lundi 18 août 2014

La page de Fab - 15 - Les campings en Australie

Dans mon for intérieur j'imaginais les campings australiens comme ceux que j'ai connus au Québec il y a 30 ans : grands emplacements,  hyper équipés avec table,  bancs et BBQ.  Et bien il n'en est rien... en tout cas dans les campings du Western Australia dans lesquels nous nous sommes arrêtées,  à savoir 10 différents jusqu'à présent. Pourtant de l'espace il y en a en Australie mais dans les campings non.

Les emplacements sont petits, à peine de quoi mettre une caravane et le auvent. Ils sont serrés les uns contre les autres,  sans séparation, on se croirait dans les campings boîtes à sardines du sud de la France !

Il existe deux sortes de camping.  Les stations près des routes parfois gratuites (mais nous n'en avons croisé qu'une seule gratuite depuis notre départ) et les campings de vacances et dans les deux les emplacements sont aussi petits.

En revanche, en ce qui concerne la grandeur des caravanes, il y a vraiment de tout. De la toute petite caravane au car aménagé... Certains sont impressionnants.



Les campings sont toujours bien équipés et très propres. J'appréhendais un peu car je suis assez chochotte sur les questions sanitaires mais tout est nickel à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Dans mon dernier souvenir de camping en France il y a environ 15 ans j'ai un camping de Carcassonne en tête absolument crade où certaines personnes faisaient même leurs besoins dans les toilettes mais par terre, à côté des toilettes !!! Je sais que tous les campings en France ne sont pas comme ça mais bon... ça me donnait pas envie !

Mais ici rien à dire. Y'a même des cuisines communes hyper bien équipées avec tout ce qu'il faut pour cuisiner et manger. Il y a même,  pour les nombreux pêcheurs, des installations speciales et à part pour découper le poisson.

Et puis, surtout, pour remplir ces campings, il n'y a quasi que des retraités. Nous faisons partie des plus jeunes, c'est vous dire !!! Le matin on se lave les dents pendant qu'eux lavent leur dentier et un gentil vieux monsieur nous a fait des oeillades en nous disant qu'il y avait des belles filles dans le camion. ... On a éclaté de rire.

Ca fait que tout est très calme, on dine tôt et on se couche tôt. Et comme la nuit vient très vite et que les nuits et les soirées sont fraiches on se rentre chez nous vers 18 heures. Voici la cuisine, le bureau, le salon où l'on prend l'apéro (mais que le samedi), la salle à manger et la chambre... c'est pas beau chez nous ?





jeudi 14 août 2014

Western australia

De Kalbarri à Denham du 9 au12 août

Depuis 6 mois nous n'avons jamais eu autant de difficulté à avoir de l'internet. Pas de cyber café car les australiens sont personnellement sur équipés,  pas de wifi gratuit ou bien à peine de quoi lire les emails et quand c'est payant c'est pour un très court temps et avec un débit très très bas. Trop bien ! Mais bon on va faire avec, vous aurez de nouvelles un peu moins souvent peut être mais pas d'inquiétude à avoir nous faisons notre bonhomme de chemin !

Nous essayons de ne pas passer des journées entières à rouler car c'est fastidieux, pas grand chose à voir dans cette immensité à part tous les 50 km de charmantes aires de pique nique "ombragées" ( non, je rigole,  les arbres sont inexistants) où nous pouvons enfin prendre en photo des road train pour Mu (désolée là c'était un "petit")


ou des camper van un peu originaux


ou compter et arrêter de compter les kangourous morts tant c'est une hécatombe mais ça je vous l'ai déjà dit. A se demander s'ils n'ont pas un fond suicidaire car étant donné qu'il passe une voiture tous les 1/4 d'heure il me semblerait pouvoir traverser la route aisément sans rien craindre. Faut vraiment le vouloir de traverser juste au mauvais moment... ou bien ils sont comme les lapins : attirés par les phares des voitures ? Nouveau cependant aujourd'hui : nous avons vu tout plein d'émeus,  vivants, mais qui détalent dès qu'on ralentit pour les photographier.

Nous faisons donc des petits sauts de puce de "ville" en "ville" qui sont grosso modo distantes les unes des autres de 350 à 450 kilomètres pour avoir le temps sur une journée de se balader, visiter et en même temps avancer sur notre longue route. Entre chaque ville, il n'y a rien de rien, pas une maison, parfois une entrée de piste qui indique qu'il y a, au bout de cette piste, une ferme, une maison enfin un petit quelque chose à 35, 70 et même vu jusqu'à 107 km ! Oui, oui !
Il ne faut pas avoir oublié le pain et encore moins de l'essence.  Pour faire simple, dès qu'on voit une station on prend de l'essence... par principe !

