mardi 16 décembre 2014

Là haut au Laos

Luang Prabang du 10 au 17 dec

On nous avait tellement dit que la route de Vientiane à Luang Prabang était un enfer qu'on s'est dit qu'on allait la faire en 2 jours.
La première partie nous a emmenées tranquillement jusqu'à Vangvieng petite ville très prisée des touristes fêtards jusqu'à ces dernières années et qui retrouve un peu de calme depuis que les raves party ne sont plus autorisées.

La ville est dans un décor montagneux très joli, on se croirait dans la baie d'Halong sans la baie, sans l'eau :-)


Puis le lendemain nous avons attaqué les 160 km qui nous séparaient de Luang Prabang. ..160 km ce n'est pas long n'est ce pas ? Oui mais la route est tellement tournicotante et endommagée que nous avons mis 9h ! Les nids de poules sont de vrais nids de dinosaures !

Cette journée bien fatigante nous a cependant permis de voir des paysages magnifiques,  de nouveaux types de villages, la vie des villageois que nous voyons se laver, couper leur bois,  cuire leur riz, faire sécher les chili, surveiller les enfants, réparer le toit troué,  attraper un coq par ci, pousser un cochon noir par là...

Au Laos la vie est assez lente, les rythmes les plus rapides sont donnés par les scooters ou tuk tuk et cela n'atteint jamais de grandes vitesses. Il y a toujours une certaine retenue en tout : pas de cris, pas de gens qui s'engueulent, pas de démonstrations exubérantes et quand le contact est pris alors ce sont plutôt des sourires qui s'échangent.

Puis nous voici arrivées à Luang Prabang,  ville classée par l'Unesco au patrimoine de l'humanité. La ville est bien occupée par les touristes français principalement,  la zone classée est quasi rutilante,  les maisons anciennes coloniales ou Lao sont bien (voir un peu trop) restaurées,  de même que les innombrables temples (une trentaine) qui sont éblouissants de couleurs, de doré. ..
Les gargottes au bord de l'eau sont d'un standing "nappe en tissu" bien différent des toiles cirées qui collent aux bras des rives de Pacsé et même les DAB sont relookés !



Ne boudons pas le plaisir, c'est quand même très beau,  très agréable de se promener dans des rues fleuries où tout a l'air de tenir debout :-)

Ici, comme ailleurs au Laos, tout va à un rythme tranquille, comme celui du Mekong que nous retrouvons un peu moins large et plus sinueux que dans le sud.

Alors, nous aussi, on prend notre temps pour voir la ville et ses innombrables temples, ses bouddhas en veux tu en voilà,



et le palais royal (il y avait un roi jusqu'en 1975) où on ne pouvait pas prendre de photos et qui pourtant nous a bien plu.  Très sobre, construit dans les années 20, mêlant tradition et modernité de l'époque et avec une seule excentricité : la déco des murs de la salle du trône, représentant la vie laotienne avec des centaines de petits personnages réalisés en mosaïques de verre chinois. ..

Un peu plus loin, dans les environs de la ville, la grotte aux centaines de Bouddhas,


les cascades et leurs ours, éléphants. ..




Les ours sont des ours "croissant de lune" qui vivent à l'état sauvage dans les montagnes. Ceux que nous avons vus sont dans un centre qui les recupere auprès des braconniers arrêtés. Ils sont soignés mais pour certains la remise en état sauvage n'est pas possible...alors, ils ont un grand espace dans la forêt qui leur est réservé. ..standing hamac :-)

Enfin, encore le Mekong sur lequel et sur les bords duquel toutes les facettes de la vie s'étalent et qu'on aime regarder au fil de l'eau dans un bateau : toujours les potagers sur les rives inclinées, les bateaux où on vit, la station service des bateaux, les bateaux ravitailleurs en sable et autres marchandises, les enfants qui jouent à la plage, les pêcheurs,  les bains shampooings de fin d'après midi, les lessives des moines...et des autres, les chercheurs d'or qui retournent les bancs de sables des îles de décembre à mars quand le fleuve est bas (le fleuve monte d'une bonne vingtaine de mètres en saison des pluies).




