que c'est vraiment infecte...



Et le tour continue à travers les rizières pour passer chez des fumeurs de poissons-chats qui fument les dits poissons aux copeaux de noix de coco (enfin la coquede la noix bien sûr pas la chaire) 



puis traverser un maraîchage de patates douces, de chili/petits piments et de courgettes. Ici elles sont cultivées sur des tonnelles de bambous pour ne pas toucher terre et pourrir à  cause de la grande humidité.  Ils accrochent des petits sacs au bout de chaque courgette pour qu'elle pousse fine et rectiligne...indispensable pour la cuisine thai  ;-)

Comme toujours il vous suffit de cliquer sur les photos pour les afficher en grande taille
et voir ainsi les détails. ..
Dans les rizières le spectacle est zen à la vue, un peu moins à l'oreille puisqu'il y a toujours un petit motoculteur (et son parasol pour éviter les explosions) par ci par là qui tourne pour pomper l'eau servant à inonder un carré de riz ou à retourner la terre des zones qui viennent d'être récoltées. Il faut compter 3 mois pour une récolte, et 2 ou 3 récoltes par an. A l'heure actuelle tout est automatisé. Seules les productions à usage familial sont encore exploitées traditionnellement à la main.


Dans cette très jolie campagne les petits cours d'eau sont envahis par des iris d'eau. Cette espèce a été introduite par le roi lui même pour faire plaisir à sa femme paraît il et dorénavant les campagnes ne savent plus comment s'en débarrasser :-(

A midi, par 37° nous sommes toujours à pédaler de villages en villages, faisant des stops dès qu'un arbre nous propose son ombre et parfois c'est rare ! 



Au détour d'un village voici un stop pour faire le plein de whisky comme ils disent ici ce qui est en fait de l'alcool de riz. Beaucoup plus sophistiqué que la méthode laotienne vue l'an dernier. Cependant cela reste artisanal avec la confection de la base de levure à la main. ..et des bouteilles moins jolies mais plus exportables sans doute.



Enfin, le moment de déjeuner arrive, dans une gargotte où nous dégustons un très bon Pad thai. ..on a l'impression de toujours manger la même chose mais en réalité à chaque cuisinière son Pad thai...Les nouilles peuvent être fines ou larges et plates et chacune assaisonne à sa façon un peu comme le couscous ou la paella !
Nous reprenons les chemins pour constater que chaque village est en pleine préparation de la fête de Loy Kratong. Ici, contrairement à Sukotai old city, les compositions florales qui porteront les petites bougies sur l'eau, sont faites "maison", ou plutôt faites "village". Les hommes, réunis près du temple, taillent des rondelles dans des troncs de bananier pour faire les bases flottantes des compositions tandis que les femmes, réunies  gaiement avec leurs enfants, tressent,  piquent, garnissent les compositions.



Il était temps de rentrer en passant chez une famille qui élève des grillons à assez grande échelle. .. en effet, ici, les insectes sont très appréciés et sont surtout une importante source de protéines.



Après un tour d'une trentaine de kilomètres, autant vous dire qu'on est rentrées bien rincées,  le derrière en compote pour ma part (aïe mes petites fesses délicates comme dirait Marilou !),  éreintées mais ravies de notre journée  !

Un peu de repos et nous serons prêtes pour la grande fête. ..