Nous sommes donc, après Kalbarri,  parties avec Emma (car pas d'inquiétude Valérie, Emma est toujours du voyage) vers Denham, très petite ville (2000 habitants residents) de bord de mer où nous avons mangé notre premier burger de kangourou.

En fait de bord de mer c'est plutôt de bord de baie puisque nous nous trouvons dans une presqu'île abritant la baie des requins. Ici, les requins sont des gentils, ce sont des requins-baleines, mais ce n'est pas la bonne saison pour les observer (et si la température extérieure avoisine les 32° l'eau n'est qu'à 20°... un peu froid, non ?).


A Denham, comme sur toute la côte,  c'est le paradis des pêcheurs... de tous âges,  avec ou sans bateau ! Le premier rayon quand on entre dans un petit super market c'est celui des accessoires de pêche et le long de la mer de même que dans les campings, des tables de vidage et découpe du poisson sont à disposition de tous.



C'est une obsession d'ailleurs cette histoire de découpe du poisson car il y a profusion de pancartes dans les toilettes, les buanderies, les douches pour préciser que le poisson ne s'y lave ni s'y vide et qu'il faut impérativement utiliser la table à poisson !

A part les pêcheurs il y a plein de jolies choses dans cette baie :

- tout plein de plages de coquillages (en lieu et place du sable) 

au bord d'une eau si cristalline et si calme (l'effet de baie enclavée joue comme si on était au bord d'un lagon) qu'on a l'impression de ne pas voir l'eau.  Quelques méduses attestent que nous avons bien de l'eau sous les yeux.

Ce que cela donne vu d'un avion que nous n'avons pas pris :-)
...carte postale...
La plage de coquillages la plus célèbre est d'un blanc aveuglant et fait 60 km de long ...non, je n'ai pas voulu écrire 6 km mais bien 60 km ! La plage est longue et large et l'épaisseur de coquillages est de 10 m.


Ainsi, pendant de nombreuses années,  les couches profondes de coquillages compressés ont été exploitées comme une carrière dans laquelle la population taillait des blocs pour construire les habitations. On pourrait croire qu'il est désagréable de marcher nu pied sur ces plages mais en fait non.

- on peut également découvrir des stromatolithes.  

Quoi t'est ce ? Pour tout vous dire ce n'est pas sublime à voir (si ce n'est à marée mi haute car cela donne des reflets dans l'eau que je trouve jolis)

mais c'est super intéressant car ce sont des sortes de petites colonnes constituées par la forme de vie la plus ancienne au monde. Le premier organisme vivant sur terre il y a 2 billiards d'années était une bactérie qui est donc encore vivante aujourd'hui dans cette région du globe et s'agglutine en couches à raison de 40 cm par millénaire. Bref ce sont des stromalithes et celles de la Hammelin Pool à côté (enfin 80 km quand même) de Denham sont vieilles de 3500 millions d'années et sont les plus spectaculaires du monde (faut dire qu'il n'y a que 2 régions dans le monde qui en ont qui sont encore en développement) ! Vous êtes émus,  non ?

- côté émotion, les dauphins de Monkey Mia. 

Ce sont 5 dauphins femelles qui partent vers 7h avec leurs petits pour leur apprendre à chasser. Les Rangers du parc ont pris l'habitude de leur "offrir" chaque matin 3 poissons maxi (ce qui est loin d'être leur besoin journalier, ainsi donc elles continuent de chasser) ce qui permet aux touristes du camping de la plage de voir les dauphins de vraiment très près. Certains matins il n'y a que les 5 femelles et d'autres matins, quand les petits sont là, il peut y avoir jusqu'à une quinzaine de dauphins.


Ce qui est sympa c'est que cette petite baie est vraiment leur terrain de chasse donc même sans les Rangers et leurs poissons on peut voir les dauphins filer au bord de l'eau le reste de la matinée.


Voilà,  notre week end à Denham s'est terminé en prenant notre petit déjeuner face à la mer à regarder les dauphins.
Nous sommes reparties vers Carnarvon puis Exmouth où des canons à eaux particuliers et des alignements de drôles de menhirs nous attendaient ! Ah, ah ! Quel suspens !




dimanche 10 août 2014

Mais où sont passés les kangourous ?