A propos des moines, qui sont des centaines dans cette ville, il y a tous les matins ce qu'on appelle l'aumône des moines. Ils sortent en silence et en file de leurs temples sur les coups de 5h du matin et parcourent les rues où les femmes du quartier sont installées assises sur les trottoirs et ont préparé du riz gluant de qualité et des fruits qu'eles distribuent aux moines qui passent en faire l'aumône. Cette tradition est malheureusement devenue très suivie et perturbée par les touristes qui ne respectent pas ce moment qui n'a rien de folklorique pour les Lao mais qui est très spectaculaire (les effets photographiques sont garantis avec tous ces moines en orange dans le matin très souvent brumeux). Donc, les habitants de la ville et les services touristiques commencent à demander aux touristes de les aider à respecter les moines et de ne pas participer aux débordements de certains touristes. Certains cherchent à tout pris à être pris en photo en train de déposer n'importe quoi à manger dans le petit sac d'un moine sans se soucier de savoir s'ils perturbent ou blessent la conviction de ce dernier...il paraît que c'est vraiment lamentable. Du coup, nous n'irons pas nous agglutiner le long de la rue principale. Vous ne verrez pas les moines de Luang Prabang.

Le touriste est vraiment exasperant parfois. Les Lao sont assez pudiques et sont très mal à l'aise si les corps nus s'affichent dans la rue. Normalement il faut garder les épaules couvertes et les jambes couvertes jusqu'au genou. Donc pas question de se balader torse nu ou encore moins en bikini. Gentiment, des pancartes le rappellent un peu partout et pourtant on n'arrête pas de voir des touristes irrespectueux :-(


A propos de vêtements,  les femmes lao portent à 80% une jupe portefeuille en coton et soie si elles veulent être plus chic...c'est la jupe traditionnelle des Lao Loum qui est portée majoritairement en ville et en campagne du sud au nord par les jeunes comme par les vieilles. Les hommes, au quotidien,  portent des pantalons occidentaux.



Allez, demain on se bouge même si on se trouve bien à Luang Prabang et nous remontons dans un bus pour reprendre la route défoncée pendant 7h et allez voir un mystère digne de celui de l'île de Pâques. ..qu'il paraît !

dimanche 14 décembre 2014

La page de Fab - 21 - Le foulard

Il aura fallu attendre d'avoir 51 ans et que je parte en tour du monde pour connaître et reconnaître la grande utilité d'un grand foulard en coton... je n'en avais jamais acheté ni porté et je crois bien que personne n'avait jamais pensé à m'en offrir, bizarre non ?

Je ne vous cache pas que quand des amis nous ont offert pour notre départ chacune le nôtre j'ai trouvé sur le coup que c'était une drôle d'idée.

Un truc inutile ai-je pensé, mais je l'ai quand-même embarqué car un cadeau ça ne se refuse pas et de toute façon c'est très léger.

Mais au fil du voyage j'ai découvert ses différentes utilisations :


  • S'essuyer des embruns sur un bateau
  • S' asseoir dessus pour ne pas salir son bermuda blanc
  • Le mettre autour de sa gorge quand il y a du vent, sur la tête quand il y a du soleil et qu'on a oublié son chapeau

  • S'en servir de nappe quand on pique nique sur une table pas très propre
  • Le caler entre sa tête et la fenêtre pour dormir 

  • L'utiliser pour envelopper les objets fragiles qu'on vient d'acheter
  • Se sécher avec quand on n'avait pas prévu de se baigner et qu'on n'a pas de serviette
  • Caler des objets dans la valise
  • S'en couvrir les épaules dans les bus ou les avions quand il y a trop de climatisation

  • Le mettre au fond du sac pour protéger l'objectif de l'appareil photo quand on a perdu le cache
  • En faire un coussin quand on fait la sieste sur un banc

  • En prendre un coin pour s'en servir de gant de toilette lors d'un long voyage et que les lingettes sont dans la valise dans la soute

Bref j'ai fait au moins une découverte dans ce TDM, il faut toujours avoir un petit foulard sur soi.