Perth à Kalbarri du 3 au 9 août

Tour de France oblige,  nous n'avions rien mais alors rien de rien préparé de notre virée australienne si ce n'est la prise en charge de notre "Francine" à Perth et son abandon 73 jours plus tard à Sidney.
Nous voilà donc le 4 août à décider qu'on irait faire une virée de 3 jours sur la côte sud de Perth avant de remonter toute la côte occidentale. Mais nous n'avions pas encore très bien en tête les distances et quand après avoir roulotté une journée sous la pluie nous avons réalisé que notre petite virée nous prendrait plutôt une semaine que 3 jours, que la météo était à la pluie et au froid, nous avons décidé de pendre une journée pour faire un retro planning des grandes étapes à compter du jour où nous devons récupérer Corentin à Adelaïde et un programme un peu plus détaillé pour les 10 jours à venir.
Nous voici donc reparties vers un soleil annoncé pour dans 2 jours. D'ici là, sous les nuages, nous repassons à Perth et son joli port historique de Freemantle. Très sympa...



Puis ce sont des kilomètres de route à travers un paysage agricole, d'immenses champs de colza, de blé et d'une plante que je ne connais pas...(de la luzerne ? ?).


Une petit tendance Barbie rose pour les oiseaux perruches, les lagunes ou les couchers de soleil !


Sur les routes il y a des panneaux en tout genre dont l'exotique avertissement de passages eventuels de kangourou, emeu ou echidne. Mais il y a également l'étonnant panneau nous rappelant que des road train peuvent circuler sur cette route et que lorsqu'on pense doubler un camion il se peut que ce dernier comporte assez de remorques pour faire finalement 53 m de long !


Quand le soir arrive nous nous arrêtons en bord de mer. Une côte très sauvage aux falaises déchiquetées et arches naturelles façon Etretat.


Il y a beaucoup de campings sur toute cette côte : des campings classiques mais également des aires de stationnement aménagés avec des sanitaires. selon les guides ils sont gratuits mais pour notre part nous n'en avons vu qu'un seul gratuit, les autres étaient moins chers que des campings mais quand même payants.
Sous un crachin bien breton nous passons notre matinée aux Pinnacles.


C'est un désert d'où émergent des milliers d'aiguilles calcaires constituées de coquillages millénaires. Le vent a joué avec le sable, dénudant ces colonnes et formant en bord de mer des dunes sublimes.



En remontant vers le nord nous arrivons à Kalgarri sous le soleil et la chaleur. Nous passons la journée dans un superbe parc national traversé par la rivière Muchinson serpentant au fond d'un joli canyon.


Pour aborder le canyon, on traverse sur une piste, des paysages de bush où l'arbre fétiche est ici une sorte de plumeau


(cela nous a fait penser - même s'il ne lui ressemble pas du tout - à l'arbre de Joshua dans les immenses plaines avant d'arriver au grand canyon dans l'Ouest américain ! Pensée pour ma soeurette et une crise de fou rire historique :-))

C'est le début du printemps et la plaine commence à se tapisser de fleurettes sauvages de toutes les couleurs.

On peut croiser des passionnés de nature, le nez à raz de terre, à la recherche d'une petite orchidée blanche qui ne pousse qu'en ce moment dans le bush... on a cherché mais rien trouvé !

Voilà pour nos premiers jours :-)
Question organisation nous avons finalement craqué pour l'installation chaque soir de notre couchage «dans le salon» car à l'étage c'est parfait pour 1 personne mais pas pour 2 rondelettes comme nous pendant 70 jours !

Sinon question sensations nous nous sentons bien même si, dans cette région à cette saison, le nombre d'individus au mètre carré est vraiment faible et d'une moyenne d'âge avoisinant les 70 ans ! Les rencontres dans les campings sont limitées : tout le monde dine à 18h et ensuite extinction des feux !

Enfin, des mouches, des mouches, des mouches (ça va être dur de tenir 3 mois sans en avaler une) mais toujours pas de photos de kangourou vivant ! Nous en avons vu 2 traverser la route en 2 bonds sans qu'on ait eu le temps de pendre l'appareil photo. Certes , restent tous les kangourous morts sur le bas côté... peut être que nous nous résignerons à vous en proposer une photo ?

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mercredi 6 août 2014

La page de Fab - 14 - Trop de chance -


Australie occidentale - region de Perth du 3 au 6 aout

Pour clôturer notre séjour en France nous avons diné avec nos garçons Vendredi soir (les plus beaux et les plus gentils du Monde ) et nous  sommes parties, comme prévu samedi matin. Notre copine Fred nous a fait l'agréable surprise d'être à la gare.

Voyage de  3h au bar (pas pour oublier qu'on partait mais parce que n'avions pas de places néservées, à notre grande surprise). Nous partions à 10 heures et à 10h40 nous achetions le dernier sandwich du bar en prévision du déjeuner (y'a pas à dire la Sncf fait fort le jour où il y a le plus de départs en congés... je vous dis pas le nombre de gens et d'enfants affamés quand midi sonna).

Pour l'avion, 1er voyage avec Emirates et c'est pas mal, à part qu'ils nous servent un petit - déjeuner avant qu'on s'endorme et un vrai repas au réveil. Et nous avons vu avec plaisir qu'iIs avaient soigneusement évité de passer au-dessus des zones à missile...


A Dubaï j'ai voulu aller aux toilettes dans la mosquée des femmes... pas réveillée ?


Pour le reste du voyage RAS. Nous sommes arrivées à Perth dimanche à 18 heures.

Hier matin, lundi, après avoir dormi genre 4 heures et passé l'autre partie de la nuit à attendre le sommeil nous avons pris possession de Francine (nom finalement donné à notre maison roulante par Isa en souvenir de notre escapade française) et j'ai pris brillamment mon 1er rond point à gauche.


Je dois vous dire que c'est loin d'être instinctif. Tout est inversé, il faut réfléchir pour conduire, ça fait longtemps que j'avais pas réfléchi ! En plus, de façon bizarre, quand je marche ou conduis j'ai tendance à me déporter sur la gauche. Donc là je dois faire doublement attention pour ne pas me retrouver dans le fossé. (Notez qu 'en France j'ai tendance à me retrouver au milieu de la route, c'est même pire en fait). Bref, ici comme ailleurs, mon copilote serre les fesses.

Après avoir trouvé notre 1er camping nous avons aménagé Francine.


Alors comment vous dire... c'est pas grand du tout : 4 tiroirs et 1 placard et 1/2 pour tout ranger et, pour nous coucher, nous devons littéralement ramper dans un espace de 44 centimètres de haut (on se croirait dans un cercueil) après avoir assemblé l'échelle qui sert à grimper, ce qui fait qu'il n'y a plus de place en bas.


Autant vous dire que cette nuit après être sortie à 5 heures du matin pour aller aux toilettes j'ai eu la flemme de remonter et j'ai fini ma nuit sur un bout de coussin du "salon", pliée en deux. Nous avons 3 mois à tenir, j'espère que mon dos va supporter le coup.

Aujourd'hui mardi nous étions fatiguées, déphasées à cause du décalage horaire + une nouvelle organisation + un nouveau mode de conduite + un GPS en anglais + le froid le soir et la nuit + un tout petit espace à vivre + ce matin une sortie prise à droite au lieu de la gauche + Isa qui ne sait plus lire de plan en Australie et nous fait marcher 7 Kms au lieu d'1 = frictions = journée à oublier avant le miracle du soir.

Car oui, ce soir, il y a eu un miracle. Isa était partie prendre sa douche et, la nuit tombant, je suis sortie ramasser ce qui était dehors. Pour éviter les moustiques je ferme la porte derrière moi. Je plie, je rassemble et au moment d'ouvrir le haillon je m'aperçois que tous est fermé. . . à clé !

Alors là je peux vous dire que c'est la grosse panique, tout est dedans (papiers, CB, téléphones...) et il est 19H15. Je fais  le tour, essaye 10 fois d'ouvrir chaque porte et fenêtre. En désespoir de cause je vais sonner à la réception, personne. J'attends 5 minutes (notez que je n'ai que ça à faire) et le proprio apparaît. Je lui explique mon cas en anglais en espérant qu'il me comprenne et il me dit d'aller l'attendre près du véhicule.

Après 5 minutes d'attente je me dis que j'ai sans doute mal compris mais le voilà qui arrive, accompagné d'un monsieur qui porte des carrés gonflables avec 1 poire et 1 grande tige de fer. Il insère 1 carré de part et d'autre du coin supérieur de la porte, les gonfle pour écarter le coin et créer un espace dans lequel il fait passer sa barre de fer et crochette le petit loquet le long de la poignée.