Merci Corine et Nicolas :-)






lundi 8 décembre 2014

Bonjour de la capitale

Vientiane du 6 au 9 dec

Capitale du Laos, Vientiane est une ville assez tranquille où en vrac on trouve :

des autels à offrandes à Bouddha devant chaque magasin,


quelques bâtiments assez jolis


beaucoup d'orchidées


des taxis tuk tuk de toutes les tailles


des drapeaux qui rappellent qu'on est en pays communiste


un arc de triomphe (si, si il paraît qu'il s'inspire de celui de Paris ^^)


des parties de pétanques sur l'heure du déjeuner,


des temples à quasi tous les coins de rue,


Être à Vientiane c'est aussi l'occasion d'aborder un sujet récurrent depuis que nous sommes au Laos, à savoir les mines antipersonnelles. En effet, il y a dans la capitale le Cope qui est un centre d'information sur les bombardements subis par le Laos et qui soutient les victimes d'explosions pour les aider à remarcher.

Pendant la deuxième guerre d'Indochine de 1964 à 1975, tout en étant un état neutre, le Laos a subi de la part des forces américaines,  une mission de bombardement toutes les 7 minutes pendant 10 ans. 3 millions de bombes ont été lancées sur le territoire soit plus qu'il n'y avait d'habitants. De fait,  le Laos est le pays qui a été le plus bombardé au monde si on rapporte les actions au nombre d'habitants. 
Les régions frontalières avec le Vietnam étaient principalement visées car les Vietnamiens du nord passaient par le Laos pour aller soutenir les résistants communistes du Sud Vietnam. 




Le gros problème,  près de 40 ans après c'est qu'il reste énormément de zones du pays bourrées de bombes rendant l'exploitation agricole impossible ou très dangereuse.  Quand nous avons fait la journée sur le plateau des Bolovens, j'avais pris en photo 2 posters de sensibilisation des enfants, affichés dans la maison qui nous accueillait à midi.



De même quand on se promène dans les campagnes et même sur des sites un peu touristiques,  il y a toujours des avertissements nous incitant à rester sur les chemins balisés qui, eux, ont été déminés.

Le Cope est vraiment un endroit à visiter à Vientiane,  très riche en documents vidéos et en objets, très interpellant sur les guerres secrètes,  parallèles aux guerres officielles.

A Vientiane on lit souvent qu'il n'y a pas grand chose à voir. OK ça ne vous tient pas en haleine des semaines mais la ville n'est pas désagréable. D'ailleurs il y a vraiment beaucoup d'expatriés français installés dans des restaurants, boulangeries (ah le croissant beurre et la baguette croustillante de la boulangerie Le Banneton !) ou pour des postes qualifiés dans le domaine médical, aéronautique. ..

Nous sommes allées voir le Bouddha Park créé en 1958 par un chaman-prêtre-yogi. Des statues mixant bouddhisme et indouisme,  bizarroïdes. ..

Avez vous vu où est Fab sur la photo de gauche ?

J'adore tous ces multi bras et ces positions alambiquées

Lui c'est mon préféré avec ses yeux en billes de loto

 Et voici la vedette du parc...

Puis nous voici reparties en tuktuk vers le Phra Tat Luang.
C'est le monument le plus connu du Laos et surtout le plus sacré car il paraît qu'il détient un cheveu de Buddha.
Il est ma foi assez imposant, tout peint de doré,  ça fait son effet.




Et enfin, mon préféré, le temple Wat Sisaket.
C'est le plus vieux temple de Vientiane (1819) et même s'il est en mauvais état (en cours de petites restaurations) il a beaucoup de charme. Un cloître tout en bois et vielles tuiles entoure la pagode qui contient de superbes fresques ayant malheureusement  vraiment besoin d'être restaurées. Les murs du cloître eux abritent des centaines de petites niches abritant des mini statues du Buddha. Il paraît qu'il y en aurait 6 400 en y ajoutant les plus grosses qui sont super jolies car représentant de façon très variées Buddha.