En - de 5 minutes Francine est ouverte. Moi qui étais très mal, nous  voyant casser 1 vitre, passer 1 nuit dans le froid (ici il fait 1 degré la nuit), 1 journée à courir et téléphoner - en anglais qui plus est à tout plein de gens, je respire. Isa
n'est pas encore revenue de la douche et tout est réglé ! Pour un peu je lui sauterais au cou mais il ne veut rien, ni sous ni même une poignée de mains et il repart sous mes " thank you very much" répétés.

En fait le proprio me dit qu'il habite dans le camping et qu'il est serrurier. C'est pas de la chance ça ?

Allez, il faut espérer que demain sera un meilleur jour, je retourne ramper.

lundi 4 août 2014

Tour de France

Du 15 juillet au 2 août

Nous avons donc échangé le royaume des Tonga par un Tour de France et la découverte de ce pays nous a ravies !
Le rapport qualité/prix est très correct si on regarde la variété de paysages, d'architecture,  de coutumes locales et costumes folkloriques, de plats à déguster sur un territoire ma foi assez restreint puisqu'il fait la moitié de la surface du Pérou par exemple.

Pour le prix vous avez
- côté littoral des eaux émeraudes cristallines des calanques marseillaises, les grandes plages à rouleaux des Landes, les côtes granitiques déchiquetées de la Bretagne, les grandes plages où il faut courir après la mer dans le Nord
- côté reliefs les pics enneigés alpins, les ballons d'Auvergne,  des massifs anciens dans l'Est
- côté paysages ceux de villes anciennes, aux rues partant dans tous sens (ici pas de quadras ou de blocks, les pâtés de maisons sont de toutes tailles et formes) et ceux de terres agricoles parfois immenses ou au contraire très intimistes et bocagées
- côté architecture des églises romanes autant que gothiques, des châteaux forts ou très légers,  des petits villages provencaux aux tuiles roses, des hameaux bretons aux toits d'ardoises,  des petits ports qui marquent dès l'île de Ré l'entrée dans le sud de la France, des musées aussi beau à l'extérieur qu'à l'intérieur et une ville, Nantes qui nous a particulièrement enchantées
- côté flore des lauriers roses, des roses trémières,  des hortensias, des brassées de géraniums et surtout des rosiers à profusion !

Et pour clore l'enchantement,  des français si drôles avec tous leurs accents, leur sens de l'auto critique débordant qui se traduit par une insatisfaction perpétuelle (on dit d'eux qu'ils râlent) mais surtout leur grande propension à boire et manger qui fait d'eux le peuple qui vous fait prendre un max de kilos en très peu de temps tant la cuisine et les produits sont bons.

Bref, une étape que nous recommandons à tous les voyageurs !

Paris - Plaine de Beauce
Nantes

Nantes et ses oeuvres pérennes ou temporaires du "Voyage à Nantes"

Marseille et l'arrière pays provencal

Pas de doute, nous sommes en Bretagne

Douanenez et ses vieux bateaux, un jeune goéland marin
et une allusion au capitaine Cook qui, où qu'on aille dans ce monde, pointe son nez

Des champs de tournesols, de jolies rivières comme cette Gartempe à Nalliers,
une des flèches les plus hautes d'Europe pour une abbaye romane construite sous
Charlemagne à St Savin : oui nous sommes arrivés dans le Poitou 

Des roses trémières dans d'adorables ruelles, des ânes :
c'est l'île de Ré
Aujourd'hui nous sommes arrivées à Perth, Australie de l'ouest.
Prise en main parfaite du camper van (nous lui cherchons un nom) et premiers rond points à gauche réussis de main de maître par Fab !
Nous sommes prêtes pour le grand tour... A suivre donc...

samedi 2 août 2014

La question qui tue...

du 15 juillet au 3 aout

14 juillet, 14h à Nadi (Fidji) : nous préparons notre séjour au royaume des Tonga
Fab - qu'est ce que c'est cher,
Isa - ça va encore être frustrant de ne pas pouvoir se payer tous les tours en mer
Fab - de toute façon je ne nagerai pas avec les baleines et leurs baleineaux car je crois que cela va me faire peur
Isa - ...quuoooiiii ? (lire en entendant le quuoooiiii de Coluche). On va spécialement aux Tonga car c'est le seul endroit dans le monde où on peut nager avec elles et tu les regarderas seulement du bateau ?
Fab - bah oui
Isa - bon ok, qu'est ce que tu voudrais faire à la place ?
Fab - aller en vacances en France !

On jette un oeil sur Ebookers et surprise : un billet pas cher (quoiqu'un peu long) s'envole de Nadi dans 6 heures.
Douche, refermage des sacs, on donne nos provisions à la voisine, on appelle un taxi et nous voilà à l'aéroport !



30 heures plus tard, nous arrivons à Roissy Charles de Gaulle sans nos bagages égarés à Londres par British airways. Quoi de positif ? nous allons prendre le train jusqu'à Nantes en mode "léger", pas de gros sacs à installer dans les racks surchargés (les bagages seront livrés 4 jours plus tard). A Nantes "Le voyage à Nantes" bat son plein ça tombe bien !



Commence alors un merveilleux tour de France... personne n'est au courant que nous sommes en métropole, même pas nos enfants. Nous allons de portes en portes faire des "Surprise ! c'est nous !" de Nantes à Marseille en passant par Douarnenez,  La Chapelle St Laurent ou Nalliers en Poitou et à chaque fois la question qui tue : "mais qu'est ce que vous faites là ?!!!!"



Pas de crises cardiaques, que de merveilleux sourires. Vous savez, ceux qu'on fait aussi avec les yeux...
Que du bonheur !

Mille merci à tous ceux qu'on a pu voir sur cette quinzaine, mille excuses à tous ceux que nous n'avons pas pu aller voir et ceux chez qui nous sommes passées et qui n'étaient pas là. Nous avons passé nos journées à rendre visite matin, midi et soir, nous avons pris 3 kilos en 15 jours, nous sommes un peu rincées mais c'était super ces vacances françaises.

Rechargées à bloc de votre énergie,
après un "bidou" à Marilou qui comprend bien maintenant (à la différence de notre départ de fevrier) ce que veut dire se voir dans l'ordinateur (Skype)

et une dernière soirée avec nos fistons



 nous repartons demain vers Perth (Australie du sud ouest)

Alors à bientôt pour la reprise de nos récits !

mercredi 16 juillet 2014

On avait oublié de vous dire...

Pendant notre séjour aux Fidji nous avons eu l'occasion de "rencontrer" deux curiosités.
Après avoir coupé le tropique du Capricorne en Argentine, nous êtres tenues de part et d'autre de l'équateur au nord de Quito, les Fidji donnent la possibilité de jouer à "retour vers le futur" !

En effet, la ligne de démarcation de changement de date se situe grosso modo le long du meridien 180 séparant Alaska et Russie et descendant à travers le pacifique. La ligne n'est pas tout à fait rectiligne pour permettre aux quelques iles/états qui seraient "traversés" d'avoir une certaine cohérence de date sur leur territoire. Aux Fidji il y a, sur une de ses îles la plus à l'est, un panneau qui permet de jouer avec le temps ! Si on se cale au milieu, le temps s'arrête ?

En allant aux iles Samoa par exemple l'avion ne mettrait que 2h mais on repasserait à hier...
Quel serait l'impact sur nos rides ? :-)

Deuxième "curiosité", en bord d'une petite route, la tombe d'un fidjien pourtant mort il y a un bon nombre d'années et qui détient un record du monde dont tout le monde s'accorde pour dire qu'il ne sera jamais battu.

Voici donc le jeu de l'été : de quel record s'agit il ?

Vous avez une bonne semaine pour donner vos réponses, le temps qu'on se retrouve en zone internet haut debit car l'internet tombe souvent en ce moment sur ces îles, nous ne pouvons consulter facilement que les mails (pas de navigation internet comportant images et videos sauf moment très ponctuel).
Ça va donc vous faire des vacances ! Bisous ;-)

samedi 12 juillet 2014

Kava, boue et jungle ...

Viti Levu, du 9 au 12 juillet

D'après les témoignages vidéos ou écrits que certains nous ont adressés pour nos anniversaires (les vidéos nous ont fait pleurer de vous voir c'est malin !) il semblerait que vous aimez quand on vous raconte nos galères. Alors, pas de chance, car Pacifique rime avec "pas de panique" et nos derniers post bien cool ont dû vous endormir ! Mais les vacances sont finies, on se réveille ...