Voili,  voilou...pour les temples. On pourrait vous en faire des tonnes mais au bout d'un moment, ça peut gaver.

Alors, pour changer nous sommes allées à un cours de cuisine Lao.
Ça démarre au marché où on se fait expliquer tout plein d'herbes et légumes qu'on n'a pas retenus...en revanche on a compris qu'il y a de nombreuses variétés de riz et à chacune son usage.


Puis direction la maison de Nook, pour faire des  "chopchopchop" et "pumpumpum" les deux seuls bruits de la cuisine asiatique :-)
Tout passe par le découpage menu des légumes sur le billot et l'écrasement et malaxage énergique des ingredients dans un pilon.
c'était super intéressant et surtout excellent le tout sans un gramme de matière grasse ni de sucre !



Demain on repart en bus (de jour pour varier les plaisirs) vers Luang Prabang et paraît il que les nuits vont être très fraîches.

dimanche 7 décembre 2014

De l'arbre à la tasse

Plateau des Bolovens le 4 dec

On vous le disait dans le dernier article, aux 4000 îles nous avons rencontré Isabelle la quimperoise, Yannick le brestois et leur blondinette Maya née pour sa part en Thaïlande.

De fil en aiguille ils nous parlent du fait qu'ils travaillent depuis bientôt 4 ans dans une coopérative de producteurs de café bio et équitable sur le plateau des Bolovens et que le sur lendemain ils vont tester en vrai avec des touristes cobayes un tour d'une journée où les producteurs présenteront eux même leur métier,  les processus depuis l'arbre caféier jusqu'à la tasse de café.

Oh super ! On pourrait être cobaye ? Ah mais oui, comme ça vous serez un groupe de 4, parfait pour tester. Rendez vous est donc pris et nous voilà à 8h15 au bureau de la coopérative à Paske ce jeudi matin pour retrouver autour d'une tasse de café Isabelle et Yannick et Vilath qui sera le guide anglophone.


A peine parties, fumée sous le capot mais pas de problèmes,  on signale la voiture arrêtée avec du branchage sur la route, deux coups de fil et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire une nouvelle voiture arrive et c'est repartI avec le sourire !

On arrive sur une exploitation où toute la famille est à pied d'oeuvre pour cueillir les baies qu'on appelle ici des cherries.


Le producteur explique son travail qui l'occupe toute l'année même si en nov, déc et jan c'est la grosse saison, celle de la récolte.

Les caféiers sont essentiellement Arabica mais il y a aussi un peu de Robusta. Comme on est dans une culture bio depuis 2009, les caféiers sont protégés naturellement par des arbustes hauts qui s'intercalent entre les pieds de caféiers pour faire de l'ombre.

La récolte se fait en trois fois car le cahier des charges de la coopérative exige qu'on cueille exclusivement les baies rouges. Comme toutes ne mûrissent pas en même temps on repasse trois fois en 1 mois sur chaque pied pour obtenir la totalité de la récolte. 



Les producteurs d'un village emportent chaque soir la cueillette du jour à la station du village. Seule la cueillette du jour est acceptée. Chaque sac est pesé, versé dans un bassin d'eau pour filtrer les baies vides, vieilles, verrées et autres feuilles qui ont pu être ramassées par mégarde. Les baies qui sont correctes sont passées dans une machine qui les épluche et les grains obtenus sont alors mis dans un bassin d'eau fraîche pendant toute une nuit entre 12 et 18h maxi. Les peaux rouges sont récupérées et servent de compost.


Au matin, les grains, qui ont donc entamé un début de fermentation, sont lavés plusieurs fois jusqu'à ce qu'aucun élément annexe (caillou, feuilles, reste de pulpe) soit présent. C'est alors le moment d'étaler les grains sur des séchoirs au soleil pendant quelques jours jusqu'à ce qu'ils ne contiennent que 11% d'humidité.