Après une bonne dizaine de jours de farniente nous revoici reparties, pour cette fois ci, faire un tour de l'île principale des Fidji et le tout en petit car...cela faisait un moment qu'on n'avait pas utilisé ce moyen de transport. Et pour tout dire c'est parfait pour préparer notre cerveau à la conduite à gauche qui nous attend avec notre camper van (nom anglais du camping car qui est un anglicisme qui ne signifie rien en anglais !) en Australie, NZ.
Pas facile les premières heures de voir le chauffeur prendre les ronds points sur la gauche, d'aller prendre la voie en contre sens quand on veut tourner à droite à un carrefour... c'est un coup à prendre mais je me dis quand même que pour une majorité de droitiers cette gymnastique neuronale ne peut pas ne pas avoir d'impacts sur la façon de voir les choses, sur le point de vue que l'on peut avoir du monde en général... c'est peut être la raison pour laquelle les anglo saxons nous semblent si différents ;-)
Pas facile non plus de se remettre à l'anglais car ici on jongle avec l'accent anglais fidjien, l'anglais des australiens, des néo zélandais, des britanniques, des canadiens et des nombreux jeunes allemands ...

Au programme de ces derniers jours, une découverte des Fidjiens des montagnes assez différents de ceux des lagons. Tout d'abord ces villages sont très influencés dans leur habillement ou nourriture par la population indienne qui est arrivée à partir de 1879 aux Fidji pour travailler dans les champs de canne à sucre. Mais on retrouve quand même dans les coutumes locales un esprit tribal comme en Nouvelle Calédonie (et sans doutes d'autres îles du coin mais que nous ne connaissons pas). Une fois quittées les localités de bord de mer avec leurs Resorts touristiques et les femmes en bikini sur les plages, on ne traverse pas les villages de l'intérieur des terres sans respecter certaines règles qui ne semblent pas que folkloriques.

Ainsi,  quand on s'arrête dans un  village avec l'intention de se promener il faut premièrement porter un sarong (paréo) couvrant les jambes (homme comme femme - le pantalon long ne suffit pas) et avoir les épaules couvertes mais la tête découverte.
Puis, on demande à rencontrer le chef du village pour avoir son autorisation de circuler. De la maison commune où il se tient, il vous crie que c'est OK (enfin c'est rare qu'il dise non) et le chef du groupe de visiteurs ou vous même si vous êtes tout seul entre par la première porte de la maison commune pour aller saluer le chef et s'asseoir à côté de lui. Le reste du groupe ou la deuxième personne du couple si vous êtes 2 entre par la deuxième porte et va/vont s'asseoir le long des murs de chaque coté du chef.
Alors, évidemment ^^,  le chef des visiteurs en groupe ou en couple ne peut être qu'un homme. Que se passe-t-il si ce sont 2 femmes qui se présentent ? Comme pour la coutume en Nouvelle Calédonie, il n'y a pas de cérémonial de prévu !
Bon, nous, nous étions avec 8 autres personnes et un londonien a fait office de chef de notre groupe de visiteurs.
Dans la maison commune nous avons alors procédé à la cérémonie du kava. C'est un breuvage non alcoolisé mais très très relaxant (!) voire également laxatif si bu en grande quantité, qui est fait à partir de la racine du kava.
C'est une variété de poivrier qui possède des propriétés anesthésiantes, myorelaxantes, stimulantes et euphorisantes ; un effet anti-dépresseur a été mis en évidence récemment. Le Kava est bu traditionnellement dans toutes les îles du pacifique mais surtout Vanuatu, Wallis, Nouvelle Calédonie et Fidji.
Tout commence par des discours de différents membres du village qui répondent au chef des visiteurs sur l'honneur des uns et des autres à se recevoir et se connaître. Puis à tour de rôle tous les visiteurs se présentent,  prénom,  d'où on vient, ce qu'on fait dans la vie et patati et patata.
Puis commence la fabrication du kava. On nous remercie d'avoir apporté une racine de kava, puis il y a un long moment (dans la vidéo on vous a raccourci la chose !)  d'essorages répétés de la racine qui a été râpée et arrosée d'eau. Enfin, il est temps de déguster le breuvage.
Personne n'est obligé d'en boire et c'est tant mieux diront certains ! On claque une fois dans ses mains pour signaler qu'on veut du breuvage. On t'apporte alors un bol en noix de coco contenant du kava, tu dis "Bula chief, Bula everybody" et tu bois pendant que les autres claquent 3 fois des mains et tu dis Vinaka (merci) en rendant le bol et c'est au tour du suivant qui aura claqué une fois des mains.


Cette cérémonie était un peu folklorique pour montrer comment est la tradition. Mais ensuite, en visitant le village on a été accueillis dans une maison où ils faisaient le kava avec un groupe de travailleurs d'un autre village et hop, nous voilà embarquées pour des chants et danses et une deuxième distribution de kava sans costumes mais toujours la même histoire de claquement de mains !



Puis c'était le moment de déjeuner,  tous les plats sont posés sur une grande nappe à terre et on partage tout (comme en Inde ou Sri Lanka semble t il). Beaucoup de mets à base de tarot : la racine comme une pomme de terre,  la tige en râpé un peu comme du concombre avec du lait de coco et les feuilles qu'ils appellent épinards en beignets super bons.



L'après midi les enfants du village ont proposé une descente de la rivière sur de grands radeaux de bambous mais bon, vu l'excitation des gamins on a préféré rester sur la rive et prendre les volontaires en photo avec leur appareils. Tout le monde était ravi :-)


Il était temps de repartir mais non sans avoir refait une cérémonie de kava identique à celle de l'arrivée sauf que cette fois ci on ne dit pas "Bula chief" mais "moce chief" (au revoir). Bon Fab n'a bu qu'un bol à l'arrivée, moi j'en ai bu 2 fois à l'arrivée mais qu'un fond de bol au départ. Moi je dis que ce n'est pas mauvais mais Fab trouve que cela a un goût terreux pas très ragoûtant :-)
Super journée, avec des gens charmants, des enfants qui jouent tous ensemble sur la place herbeuse du village, qui manient la machette pour un oui ou un non : creuser un trou pour planter un poteau et jouer au volley, décapiter une noix de coco ... à priori il ne manquait de doigt à personne !



Dans ce tour de l'île,  nous avons également fait un matin, un trek de 4h dans ce qu'ils appellent la jungle.  Très sympa même si un peu trempées puisqu'il a fallu traverser 6 rivières avec, selon, de l'eau jusqu'à la cheville ou jusqu'à l'aine. Ils ne t'en parlent pas avant de partir histoire que tu t'habilles en conséquence car ici de toute façon on est toujours tout habillé dans l'eau (on avait déjà constaté ça sur d'autres îles du pacifique ou en Indonésie). Malheureusement,  comme dans tout trek en groupe, on marche à bonne cadence, en regardant bien où on met les pieds et du coup on n'a pas le temps de regarder le paysage ou de s'extasier sur les fleurettes ou zozios. C'est certain que lorsqu'on part seulement toutes les deux on met 2 fois plus de temps que ce qui est prévu mais au moins on profite ! Bon, c'était quand même sympa et de toute façon ce trek là on ne l'aurait jamais osé toutes seules.



et au bout de la rivière... la mer !

Le tour de l'île s'est terminé aujourd'hui par la remontée de la côte nord et de ses grands champs de canne à sucre (exploitation pour le sucre et la fabrication du Rhum Bounty - Rhum fidjien 58° - pensée pour Nathan)


et une séance de bains de boue chaude. Hummmm, c'est bon pour la peau ;-)


Enfin, nous avons passé une fin d'après midi à jouer avec les 28 enfants d'une maison de vie pour orphelins. On est loin des orphelinats lugubres parfois vus à la télé. Ici, il s'agit d'une grande maison où les gamins vous prennent par la main pour vous montrer leur chambre (quand même 4 à 6 par chambre) et vous emmènent jouer dans le jardin à la balançoire, au ballon ... bref des gamins !

Voilà, désolées,  tout s'est bien passé,  pas de galères... ;-)
Nous avons passé 4 jours à faire des coucous de la main depuis le bus au gens sur les bords des routes et à lancer des Bula toutes les 30 secondes... et finalement on s'y fait vite de faire attention aux gens et de leur signifier qu'ils ne sont pas transparents, qu'on les a vus et que nous sommes, ma foi, contentes de croiser leur regard.

Ce soir, retour à Nadi dans un petit appartement car on a besoin de temps en temps de se sentir un peu comme dans un chez nous. Au programme : grande lessive, préparer notre séjour aux Tonga, régler divers détails d'intendance et profiter d'un bon réseau internet pour tenter des Skype ! Are you ready ?