Chacun a bien expliqué là encore son travail, simplement mais très clairement. Ils ont aussi expliqué que le fait de faire du café équitable bio et d'être certifié par plusieurs organismes leur permettait d'avoir un prix d'achat garanti de leur café (au delà du prix du marché) et de percevoir chaque année une prime qui était partagée entre chaque village. Au sein de chaque village les producteurs décident de son usage comme investir dans la machine à "éplucher" les cherries, acheter des bâches pour les séchoirs ou participer au fonctionnement de l'école du village.


C'est pas le tout mais l'heure du déjeuner était arrivée et nous avons été accueillies dans une famille. La maison est composée de 2 pièces et d'une grande terrasse. Une des pièces,  celle avec des tapis sert de pièce de vie et le soir on sort des petits matelas où toute la famille dort.

A côté c'est la cuisine avec son âtre de feu au sol. On mange assis par terre et on pioche dans tous les petits plats. C'était très bon et les femmes avaient fait attention à ne pas trop épicer (la cuisine "normale" peut vite devenir très très très brûlante pour l'oesophage et la bouche)


Le plateau des Bolovens est aussi (surtout ?) connu pour ses multiples cascades. Nous sommes allées après déjeuner voir l'une d'entre elles, très haute et au pied et au sommet de laquelle on peut se baigner. Le temps n'était pas très chaud, voir même très brumeux donc nous n'avons pas fait trempette.


Pendant ce temps les petits sacs verts de grains séchés sont arrivés à la Factory (une seule pour tous les villages de la coopérative). Sur chaque sac on note le nom de l'exploitation d'origine,  la date de début du processus, du poids avant et après séchage etc... nous avons été surprises de cette traçabilité totale de quasi chaque grain !

A l'arrivée des sacs, des échantillons sont prélevés,  analysés. Selon le cahier des charges du client final (par exemple Malongo est un gros client) les techniciens vont faire des mélanges de grains de plusieurs exploitations, passer le tout dans un tamis pour ne mettre en sac à l'exportation  que des grains de même calibre. Les grains partent non torréfiés.


Une partie de la production se dirige dans un autre bâtiment pour la vente sur le territoire du Laos. Deux fois par semaine il y a une séance de torréfaction. Sitôt grillés les grains sont mis en sachet.



Voilà vous en savez autant que nous :-)
Alors,  si vous achetez le café Laos de Malango vous saurez qu'il vient obligatoirement des producteurs que nous avons rencontrés.

Nous espérons vraiment que l'initiative de cette coopérative de proposer des visites va pouvoir trouver un écho auprès des touristes car c'est une journée très enrichissante à tous les points de vue.

Merci à Isa et Yannick de nous avoir offert cette opportunité,  on leur souhaite tout plein d'autres beaux projets :-)

Nous avons quitté le sud du Laos pour rejoindre la capitale, Vientiane,  à 11h de bus.
Alors nous avons renoué avec les bus de nuit, cela faisait longtemps ! Ici on les appelle bus VIP. ..un bien grand mot ! Pas de siège "business" qui s'allongent comme en Amérique du sud. Ici cela ressemble plutôt à un genre de wagon lit avec des couchettes exigues et pas très longues (l'horreur pour les grands dadais). Va donc savoir pourquoi, nous n'avons même pas pensé à prendre une photo !

On arrive à la gare mais notre bus ne part finalement pas car le chauffeur est resté faire une course de pirogue dans les 4000 îles. .. pas grave, il y a toujours d'autres cars prêts à vous accueillir même si du coup ils nous inspirent moins ^^ mais pas le choix !

Finalement, le trajet s'est bien déroulé et au petit matin, arrivée à Vientiane où nous constatons d'emblée qu'il y a beaucoup de français. ..

3 jours d'arrêt,  on vous raconte au prochain numéro !